Critique de film

Nuit déchirée (La)

"Sleepwalkers"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Monstres
  • Année de production : 1992
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mick Garris
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Stephen King (roman)
  • Musique : Nicholas Pike
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Brian Krause, Mädchen Amick, Alice Krige, Jim Haynie, Cindy Pickett, Ron Perlman, Lyman Ward, Dan Martin, Glenn Shadix, Cynthia Garris, Monty Bane, John Landis
  • Récompenses : Prix de la Meilleure actrice (Alice Krige), du Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario au Fantafestival en 1992

Imaginez... Une maison isolée, des centaines de chats dans le jardin, semblant monter la garde. Approchez-vous de la maison : à l'intérieur, un couple, d'une beauté saisissante, danse. Fascinés, regardez-les évoluer : ce ne sont pas des amants, c'est la mère et le fils ! Eloignez-vous de ce couple maudit, condamné à l'errance, se transformant la nuit en de terribles félidés, à la recherche de jeunes vierges dont ils se repaissent...

Les critiques à propos de ce film

Critique de La nuit déchirée - La nuit, tous les chats sont gris
Par : Chroniqueurs




Par Dante

Mick Garris, réalisateur plus ou moins inspiré reste un grand adaptateur de Stephen King pour le meilleur mais souvent pour le pire. Mais comment faire l’impasse sur cet homme qui a initié la série Masters of horror et reste quand même un réalisateur sincère et honnête de bonne série B qui s’assume.

Eh oui, La nuit déchirée n’a rien d’un grand film, ce n’est pas non plus un chef-d’œuvre du cinéma de genre et encore moins un film fondamental. Simpliste à l’extrême, avec un budget limité, des effets spéciaux hérités de la télé, tout comme les acteurs (Brian Krause vu dans Charmed, oui et alors ?), des personnages plus caricaturaux les uns que les autres, des dialogues de seconde zone. Mais damned ! Pourquoi donc regarder ce qui semble être le nanar de l’année ? Parce que contrairement à un navet de base, il faut dire que Garris sait en faire de beaux, La nuit déchirée évite l’écueil fatal par un second degré assumé.

Jamais sérieux, jamais profond, La nuit déchirée ne cherche pas à se vendre comme autre chose qu’un film d’horreur lambda destiné à l’exploitation télévisuelle. Malgré une bande son très réussie, des guest stars aussi prestigieuses que Tobe Hooper, Stephen King, Joe Dante, John Landis ou encore Mark Hamill, le film reste ce qu’il est, une série B bien fun pour samedi soirs alcoolisés.

Porté par des acteurs pas vraiment inspirés, hormis l’excellent Ron Perlman qui balade sa gueule avec nonchalance (dommage qu’il soit aussi rare), Garris n’arrive pas à vous faire croire une seconde à son histoire de « fénidés », sortes de loups garous magiciens qui ont peur des chats (je sais le script en lui-même fait peur). Mais quand on voit des maîtres du genre se balader à l’écran, quand ça gicle de tous les côtés et qu’on ne lésine jamais sur le côté gore, quand on se permet toutes les envolées même les plus ridicules et si on assume son mauvais goût et la médiocrité de son film, immédiatement le film prend une autre allure. Et franchement, on n’en attend pas plus.

Au final, une heure et demie de franche rigolade, à se regarder un samedi soir pluvieux avec des potes, une série B qui est maintenant en voie d’extinction dont le seul défaut est la nostalgie qu’elle nous inspire de l’époque où la pire pellicule d’horreur sanguinolente était sincère et honnête envers son public. Rien que pour ça, il faut voir ou revoir cette petite perle.


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