Critique de film

Jumanji: Bienvenue dans la jungle

"Jumanji: Welcome to the Jungle"
affiche du film
  • Genre : Aventures, Fantastique
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h59
  • Musique : Henry Jackman
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous… Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jumanji : Welcome to the Jungle - Bien joué ?
Par : Seb Brunclair

Film adulé par toute une génération de cinéphiles, malgré de nombreux défauts et un aspect visuel passant mal l’épreuve du temps, Jumanji se devait tôt ou tard de faire l’objet d’un revival au sein du flot incessant de remakes/suites/reboots dont nous abreuve Hollywood. C’est désormais chose faite avec ce Jumanji : Welcome to the Jungle, dans laquelle l’humour du regretté Robin Williams laisse place aux muscles de Dwayne "The Rock" Johnson et le sex appeal de Karen Gillan, laissant craindre le pire quant au respect de l’œuvre originelle. Game Over ?

Si cet opus démarre exactement où le film de Joe Johnston s’achevait, histoire de faire plaisir aux fans de longue date, c’est pour mieux s’en éloigner : adieu le jeu de société, bonjour au jeu vidéo ! Plutôt que de déchaîner les forces contenues dans la boîte mystérieuse de Jumanji dans le monde réel, c’est désormais au sein même du jeu que sont aspirés les protagonistes, une bande d’adolescents paumés répondant chacun à un archétype cliché au possible (la fille populaire, le sportif, le geek et la timide). C’est là qu’intervient la seule bonne trouvaille du scénario : au sein du dangereux monde de Jumanji, la petite bande prend les traits d’avatars, eux aussi stéréotypés, à mille lieues de leur personnalité réelle. La fille superficielle accro aux selfies se retrouve dans le corps d’un chercheur obèse et barbu (Jack Black), le geek peureux dans les bottes de ce colosse qu’est The Rock, la timide élève studieuse épouse les traits d’une Karen Gillan hyper sexualisée tandis que le sportif imposant doit se coltiner la frêle carrure de Kevin Hart.

L’occasion pour le casting, qui fait preuve d’une belle alchimie, de jouer au contre-emploi jouissif (si l’on excepte Kevin Hart, toujours aussi cabotin), la palme revenant à Jack Black, qui joue avec joie les adolescentes capricieuses et retrouve ici la puissance comique qu’il semblait perdre de film en film. Le réalisateur et ses scénaristes se reposent sans vergogne sur la qualité de leur distribution et en oublient ce qui faisait de Jumanji un film ayant su marquer son époque : si l’on excepte l’astuce de scénario plutôt bien utilisée, on est ici en plein blockbuster standardisé sans aucune audace, formaté pour plaire au plus grand monde sans tenter la moindre prise de risque.

En ce sens, c’est réussi : on se surprend à ne jamais vraiment s’ennuyer dans ce Jumanji : Welcome to the Jungle, tant le tout s’efforce de suivre le parfait cahier des charges du divertissement type. Une excuse pas plus mauvaise qu’une autre pour s’enfiler son paquet de pop corn, ni plus, ni moins. Les fans de l’original en seront pour leurs frais, et ce ne sont pas les clins d’œil très patauds leur étant destinés qui leur permettront d’avaler la pilule : Welcome to the Jungle est un blockbuster honnête, mais n’a de Jumanji que le nom et le potentiel commercial ; sans cette filiation, nul doute que le film de Jake Kasdan ne pourrait prétendre au succès colossal qui est le sien. Bien joué, Sony.

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