Critique de film

Kill Ben Lyk

"Kill Ben Lyk"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Thriller
  • Année de production : 2018
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Angleterre, France
  • Durée : 1h20
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

En l'espace de 24 heures, 3 hommes se font tuer à Londres, ils s'appelaient tous Ben Lyk. Scotland Yard décide, pour les protéger, de réunir les 8 Ben Lyk londoniens survivants dans une maison sous surveillance policière, le temps de comprendre qui en a après eux et pourquoi ? Mais les Ben Lyk continuent de se faire tuer un par un de manière toujours plus inattendue. Est ce que Ben Lyk serait en train de devenir le nom le plus dangereux depuis Sarah Connor ? Et vous, que feriez vous si votre homonyme se faisait tuer dans votre ville ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Kill Ben Lyk - What’s your name ?
Par : Damien Taymans


Quelle étrange programmation de la part des organisateurs du BIFFF... Kill Ben Lyk, comédie policière british, se retrouvait dans le ventre mou de la nuit du festival, coincé entre le très sympathique et jusqu’au-boutiste Finale et l’imbuvable I Am Toxic. En somme, il s’agissait plutôt d’un plat de résistance après la copieuse entrée servie par les poupées nazies de Puppet Master : The Littlest Reich, histoire de se repaître totalement avant l’indigestion promise par la bouse argentine de fin de nuit. Petite production indépendante, Kill Ben Lyk est un high concept poussé jusqu’à son apogée, une blague de potache torchée entre potes au coin d’un zinc et, finalement, porté à l’écran avec brio par un curieux trio composé de British frenchies qui ont œuvré sur quelques formats courts dans l’Hexagone : Erwan Marinopoulos a scénarisé les capsules de La chanson du dimanche quand ses acolytes Jean-Christophe Establet et Oliver Maltman ont respectivement torché un script pour Sous le soleil (si, si !) et incarné des tonnes de personnalités dans la série télévisuelle Star Stories (entre autres David Beckham ou Kojak).

Produit par un Français et tournée à Londres, Kill Ben Lyk est l’une des premières fournitures de cette association de malfaiteurs franco-britanniques désireux, à l’instar d’un Blumhouse, de développer des petites prods aux concepts bandulatoires capables de se tailler une place dans les multiplexes. Cet exercice délicat se base ici sur une version de Cluedo où tous les personnages porteraient le même patronyme. Ces Mme Pervenche, ce sont les Ben Lyk qui se font zigouiller les uns après les autres sans que personne ne puisse expliquer cette coïncidence. Et certainement pas Ben Lyk, youtubeur sans talent et sans fans, qui commence à flipper sévère dès qu’il comprend que son nom pourrait le faire passer de vie à trépas. Pas plus avancés, les tenanciers de Scotland Yard réunissent tous les homonymes survivants dans un même lieu afin de garantir leur sécurité... ou pas.

Kill Ben Lyk dépasse cette brillante idée scénaristique pour composer une comédie rythmée avec justesse et ciselée avec délicatesse. La tête-à-claques (Eugene Simon, le Lancel Lannister de Game of Thrones) de service capitalise l’essentiel des gags, notamment dans son incapacité à résister aux charmes de la délicieuse Simone Ashley ou dans son manque de virilité face à des situations qui réclament davantage de poigne. Branque et bras cassé, le héros provoque l’hilarité par ses nombreuses maladresses et sa naïveté quand ses comparses affublés du même nom tentent de confondre le meurtrier qui se serait invité dans les lieux.

On retrouve dans Kill Ben Lyk une atmosphère proche des créations de Guy Ritchie, de Shane Black (Kiss Kiss Bang Bang en tête de gondole) voire un soupçon de Petits meurtres entre amis, le tout ramassé sur une heure et quart environ pour un condensé maouss d’humour british et de rebondissements grotesques.


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