Critique de film

Ruin Me

"Ruin Me"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h27
  • Musique : Holly Amber Church
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Alexandra s'engage à reculons dans le Slasher Sleepout, sorte de mix entre une escape room, une maison hantée et un trekking. Surtout que la survie est au centre du jeu et que celui-ci peut s'avérer mortel...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ruin Me - Promenons-nous dans les bois
Par : Damien Taymans


Alex est une petite amie excessivement conciliante. Pour faire plaisir à son petit ami, elle n’hésite pas à suer sang et eau, quitte à s’engager dans une excursion digne du plus hard des Bongo Adrénaline. Jugez plutôt : le Slasher Sleepout, c’est une escape room sylvestre qui dure 36 heures dont les règles sont plutôt inquiétantes. Pas de portable, pas de tampon hygiénique, un sac à dos remplis d’éléments de première nécessité (une lampe de poche, une boussole ... un flingue) et des frappadingues qui sortent ponctuellement de nulle part pour vous porter des coups ou vous tirer dessus. Le sympathique jeu d’origine prend les atours d’un violent survival dont elle se serait volontiers passée...

Preston DeFrancis est un petit malin. En guise de premier long, il plonge les mimines dans l’horreur et s’amuse à déconstruire ce genre codifié. Autour de leur feu de scouts, les personnages évoquent des tas d’œuvres majeures comme Chaos, Faux semblants, Insidious ou Shutter Island, autant de références à l’opposé du calvaire dans lequel ils sont plongés. Assurément, concernant Ruin Me, il faudra plutôt s’orienter vers The Game de David Fincher ou lorgner vers les amusants dé-constructeurs que sont Wes Craven (Scream) ou Drew Goddard (La Cabane dans les bois). La rengaine a beau être connue, il faut avouer que la péloche s’en sort avec les honneurs notamment grâce à la mise en place de ce jeu de piste rempli de rebondissements et les multiples références semées pour nourrir l’amateur de films d’épouvante. En outre, DeFrancis s’amuse avec ses personnages et donc, in fine, avec les spectateurs en troublant à chaque fois les cartes en maintenant son héroïne en alerte, oscillant constamment entre la lucidité et la confusion.

Survenu quelques années trop tard pour entrer dans les annales, Ruin Me mérite néanmoins un satisfecit ne serait-ce que parce qu’il offre au spectateur ce qu’il était venu chercher : quelques petits effets sanguinolents et un gros baquet de fun.


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