Critique de film

Poltergeist

"Poltergeist"
affiche du film
  • Genre : Fantastique – Esprits
  • Année de production : 1982
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tobe Hooper
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h54
  • Budget : 10,7 millions de Dollars
  • Scénariste : Steven Spielberg, Michael Grais, Steven Victor
  • Musique : Jerry Goldsmith
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Graig T. Nelson, Jobeth Williams, Heather O’Rourke, Beatrice Straight, Dominique Dunne, Zelda Rubinstein
  • Récompenses : Nominé aux Oscars catégorie Meilleure musique, Meilleurs effets sonores, Meilleurs effets spéciaux en 1983
    Nominé aux Saturn Awards catégorie Meilleure actrice (Jobeth Williams), Meilleur réalisateur et Meilleure musique en 1983
    Récompensé de Saturn Awards catégorie Meilleur film d’horreur, Meilleur maquillage et Meilleure actrice de second rôle (Zelda Rubinstein) en 1983
    BAFTA Award des meilleurs effets spéciaux en 1983

Les membres de la famille Freeling ont une vie tout à fait banale jusquâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Poltergeist - Ghost ride
Par : Samuel Tubez

Aussi passionnants soient-ils, les phénomènes paranormaux et autres apparitions spectrales n’auront jamais été aussi intenses que dans Poltergeist. Pourtant, ce n’est pas ça qu’il manque au cinéma. Même l’ « Electronic Voice Phenomenon » a été développé dans La Voix des morts et sa suite. Mais pour un Ring qui comporte encore quelques séquences réellement glaçantes (un fantôme qui sort d’une télé, tiens tiens !), combien d’Amytiville remakés ou d’An American Haunting complètement ridicules doit-on se taper ? En un peu moins de deux heures, Poltergeist dit le principal (et bien plus encore), nous en met plein la vue et nous offre un véritable rollercoaster de sentiments. Qui dit mieux ?

Je ne vais pas m’attarder sur les questions de paternité du film puisque si Poltergeist fonctionne si bien encore aujourd’hui, c’est grâce aux deux cinéastes derrière : Tobe Hooper et Steven Spielberg. Loin du film de terreur pure (comme l’est La Maison du diable de Robert Wise), Poltergeist fonctionne du tonnerre car le mélange qu’il propose, aussi bien au niveau des émotions que du style opposé des deux metteurs en scène, en font une œuvre unique et donc fascinante. S’il est amusant pour le cinéphile averti de reconnaître quel artiste est derrière quelle scène (Oh ! Des spectres lumineux qui virevoltent dans le salon…ça c’est du Spielberg. Hey ! Un type voit son visage partir en lambeau en se regardant dans un miroir, ça c’est du Hooper tout craché !), il est surtout éreintant d’entrer dans le drame qu’est en train de vivre cette famille. Car si le film est si intense dans ses scènes cauchemardesques, c’est parce qu’on ressent tout le désarroi de ces personnes devant faire face à l’inexplicable. Voir la tronche totalement déconfite du père devant les appels de détresse de sa fille ou les larmes de la mère sentant son enfant, qui est alors dans l’autre monde, traverser son propre corps, sont des instants très émouvants. C’est dans ces moments intimes et terriblement humains que le film est le plus touchant. Mais Poltergeist, non content d’être un sacré drame, est un putain de film de fantômes ultime ! Amusants au début (Carol Ann qui fait des glissades sur le sol de la cuisine), fascinants par la suite (les experts en restent bouche bée) et carrément cauchemardesques sur la fin (les morts qui jaillissent du sol), les esprits frappeurs s’en donnent à cœur joie ! Le film ne se contente pas de suggérer, il offre du spectacle. Pas n’importe lequel, puisque chaque phénomène, aussi saugrenu soit-il parfois, marque le spectateur de manière indélébile (la scène du clown a provoqué à elle seule bien des phobies). Et lorsqu’on entame le générique final, on est réellement soulagé que le calvaire de la famille Freeling prenne fin.

Il y aurait tant et tant de choses à dire sur le film et autour. La musique monumentale de Goldsmith, l’enfoiré de promoteur symbole d’un capitalisme puant, le casting impeccable, la présence de l’unique et excentrique Zelda Rubinstein, les suites qui n’arrivent pas à la cheville de l’original, la disparition tragique de la petite Heather O’Rourke sur le tournage du troisième opus,…. Autant d’éléments qui ont renforcés l’impact du film jusqu’à nos jours. En matière de maisons hantées et d’apparitions spectrales au cinéma, on a rarement fait mieux que Poltergeist. Rire, émerveillement, effroi, tension, compassion, soulagement. Jamais vu un film de fantômes aussi prenant !


Oeuvres liées :

Poltergeist 2
Poltergeist 3 (1988)

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