Critique de film

La Malédiction Winchester

"Winchester"
affiche du film

Proche de San Francisco se situe la maison la plus hantée au monde : construite par Sarah Winchester, riche héritière de l’entreprise d’armes Winchester, elle est en perpétuelle construction et contient des centaines de pièces. Sarah y construit une prison, un asile pour les centaines d’esprits vengeurs tués par ses armes, et le plus terrifiant d’entre eux veut en découdre avec sa famille… Titre original

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Malédiction Winchester - Maison en T
Par : Damien Taymans

Retour aux affaires pour les frangins australiens Spierig après une clôture (potentielle) de la saga Saw de sinistre mémoire. La Malédiction Winchester était l’occasion pour les frères de revenir aux sources du genre qu’ils affectionnent et d’inclure dans leur ménagerie une nouvelle créature fantastique. Après les vampires de Daybreakers, les morts-vivants de Undead et les maniaques des pièges dans Jigsaw, les Aussies s’attachent à une foultitude de spectres dans une maison hantée totalement singulière. À l’image de la demeure de Rose Red se construisant seule au gré de ses propres velléités architecturales, la maison Winchester, dans laquelle est convié le psychiatre Price pour un diagnostic sur la proprio, est une de ces éblouissantes bâtisses aux dimensions vertigineuses.

C’est que le scénario du film s’inspire d’une légende du folklore ricain selon laquelle Sarah Lockwood (ici campée par Helen Mirren) aurait fait agrandir sa maison 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour y accueillir les âmes de toutes les personnes mortes à cause d’une Winchester, le tout pour un colossal paquet de pognon généré par la fructueuse entreprise. Le script-prétexte permet donc au spectateur de se payer une visite dans la somptueuse maison hantée dont hélas les Spierig n’exploitent pas les moindres recoins. Préférant se concentrer sur leur tandem de personnages (le psy et sa patiente), ils délaissent une chasse aux fantômes qui aurait pu s’avérer dantesque, à la manière de House on the Haunted Hill.

Un peu chiche en effets et en rebondissements, La Malédiction Winchester parvient cependant à instiller une certaine ambiance soutenue par l’interprétation impeccable du duo d’acteurs plutôt investis dans la peau de leur personnage. En guise de flippe, on se tournera davantage sur la formidable série Haunting of Hill House même s’il faut confesser que cette création des Spierig s’avère tout à fait recommandable.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage