Critique de film

Lesbian vampire killers

"Lesbian vampire killers"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, Comédie
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Phil Claydon
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h28
  • Scénariste : Paul Hupfield, Stewart Williams
  • Musique : Debbie Wiseman
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Paul McGann, James Corden, Mathew Horne, MyAnna Buring, Silvia Colloca
  • Récompenses : Aucune

Deux loosers. Un village maudit. Un minibus rempli dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Lesbian vampire killers - Drôle mais pas trop
Par : Ursula Von Trash

Les britanniques prouvent depuis quelques années, qu’ils savent faire du drôle avec du vieux. Les zombies recyclés dans Shaun of the Dead, le survival trash dans Severance et aujourd’hui (enfin en juillet sauf si la date de sortie est encore repoussée) Lesbian Vampire Killers. Dans la plus pure tradition seventies (Vampyros Lesbos ou Vampyres), le réal Phil Claydon dégage l’éternel vampire testostéroné pour le remplacer par des bombes anatomiques suceuses de sang. Des geeks, des jolies filles, du sang et de l’humour, c’est parti.

Il était une fois, deux amis, loosers patentés. L’un, Fletch, vient de se faire virer de son boulot de clown (il a mordu un enfant) et l’autre, Jimmy, de se faire larguer (pour la quarante quatrième fois) par sa copine, absolument détestable. Ayant besoin de réfléchir, ils se retrouvent fatalement au pub (qui n’est pas sans faire penser au Winchester de Shaun) où, après moult bières et un concours de fléchettes, le hasard décide du lieu de leurs vacances. Loin de la Transylvanie, la villégiature sera Cragwich, un trou paumé de l’Angleterre profonde. Sacs sur le dos et bibines à la main, ils arrivent enfin dans le lieu dit, qu’ils soupçonnent vide. Stupéfaction. Un van Volkswagen (très Scoubidou) est garé devant l’unique pub (les débits de boissons comme fil rouge). Sur le morceau Woman de Wolfmother, déboule alors un quatuor ultra racé. Mini jupes, balconnets, chevelures de lionnes (le spectateur mâle sera ravi), quatre étudiantes viennent perturber nos geeks. Le van chargé de sa cargaison dynamique démarre, laissant Fletch et Jimmy pantelants. Une visite au pub (ambiance délétère façon le Loup-garou de Londres), leur apprend que les demoiselles se dirigent vers un cottage en pleine forêt pour passer la nuit. Quelques péripéties plus tard, les geeks et les bombasses se retrouvent à partager le cottage. Bières, musique, lascivité (car évidemment les donzelles trouvent les loosers à leur goût), mais minuit approche et avec lui la malédiction : les vierges de Cragwich (et elles sont nombreuses, en même temps avec qui pourraient-elles bien coïter dans ce bled ?) ont les dents qui poussent, le désir saphique qui se réveille et l’appétit qui s’ouvre. La nuit va être longue.

Lesbian Vampire Killers se veut une comédie horrifique. Soyons clair, c’est amusant mais pas à hurler de rire. James Corden et Mathew Horne (Fletch et Jimmy), connus du public anglais pour la série Gavin et Stacey, font le boulot, même si dans le genre duo (un gros un peu dégueulasse et un gentil naïf), Shaun of the Dead, étant passé par là, ils ne font pas le poids. Les séances londoniennes au pub, par le montage syncopé et les chutes abruptes, font toutefois ricaner. Malheureusement, des blagues pas subtiles (tendance American Pie) viennent encombrer des scènes qui auraient pu allier érotisme et horreur (ainsi une bimbo vampire dénudée mise à mort sous une douche d’eau bénite dont il ne restera que les seins en silicone). L’humour anglais est-il soluble dans la régression à l’américaine ? Oui, plus que soluble, il y disparaît. Plus de « fuck » que de « bloody ». Plus de gags que de finesse. La causticité anglaise prend l’eau et c’est dommage. Côté horreur, des séquences vampiriques de ces lesbiennes diaphanes, flottant dans les airs (syndrome Van Helsing) se dégagent une certaine poésie, proche de l’esthétique du Bram Stocker’s Dracula de Coppola. Mais les trouvailles visuelles sont rares. Le rythme loin d’être haletant. Le scénario faiblard. Et l’horreur finalement abandonnée en cours de route. Reste un final bien fun avec un étrange loup-garou (en espérant qu’il ne servira pas de pitch pour la suite des aventures des « tueurs »).

Pas de peur, pas de sursaut et quelques éclats de rire, maigre compensation pour le spectateur venu s’encanailler dans une salle obscure. Comédie moyennement horrifique, Lesbian Vampire Killers se regarde avec un gros paquet de pop-corn, sans attendre autre chose qu’un gentil divertissement.


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