Critique de film

Spontaneous combustion

"Spontaneous Combustion"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1990
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tobe Hooper
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Budget : 5,5 millions de dollars
  • Scénariste : Howard Goldberg, Tobe Hooper
  • Musique : Graeme Revell
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Brad Dourif, Cynthia Bain, Jon Cypher, William Prince, Melinda Dillon, Dev Young, Tegan West, Michael Keys Hall, Dale Dye, Joe Mays, Stacy Edwards, Brian Bremer
  • Récompenses : Nominé au prix du meilleur film à Fantasporto en 1991

1955. Peu après la naissance de leur seul enfant, un couple de savants atomistes meurt dans des circonstances aussi inhabituelles que cruelles, brûlé vif. Quarante ans plus tard, leur fils, Daivd Bell, souffre de la métamorphose de son organisme sous influence de radiations inscrites dans ses gênes. Plus grave encore : partout où il passe, des gens se consument dans des gerbes de flammes sans aucune explication... §1 Bande-annonce en VO Biographie et filmographie de Tobe Hooper

Les critiques à propos de ce film

Critique de Spontaneous combustion - C’est HS...
Par : Damien Taymans


En 1955, Brian et Peggy Bell sont les sujets d’une expérience visant à mettre au point une drogue capable d’immuniser contre les effets radioactifs de la bombe nucléaire. Les résultats se révèlent concluants : pour preuve, le couple donne naissance au fruit de leur amour, David. Mais, après avoir été en contact avec du mercure, les deux amants s’embrasent d’un seul et même feu (mais que c’est bien dit !). David, rebaptisé Sam en passant, devenu adulte, est sujet à d’étranges phénomènes. Il devient peu à peu la victime de la combustion spontanée…

Tobe Hooper, que d’aucuns affublent d’une réputation peu flatteuse de réalisateur d’un seul film (en l’occurrence, Massacre à la tronçonneuse), est dans une bien mauvaise posture lorsqu’il s’adonne au projet de Spontaneous combustion. Après avoir livré quelques B movies d’honnête facture (Le Crocodile de la mort, Massacre dans le train fantôme) et avoir forniqué avec Steven Spielberg pour enfanter le bâtard Poltergeist, Hooper n’a plus livré que des efforts mitigés qui débouchent notamment sur le nanardesque Massacre à la tronçonneuse 2 en 1986. A l’illustre exemple précédemment cité, Spontaneous combustion n’emprunte ni la thématique (pas plus de rednecks que de vaches qui pissent) ni l’ironie grossière (l’œuvre fait preuve d’un sérieux qui fait peine à voir). D’autant que, côté originalité, l’œuvre ne brille aucunement déversant un scénario éminemment clichesque (le trauma habituel du héros et son incapacité à maîtriser un pouvoir débordant).

Phagocytant tous les éléments de l’œuvre kingienne en présentant un pyrokynésique (Charlie) qui fait des ravages dans son entourage (Carrie au bal du diable) en les mêlant à une métamorphose toute brundlienne (La mouche), Spontaneous combustion ne cache aucunement ses références, les insérant assez mollement au sein d’une intrigue tantôt contradictoire (la possibilité de CHS décrite comme « infinitésimale » à l’entame devient « fréquente » au cours de l’œuvre) tantôt obscure (aucune explication quant au meurtre de la nourrice de David, idem pour le liquide verdâtre inséminé). Héritière de la paranoïa nucléaire qui sévit post-deuxième guerre mondiale et se répercuta dans nombre de métrages horrifico-science-fictionnels, la péloche hooperienne ne fait pourtant qu’effleurer sa thématique en semant çà et là quelques éléments porteurs de sens (l’émergence de la nouvelle centrale, les expériences, le liquide injecté aux victimes), nourrissant juste au passage une thèse du complot gouvernementale très Chris Carter qui entraîne le héros dans une paranoïa aiguë qui transforme rapidement le clan des méchants en une variation tendancieuse des ennemis rouges de la Guerre froide (analogie pas si anodine que ça étant donné que les expériences originelles ont lieu dans les années 50).

Mis à part quelques effets spéciaux convaincants (notamment la dégradation corporelle du pauvre Sam), Spontaneous combustion n’a qu’un bien piètre spectacle à offrir. Incapable d’insuffler la moindre énergie à son métrage qui demeure très scolaire de part en part (au point de ressembler aux téléfilms de l’après-midi), Hooper persévère à livrer des daubes de commande, stigmatisant du même coup son incapacité à renouveler un répertoire dans lequel il a sans doute été trop tôt enfermé.

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