Critique de film

Jigsaw

"Jigsaw"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Canada
  • Durée : 1h32
  • Musique : Charlie Clouser
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Après une série de meurtres qui ressemblent étrangement à ceux de Jigsaw, le tueur au puzzle, la police se lance à la poursuite d'un homme mort depuis plus de dix ans. Un nouveau jeu vient de commencer... John Kramer est-il revenu d'entre les morts pour rappeler au monde qu'il faut sans cesse célébrer la vie, ou bien s'agit-il d'un piège tendu par un assassin qui poursuit d'autres ambitions ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jigsaw - Ca va couper ?
Par : Damien Taymans

Il a reviendu, le saligaud ! On le pensait définitivement enterré et pourtant, le psychopathe John Kramer aka le Tueur au Puzzle a encore réussi à s’extirper de son caveau pour faire souffrir une poignée d’innocents. Et il a composé un nouveau casse-tête : quelques pauvres hères se retrouvent enchaînés et sont contraints d’expier leurs péchés sans quoi ils vont se faire dessouder en moins de deux. En parallèle, le récit suit l’enquête de policiers patauds et de deux légistes un brin fascinés par les exactions du serial killer.

Toute personne ayant suivi, même d’un œil distrait, quelques épisodes de la franchise (qui compte d’ores et déjà huit volets) vous le dira : quand plusieurs tableaux sont suivis simultanément, ça sent la chute vertigineuse à plein nez, une de ces légendaires incartades shyamalanesques des créateurs de la saga qui ont cru bon de reprendre le modus operandi du film originel. La formule déclinée par les tandems Wan-Whannell (de Saw à Saw III) et Melton-Dunstan (de Saw IV à Saw 3D) n’évolue quasi pas d’un iota sous la plume de Stolberg et Goldfinger (on repassera pour la constitution des doigts) : des victimes pas innocentes s’apprêtent à mourir dans d’atroces souffrances tandis que la police piétine royalement dans la semoule avant que le rideau final ne révèle la supercherie prétendument ingénieuse mise au point par les scénaristes pour renverser le spectateur dans son fauteuil.

Rien de nouveau sous le soleil donc pour cet ultime (?) torture-porn à la scie lourde ? Détrompez-vous ! Jigsaw, placé dans les mimines de deux honnêtes artisans du bis comme les frères Spierig (Undead, Daybreakers, Prédestination), conserve sa fausse complexité narrative mais se voit expurgé de ce qui faisait le sel de la saga, à savoir les exécutions graphiques à grands renforts de démembrements, d’os qui craquent et de raisiné qui se déverse. Out l’aspect craspec et poisseux, les détails anatomiques grossis à la loupe et les pièges savoureusement alambiqués aptes à faire tourner de l’œil le plus endurci des bourreaux. Jigsaw se pose comme le plus sage des rejetons de la franchise en proposant des souffrances hors champ, un comble pour une production qui a remporté ses galons en déversant des galions de sang.

Toujours aussi crétin mais exsangue en terme de cruauté, Jigsaw pourrait presque passer pour un bâtard dans l’esprit de la franchise. Même pas générique (comme pouvaient l’être les épisodes 4 et 5), ce placebo sans saveur est une bouillie aseptisée, dépourvue de la moindre originalité.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage