Critique de film

Little Monsters

"Little Monsters"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur
  • Année de production : 2019
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Australie, Angleterre, USA
  • Durée : 1h34
  • Musique : Piers Burbrook de Vere
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Dave accepte de partir en voyage scolaire avec son neveu pour draguer sa maîtresse, Miss Caroline. Ses plans sont contrariés par la présence de la star des enfants, Teddy McGiggle. Mais ce n'est rien comparé à l'apocalypse zombie qui les attend. Dave et Miss Caroline doivent protéger les enfants.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Little Monsters - Le plus beau métier du monde
Par : Damien Taymans


L’intérêt pour les morts-vivants n’a pas vraiment décru dans le cinéma de genre. Replacé sur le trône des créatures par un certain 28 jours plus tard, le zombie traîne depuis la patte dans une kyrielle de productions ricaines, européennes et asiatiques avec plus ou moins d’entrain et d’inventivité. C’est que depuis, le phénomène a été phagocyté par le monde des comics (Walking Dead) et des séries (Santa Clarita Diet), ce qui réduit considérablement le champ d’action des créateurs désireux d’exploiter le filon. Dès lors, la zombédie s’est développée en marge du cinéma horrifique pour prendre à rebrousse-poils la tendance zombiesque et utiliser le potentiel de ce monstre aux guiboles flageolantes en l’opposant à des bras cassés (Shaun of the Dead en tête de gondole) ou en optant pour des zombies au look improbable (Dead Snow, Black Sheep).

Little Monsters choisit la première option en invitant une horde de créatures affamées dans un parc d’enfants jouxtant une base militaire dans laquelle se déroulent des expériences douteuses. Bien plus que ce lieu inédit, c’est davantage le personnage central qui fait le sel de la présente production : Miss Caroline, pétillante institutrice aux tenues colorées et ukuléliste amateure, a pour mission de protéger ses ouailles dans la jungle du parc pour enfants et révèle une pugnacité inouïe pour parvenir à son objectif. D’autant que la maîtresse est flanquée d’un boulet qui souhaiterait qu’elle devienne la sienne et d’un autre lourdaud, animateur d’un show pour mioches télévisuel en Australie, plus branché par le bonheur des mamans que de leur progéniture. Si ces side-kicks obtiennent chacun leur part du gâteau (surtout Alexander England dans une première partie de métrage riche en situations loufoques et en répliques savoureuses), la sublime Lupita Nyong’o (également à l’affiche de Us) bouffe littéralement l’écran dans le rôle de cette instit minouche dont la férocité s’accroît à mesure que la situation devient plus tendue et son ingéniosité à cacher aux enfants la tragédie qui les entoure, façon La Vie est belle.

Malgré un ventre mou assez convenu dans son deuxième tiers (nécessaire notamment à introduire les fameux zombies dans le tableau), Little Monsters se pose comme une zombédie très inspirée nantie de gags plutôt réussis et novateurs alternant le comique de répétition (les coups fourrés de Teddy McGiggle, la chanson des gros mots) et des trouvailles visuelles (ce plan aérien avant le final). Une belle réussite qui donnerait presque envie de claquer des mains en écoutant du Taylor Swift, c’est dire...

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage