Critique de film

Terminal

"Terminal"
affiche du film
  • Genre : Drame, Crime, Thriller
  • Année de production : 2018
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Irlande, Angleterre, Hong Kong, Hongrie, USA
  • Durée : 1h35
  • Musique : Tony Clarke, Rupert Gregson-Williams
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Dans un terminal de gare comme coupé du monde où des assassins viennent chercher le contrat de leur prochaine mission débarque une femme fatale passée maître dans l’art du déguisement. Tueuse à gage, serveuse ou strip-teaseuse, la blonde létale use de tous les artifices pour se débarrasser de cette fourmilière du crime.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Terminal - Brave Margot
Par : Damien Taymans


Dans une gare déserte, un homme attend un train qui n’est pas près de passer, juste pour se jeter sous ses roues. Pas très loin de là, deux malfrats attendent patiemment que leur contrat soit validé pour passer à l’action et dézinguer la cible. Entre ces deux lieux, un bar reste ouvert très tard, avec derrière le zinc une pulpeuse nana qui devise avec les uns et les autres et pourrait bien être la pièce manquante qui permet de relier ces situations...

Margot Robbie en femme fatale, la trogne de Simon Pegg en prof suicidaire, Mike Myers méconnaissable en homme à tout faire de gare, Terminal possède un casting à faire frémir et un concept apte à hérisser l’échine. Pourtant, le film de Vaugh Stein qui a au préalable fait ses armes sur des films comme World War Z, Gambit ou Grimsby, fait tourner ses comédiens au gré d’une valse de prime abord intrigante mais qui s’essouffle à force de maintenir continuellement le même nombre de temps. Virevoltant d’un tableau à un autre, croisant ses flux en insérant la suave Margot Robbie dans tous ses plans, Stein conçoit une intrigue sherlockienne (pas étonnant vu sa fascination pour des projets proches de l’enquêteur britannique) assez rasoir et d’une construction assez paradoxale. Car le scénariste-réalisateur s’amuse à composer son puzzle, à égarer le spectateur à force d’ériger son héroïne en serveuse de bar, exécutrice, stip-teaseuse puis, dans un élan de générosité, il se lâche totalement lors du dernier tiers de son oeuvre en commentant et ré-expliquant chaque plan comme s’il cherchait l’approbation du public à propos de son dénouement capillotracté.

Aussi vide que Bees make Honey présenté l’an passé, Terminal est une scène ouverte pour une poignée de personnages qui rivalisent dans des échanges artificiels puis, lorsque les meurtres apparaissent, on dépose le plateau de Cluedo et on tente de découvrir les raisons. En vain, puisque le scénariste explique tout, surligne tout, pré-digère chaque intervention et compile les rebondissements échevelés pour allonger encore un peu cette production plutôt pataude.

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