Critique de film

Killing God

"Matar a Dios"
affiche du film
  • Genre : Comédie
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Espagne
  • Durée : 1h35
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Un sans-abri s’invite chez une famille pour le réveillon de Noël. La nuit prend un drôle de tournant lorsque l’homme, qui prétend être Dieu, explique à ses hôtes que la fin du monde est proche...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Killing God - Dieu existe, je l’ai rencontré
Par : Damien Taymans


La Saint-Sylvestre constitue pour bien des gens l’apothéose d’une année morose. L’avènement de l’an neuf provoque une série d’espoirs et entraîne de facto un lot de résolutions qui mourront dans le courant du premier mois. Mais, surtout, c’est l’occasion de déboucher le champagne et de s’adonner à toutes les outrances. Enfin, pour certains olibrius, parce que certains agneaux de Dieu sont à ce point égarés en cette fête païenne qu’ils optent pour la formule "réunion familiale insipide" comme ces pauvres hères qui se retrouvent à quatre dans une bicoque louée pour l’occasion afin de déguster une tortilla spéciale Nouvel An. Leurs projets tombent à l’eau sitôt qu’apparaît Dieu, le vilain barbu qui leur impose de choisir les deux chanceux qui resteront seuls sur Terre après une Apocalypse imminente...

Lauréat du prix du public du défunt festival de Sitgès, Killing God (Matar a Dios en version originale) est l’archétype même de tout ce que le cinéma ibérique a à offrir depuis quelques années en matière de cinéma fantastique. Héritiers d’Alex de la Iglesia et consorts, Caye Casas et Albert Pintó pour leur premier long-métrage utilisent les mêmes rouages que leurs illustres compatriotes, à savoir une intrigue filiforme et une équipée de personnages absolument truculents s’écharpant à coups de répliques finement ciselées oscillant de l’humour le plus noir au non-sens le plus total. Le récit famélique ne s’encombre d’aucun rebondissement, les réalisateurs-scénaristes sont bien trop occupés à mettre en lumière leurs acteurs et à cultiver l’effet comique à tout prix, quitte à emprunter au registre du burlesque.

En résulte une pièce de théâtre filmée excessivement bavarde à l’image de Mi Gran Noche et El Bar qui capitalise sur ses trognes (Eduardo Antuna vu dans Mes chers voisins, Itziar Castro vu dans Rec 3 ou encore Boris Ruiz (Les Yeux de Julia, La Secte sans nom) mais néglige considérablement l’argument de départ de son intrigue.


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