Critique de film

Maléfique

"Maleficent"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2014
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Robert Stromberg
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Budget : 200 000 000 dollars
  • Musique : James Newton Howard
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Maléfique est une belle jeune femme au coeur pur qui mène une vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son coeur pur en un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Maléfique - Maléfiquement vôtre
Par : Roxane de Quirini

Maléfique : n.c. Qui a une influence malfaisante.

Et là ce film remplit son contrat. Il a probablement eu une influence malfaisante sur le monde cinématographique et sur les adaptations des contes de Charles Perrault également.
Le défi qui fut lancé à Robert Stromberg avait pour seul but d’humaniser la méchante reine du conte tant de fois raconté « La Belle au Bois Dormant ». Le nom de Stromberg ne vous dit peut être rien, mais il évolue depuis quelques années dans des univers très proches de l’œuvre qu’il nous montre aujourd’hui. Chef décorateur sur des films comme Alice au Pays des Merveilles, Le Monde Fantastique d’Oz ou encore Avatar, l’influence qu’il tire de ces expériences s’avère immanquable. Les lumières organiques rappellent sans conteste certaines scènes de l’œuvre de Cameron tandis que le monde imaginaire, coloré et peuplé d’êtres magiques fait écho à ceux de Tim Burton et de Sam Raimi.

Campé par une Angelina Jolie maigre à faire peur, Maléfique trouve ici son coté humain. Loin de la reine sans cœur que nous offrait Disney en 1959, elle paraît par moment généreuse voire charitable. La méchanceté est donc transposée à un autre personnage redistribuant ainsi les cartes de ce monde manichéen dont se délecte si souvent le Studio Disney. Sharlto Copley endosse donc le rôle du vilain de façon peu convaincante et, essayant de donner de la texture à son personnage, il finit par cabotiner lamentablement. Elle Fanning vient, elle, donner un visage à la gentillesse et à la bonté incarnée, Aurore, et elle le fait de façon plutôt plate. Ni bonne, ni mauvaise, elle n’arrive pas à donner de l’ampleur à son personnage que le public aura tôt fait d’oublier, préférant la prestation d’Angelina Jolie qui, il faut bien l’avouer, reste appréciable.

Les images sont superbes si on apprécie les artifices que proposent les technologies à écran vert. Celles-ci donnent parfois une dimension encore plus lourde aux scènes kitsch dont Disney a le secret. On regrettera d’ailleurs le manque de réalisme de certaines de ces séquences, cela s’ajoutant au déroulement très prévisible de l’histoire et à un coté fleur bleue dérangeant, voire vomitif.

Au final, Maléfique n’arrive pas à trouver sa place. Par moment trop sombre pour un jeune public et à d’autres beaucoup trop enfantin pour une audience adulte. Peut-être le film ne cible-t-il que les adolescentes boutonneuses et peu avenantes qui, la larme à l’œil, rêvent encore au prince charmant ?


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage