Critique de film

Superlópez

"Superlópez"
affiche du film

Juan López, un employé de bureau ordinaire et anonyme, décide d'exposer ses super-pouvoirs pour devenir le premier super-héros espagnol: Superlópez.

Les critiques à propos de ce film

Critique de SuperLopez - Super loupé
Par : Damien Taymans


Juan n’est pas un garçon comme les autres. Il porte une moustache depuis sa prime enfance. Mais cela n’est qu’un détail en regard des capacités qu’il a développées. Super-vision, super-puissance, super-rapidité, il possède tous les attributs d’un autre gars vachement mieux bâti qui sévit outre-Atlantique et porte un slip sur son collant parce qu’il a perdu un pari avec Chuck Norris. Mais les parents de Juan, les Lopez, lui ont bien enseigné qu’il était dangereux de sortir du lot et de montrer à tout le monde ses super-pouvoirs. Seulement voilà, quand un métro rempli de passagers menace de s’écraser, il ne peut réprimer son altruisme et sauve la situation. Manque de bol : la super-vilaine Agata, venue de la même planète que lui, en a vent et lui court désormais aux miches pour le ramener sur Chiton...

Considéré au BIFFF comme le successeur d’Alex de la Iglesia depuis que celui-ci se ramasse film après film à force de ressasser les mêmes idées, Javier Ruiz Caldera revient avec une nouvelle facétie, quelques années après avoir glané deux récompenses à Bruxelles grâce à son Ghost Graduation. Pourtant, entre les deux métrages, Spy Time avait déjà un peu calmé les esprits : cette comédie de film d’espionnage, coincé entre Johnny English et les films de Mike Myers, se montrait parfois pataude à force d’ouvrir avec trop d’énergie la vanne à vannes. Dès lors, l’adaptation de Superlopez, super-héros moisi ibérique conçu en 1973, devient le nouveau terrain de jeu de Caldera qui s’essaie à reproduire quantité de vignettes du matériau d’origine en n’en conservant que l’aura rigolarde. Le sous-texte et la profondeur caustique sont sacrifiées sur l’art de la bonne grosse gaudriole : l’essentiel du métrage s’attarde sur l’utilisation abusive et loufoque du super-héros dans des situations quotidiennes, de manière à étirer les zygomatiques d’une assistance navrée de constater qu’on l’imagine infantile.

Durant une heure et demi, Superlopez est un condensé de poil à gratter déversé par tonneaux entiers, de glissades sur des peaux de banane et de seau de farine qui tombent à la tronche. Puis, survient un dernier mouvement assez fébrile mais plus intéressant durant lequel le super-héros se bat avec un robot géant, façon kaiju, sorti tout droit d’un Pixar. Un ultime sursaut trop tardif hélas...

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