Critique de film

Ghoulies

"Ghoulies"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1985
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Luca Bercovici
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h21
  • Budget : 1 million de dollars
  • Scénariste : Luca Bercovici, Jefery Levy
  • Musique : Richard Band, Shirley Walker
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Peter Liapis, Lisa Pelikan, Jack Nance, Damon Martin, Royal Dano
  • Récompenses : Aucune

A la mort de son père, Jonathan s'installe avec sa petite amie dans le manoir laissé en héritage. Il y découvre des ouvrages de sorcellerie, qui attisent sa curiosité, et se livre alors à d'étranges cérémonies. Au cours d'un de ces rituels, il voit surgir d'inquiétantes créatures, les Ghoulies, décidées à semer la terreur autour d'elles.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghoulies - Animaux en péril
Par : Damien Taymans




Jonathan s’installe avec sa fiancée Rebecca dans la demeure dont il vient d’hériter. Désireux d’en apprendre plus sur son paternel, le jeune homme décide de lâcher ses études et s’adonne à des rites de magie noire pour invoquer l’esprit de celui qui voulut jadis le sacrifier. Si dans un premier temps ses incantations ne lui amènent que quelques créatures (les fameux ghoulies) aussi répugnantes que serviles, la dépouille de son feu père ne tardera pas à revenir pour reprendre le rituel là où il s’était arrêté…

Après la réussite indéniable des Gremlins de Joe Dante, petites bêtes monstrueuses au pendant mignonnet (le fameux Gizmo) qui bercèrent les rêves éveillés de toute une génération de marmots amoureux de la fameuse peluche iroquoise au pelage blanc-crème, quelques tentatives cinématographiques tentèrent d’utiliser le concept pour imposer leurs monstres (à fourrure ou sans) sur le grand écran. S’ensuivirent alors les Critters, bêtes velues extraterrestres, les Munchies et autres Ghoulies. Ces derniers émanent de la boîte de production Empire, célébrissime société aux rênes tenues par Charles Band et son frère Albert qui livra nombre de séries B rapidement devenues cultes comme Re-Animator, Dolls et Troll. Les petites créatures pas vraiment identifiées comptent parmi les franchises les plus prolifiques (à l’instar des Puppet master) puisque la saga comprend en tout et pour tout quatre volets contant les aventures des petits monstres démoniaques.

Malgré un titre prometteur en nombreuses péripéties monstrueuses de la part de ces rats nains inertes, Ghoulies premier du nom se contente de très brèves apparitions des créatures, les reléguant au second plan au profit de la recherche du représentant paternel de Jonathan, un père qui ne débarque finalement que sur le tard pour verser dans la reprise clichesque des rituels obscurs et des célébrations démoniaques à caractère sacrificiel, entichée d’une confrontation inintéressante entre le fils et le père (amen), sorte de combat de coq entre deux détenteurs de pouvoirs suprêmement chiants. En guise de trame, le débutant Bercovici et son co-scénariste Jefery Levy tout aussi néophyte offrent une visite guidée très peu attrayante du manoir légué à Jonathan, faisant basculer la narration en un documentaire sur le quotidien difficile que vit le jeune homme dans cette grande bâtisse délabrée. De ses gesticulations dans la cuisine à ses cérémonies dans la cave, la caméra ne cesse de suivre le héros dans ses pérégrinations ménagères et dans ses découvertes démoniaques. Dès lors, quand apparaissent les monstres venus d’outre-tombe (dont deux nains casqués, récupérés dans le Fort du père Fourras !), la prise de conscience s’impose au sujet de ce film d’horreur qu’on avait au demeurant confondu avec un épisode de Madame est servie. D’autant que pour ajouter à l’inertie du métrage, les foutues bestioles ne sont pas fichues de se déplacer d’elles-mêmes (ou juste pour vous sauter à la gueule de temps en temps) et se contentent de sautiller mollement sur place en poussant des grognements primaires souvent risibles mais jamais terrifiants, à l’image de la totalité du métrage embourbé dans sa reprise indigeste des poncifs horrifiques habituels, symbole de l’inanité scénaristique des productions Band.

Censée être une variation horrifique des Gremlins avec en son cast des créatures lilliputiennes terrifiantes aux tendances légèrement assassines, l’œuvre de Bercovici n’est rien d’autre qu’une imposture qui se satisfait de son utilisation largement exploitée des cérémonies sataniques sur fond de conflits familiaux.


Oeuvres liées :

Ghoulies 2 (1987)
Ghoulies 3 : Ghoulies Go to College (1991)
Ghoulies 4 (1994)

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