Critique de film

Piranha 3-D

"Piranha 3-D"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Animaux-tueurs
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Alexandre Aja
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h28
  • Budget : 24 millions de dollars
  • Scénariste : Alexandre Aja, Josh Stolberg, Pete Goldfinger, Grégory Levasseur
  • Musique : Michael Wandmacher
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Elisabeth Shue, Adam Scott, Ving Rhames, Jessica Szohr, Riley Steele, Jerry O'Connell, Eli Roth, Richard Dreyfuss...
  • Récompenses :

Alors que la ville de Lake Victoria s'apprête à recevoir des milliers d'étudiants pour le week-end de Pâques, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d'où des milliers de piranhas s'échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré... La journée va être d'autant plus longue pour elle que Jake, son fils, a délaissé la garde de ses jeunes frères et sÅ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Piranha 3D - Un dîner presque parfait
Par : Wizzdumb

Sur terre, la petite bourgade de Victoria Lake s’apprête à être envahie par une horde d’étudiants aux hormones fébriles, prêts pour des saouleries interminables et du trempage de nouille à la chaîne : bienvenue au Spring Break.
Sous l’eau, c’est à peu près le même topo : une faille s’est ouverte dans le lac après une secousse sismique, libérant des bancs entiers de piranhas affamés qui ont clairement décidé de crier haro sur la disette. Ça tombe bien, le buffet à volonté vient d’arriver.

Nul besoin de s’étendre sur un scénario qui tiendrait sur une feuille de papier à cigarette, dans la mesure où ce n’est qu’un alibi pour assouvir un plaisir coupable. Déjà rien que le titre fait baver : il fait résonner des souvenirs – ces années 80 où tout le bestiaire est passé à la moulinette du film d’horreur, des tiques aux alligators -, et il crée une attente chez les nostalgiques de la gaudriole sanglante et primaire.
Alors, évidemment, ressusciter ce genre de mythe (au sens général car, répétons-le, Piranha 3D n’est pas un remake du film quasi éponyme de Joe Dante, qui date de 1978), ça a de quoi foutre la pression. D’autant plus qu’Alexandre Aja et son binôme Levasseur sont plus habitués à des films qui ne souffrent d’aucun autre degré que le premier et sont aussi sérieux qu’un infarctus – ce qui n’enlève évidemment rien à leur indéniable qualité.

De fait, on pouvait craindre que les artisans de Haute Tension et de La Colline a des yeux se retrouvent au final avec un produit hybride, jonglant entre une atmosphère malsaine dont ils ont le secret et quelques vannes bas de plafond, aussi bienvenues dans le tableau que du gros sel sur un baba au rhum. Hé bien, disons-le tout net, vous pouvez ranger vos craintes au placard : dès les premières minutes, le ton est donné et on est parti pour 90 minutes de déconnades décomplexées avec, au menu, de la fesse charnue, du string tendu, une générosité en hémoglobine qui ferait rougir de honte le Père Noël, du gore et engore, de la vanne régressive… Bref, une succession de scènes gastronomiques qui se rapprochent plus d’un ancien gréviste de la faim devant des côtes levées que du banquet de Platon. Aja semble avoir apporté un soin minutieux à chaque attaque de la poiscaille à mâchoire de loup, faisant monter le crescendo avec une ingéniosité chaque fois renouvelée (là où d’autres se seraient paresseusement contenté du rendu CGI) sans jamais hésiter à verser dans le subversif dès qu’il en a l’occasion, jusqu’à la scène finale – d’ores et déjà culte – où la bouffe… pardon, les étudiants… pataugent dans un bain de sang pendant une demi-heure en attendant de se faire chiquer qui un bras qui un mollet.

Les acteurs – d’Elisabeth Shue à Jerry O’Connell (dont c’est le grand retour) – cabotinent avec un plaisir non dissimulé et servent le film comme la sauce bicky sur le burger : discrets mais essentiels. Les clins d’œil répondent également à l’appel, à commencer par le plus évident, la scène d’ouverture avec Richard Dreyfuss qui chante Show me the way to go home d’Irving King, hommage à leur cousin d’eau salée, le requin de Jaws.

Bref, malgré quelques anachronismes (la rivière Colorado qui aurait coulé pendant le Pléistocène, warf warf), Piranha 3D remplit largement son cahier des charges et ne pète pas plus haut que son cul. On n’en ressort pas plus intelligent, pas plus con non plus mais une chose est sûre : vous n’aurez perdu ni votre temps ni votre argent, et gageons que vous en redemanderez. Patience : la suite est prévue pour 2012…


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