Critique de film

Insidious

"Insidious"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : James Wan
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h42
  • Scénariste : Leigh Whannell
  • Musique : Joseph Bishara
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey, Angus Sampson, Ty Simpkins, Andrew Astor, J. LaRose, Derick Alexander, Arielle Brachfeld, Josh Feldman
  • Récompenses : --

Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l'aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l'âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l'oeuvre de forces maléfiques voulant s'emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s'aventurer dans l'au-delà...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Insidious - Paranormal poltergeists activity
Par : Samuel Tubez

Les créateurs de Saw reviennent avec ce qui est d’ores et déjà considéré comme le film le plus rentable de 2011. Avec son budget de seulement 1,5 million de dollars, Insidious a déjà remporté une jolie mise au box-office américain. Une belle réussite pour ce film de hantise à l’ancienne qui pourrait bien être à l’origine d’une nouvelle franchise juteuse…

Les Lambert, une jolie petite famille composée de Josh, son épouse ainsi que leurs trois enfants, viennent à peine d’emménager dans leur nouvelle maison afin d’entamer un nouveau départ qu’un malheur les touche de la façon la plus pernicieuse qui soit. En effet, leur fils l’aîné se retrouve dans un coma inexpliqué qui cache en réalité un phénomène de possession des plus dangereux. L’esprit de ce dernier est en effet perdu dans une dimension astrale, ce qui a libéré des forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe charnelle. Avec l’aide d’une médium et de son équipe, son père Josh va devoir à son tour s’aventurer dans l’au-delà afin de le faire revenir dans le monde des vivants…

Bien que votre serviteur se soit protégé de toute information relative à l’histoire du film (aucun résumé ni bande-annonce ne fut visionnée, juré-craché !), il n’a jamais été surpris par le déroulement de cet Insidious majoritairement (et étonnamment) encensé par la presse spécialisée. Bourré d’effets et de lieux communs déjà vus maintes fois ailleurs, le film de James Wan ne possède strictement aucune bonne surprise au niveau de son script (même la pseudo-révélation du pouvoir héréditaire transmis par le père se voit venir à des kilomètres). Par contre, des mauvaises surprises, il y en a un paquet. S’il part de la bonne intention de renouer avec le film de frousse à l’ancienne (Poltergeist et L’emprise en tête, la présence de Barbara Hershey au casting n’étant pas innocente), Insidious ne fait qu’entasser les clichés. Au programme : des portes qui claquent, des livres qui changent d’emplacement, un babyphone qui émet d’étranges sons, des fantômes enfarinés (joli maquillage de Carnaval !), un démon ridicule arborant un faciès inspiré de Darth Maul, une vieille médium accompagnée de son duo d’assistants, etc. etc. Même si James Wan fait preuve d’un certain talent pour instaurer une atmosphère anxiogène dans les 45 premières minutes de son métrage, et qu’il s’amuse à dissimuler dans les moindres recoins de ses plans des éléments paranormaux faisant ainsi pleinement participer le spectateur à son « train fantôme », les connaisseurs risquent néanmoins de s’ennuyer très rapidement devant les jumps scares et autres apparitions convenues qui parsèment le film. Heureusement le casting, et plus particulièrement Patrick Wilson (Hard candy, Watchmen) et Rose Byrne (X-Men first class) sont plutôt investis dans leurs rôles respectifs, ce qui maintient l’intérêt du spectateur jusqu’au générique final. Ca en fait au moins deux qui croient aux fantômes !

A moins d’être parfaitement novice en la matière, Insidious ne risque pas de surprendre les amateurs de poltergeists et autres manifestations paranormales au ciné. Ni aussi traumatisant que les modèles dont il s’inspire (Poltergeist et L’emprise en tête) ni même fun comme l’était Drag me to Hell, Insidious empile les lieux communs et ose la rupture de ton dans une seconde partie qui laisse définitivement la trouille sur la touche au profit d’un ton davantage grand-guignolesque frisant le ridicule. Même pas peur !


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