Critique de film

Puppet Master: The Littlest Reich

"Puppet Master: The Littlest Reich"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur
  • Année de production : 2018
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Angleterre
  • Durée : 1h35
  • Musique : Richard Band, Fabio Frizzi
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Récemment divorcé, Edgar retourne dans la maison de son enfance pour faire le point sur sa vie. Il y trouve un pantin à l’allure malfaisante ayant appartenu à son défunt frère. Cherchant à se faire rapidement de l’argent, il décide d’aller le vendre aux enchères lors d’une convention, accompagné de sa nouvelle petite-amie et d’un ami, tous inconscients du danger qui les attend. L’enfer se déchaîne une fois sur place lorsqu’une force maléfique fidèle au troisième Reich anime toutes les marionnettes présentes, les incitant à tuer sans merci tous ceux en travers de leur chemin…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Puppet Master : The Littlest Reich - Get Reich or die tryin’
Par : Seb Lecocq


On ne se rend pas encore bien compte de tout ce que Charles Band aura fait pour le cinéma que l’on aime. Un homme qui aura dédié (et dédie toujours d’ailleurs) sa vie toute entière à la série B au sens le plus noble du terme. Puppet Master est l’une de ses innombrables créations dont la franchise compte pas moins de treize films réalisés en l’espace de trente ans. Si Charles Band n’est que de très loin affilié à ce projet, il a trouvé en Craig S. Zahler, Sonny Laguna et Tommy Wiklund, une bande de jeunes zazous prêts à reprendre le flambeau du B qui tâche et à assumer à fond l’héritage de sa franchise. Et à ramener à la vie André Toulon, le pendant diabolique et nazi de Michel Dejeneffe.

Le titre promet des marionnettes et des nazis. Le film nous offre des marionnettes et des nazis. Des nazis miniatures certes mais des nazis tout de même. Et agressifs, les bougres. Ce treizième épisode de la saga des marionnettes agressives ne fait pas dans la dentelle. Ramenées à la vie par un André Toulon toujours aussi démoniaque et bazardées en pleine convention consacrée à leur père, les petits monstres de bois nazis vont affoler le compteur et faire grimper la jauge du killcount dans le rouge vif dès les premières minutes de métrage. On connaît l’amour de Craig S. Zahler pour les débordements gore, il s’est ici surpassé avec un projet qui lui permet de ne jamais lever le pied de l’accélérateur. Puppet Master : The Littlest Reich fonce pied au plancher sur l’autoroute du gros rouge qui tâche.

Primé lors du dernier festival de Gérardmer et diffusé pendant l’édition 2018 du PIFFF, le film est typiquement le genre de bande à passer en séance de minuit pour faire hurler et se lever la salle dans un festival de cinéma fantastique. Le fan service est présent à tous les étages : violence, humour, gore, petite scène de nu obligatoire, effets spéciaux à l’ancienne, tout est réuni pour plaire aux amateurs d’horreur décomplexée. Pas de trace d’ « elevated genre » ou autre « horreur pour adultes » ici, on est clairement dans une approche vidéo club du genre. Le récit est construit sur une trame simplissime : des personnes venues vendre des poupées lors d’une convention André Toulon se font trucider par les maléfiques pantins de bois. Un lieu unique, des pantins hargneux, de la chair à saucisse et c’est parti mon kiki, le jeu de massacre peut commencer.

Dans ce genre de projet, la facture technique de l’œuvre n’est pas fondamentale. La mise en scène est propre et ne se remarque pas, elle s’échine à mettre en place la meilleure disposition possible afin de valoriser l’inventivité de certains meurtres, des maquillages et des poupées. Parmi la bonne vingtaine de morts plus violentes les une que les autres, citons cet homme décapité alors qu’il est en train de pisser et dont la tête, fraîchement séparée de son corps, atterrit dans les toilettes et profite au passage d’une petit golden shower. Une séquence offerte par l’Amicale des amateurs du bon goût et du raffinement. Une scène qui à elle seule résume tout le film. Du gore à l’ancienne et du fun.

Inutile d’écrire un roman, Puppet Master : The Littlest Reich ne ment pas sur la marchandise. De la pure série B sérieusement emballée avec un bon esprit et une générosité non feinte. Beaucoup de poupées différentes et avec chacune leurs spécificités, une vraie touche de nazisploitation, des meurtres inventifs et malins, un personnage principal finalement assez attachant, de vieilles trognes familières du genre qui viennent pointer le bout de leur nez (Michael Paré, Udo Kier, Barbara Crampton) et l’univers Puppet Master respecté mais réactualisé de belle manière. Et le plus beau, une suite est prévue parce que les nazis s’y reprennent toujours à deux fois !


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