Critique de film

Man Divided

"QEDA"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Danemark, Suède, Finlande
  • Durée : 1h27
  • Musique : Vladislav Delay, Jonas Struck
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

2095. Le monde est ravagé par un désastre écologique. Le niveau des océans est monté et il n’y a plus d’eau potable. Fang Rung a subi une fission moléculaire pour envoyer son autre Moi, dont le nom de code est Gordon Thomas, dans le passé, en 2017. Gordon part à la recherche de la scientifique Mona Lindkvist dont les recherches révolutionnaires furent perdues avant de pouvoir sauver la planète. Quand Fang Rung perd contact avec Gordon, il n’a pas d’autre choix que de partir lui également en 2017 et de retrouver son clone avant que l’équilibre de l’univers ne soit irrémédiablement compromis.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Man Divided - QUEDAu, QUEDAu !
Par : Seb Brunclair


En 2095, l’eau potable est quasiment aux abonnées absentes suite à une catastrophe écologique visiblement irrémédiable. "Visiblement", car, dans l’ombre, Fang Rung tente de résoudre le souci de la manière la plus élémentaire qui soit : en envoyant un double de lui-même à travers le temps. Son but : mettre la main sur des recherches permettant d’anticiper la crise et sauver le monde. Rien que ça. Rien de bien compliqué dans les faits non ? Mais un jour, Fang Rung ne reçoit plus aucune nouvelle de l’autre lui, qui semble bien peu pressé de quitter ce passé si accueillant...

Le cinéma scandinave n’est pas le plus réputé pour son côté rigolard. Ce n’est pas Man Divided qui fera exception à la règle, le premier long-métrage de Max Kestner se montrant d’un sérieux à toute épreuve. Certes pas le plus adapté à susciter les réactions du public du BIFFF, inhabituellement docile durant la séance, le film se place tout de même sans peine dans ce que le festival bruxellois nous a présenté de mieux en 2018.

De par sa photographie irréprochable, tout d’abord. QEDA, de son titre original, nous expose une Copenhague sous les eaux qui ferait passer Venise pour une vulgaire piscine de quartier. Adepte de la lenteur, le réalisateur enchaîne les plans savamment étudiés et semble, en contrepartie, déstabilisé par les scènes demandant un sens du rythme. Pour preuve cette course-poursuite à pieds, d’une mollesse sans pareil, qui fait tâche au sein d’une œuvre par ailleurs irréprochable formellement.

Malin, le scénario l’est assurément. Au départ plutôt déstabilisante, de par l’assimilation immédiate d’une foule de détails nécessaires à la compréhension de son univers, la narration s’éclaircit très rapidement et utilise intelligemment cette thématique ô combien usitée qu’est le voyage dans le temps. Laissant de côté la complexité superficielle qui caractérise d’autres exemples du genre, Man Divided est à la fois limpide et profond, d’une sensibilité froide mais réelle, évidente durant le final impeccable.

Très peu engageant au premier abord, Man Divided risque de laisser pas mal de spectateurs sur le côté. Ceux qui persévéreront au-delà de sa première demi-heure peu avenante y trouveront un film de voyages dans le temps intimiste, touchant voire sensibilisant pour les plus écosensibles. Parfois, le sérieux a du bon.

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage