Critique de film

The Furies

"The Furies"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Australie
  • Durée : 1h22
  • Musique : Kirsten Axelholm, Kenneth Lampl
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Kayla vient de sortir d’un cercueil estampillé « Beauté N°6 », posé au milieu du bush australien… Pensant d’abord à une blague de mauvais goût, Kayla finit par tomber sur deux autres « beautés » qui semblent très pressées de foutre le camp. Et pour cause : un homme masqué les talonne en jouant avec sa hache...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Furies - Manque de tonus
Par : Damien Taymans


Au beau milieu de nulle part, une caisse. Le couvercle se déboîte sous les coups, une femme en sort hagarde, vérifiant autour d’elle quel est ce paysage désolé, tentant de comprendre la raison de sa présence en ces lieux. Au fur et à mesure de ses errements, elle démêle l’écheveau : elle fait partie d’un cheptel de huit beautés kidnappées et amenées là en compagnie de monstres assoiffés de sang, tous nantis d’un masque différent. Huit Bêtes à l’impressionnant arsenal : une machette, une hache, ... que des ustensiles suffisamment aiguisées pour vous trancher en deux parties à peu près égales. Pour survivre, il faudra beaucoup courir, se planquer, analyser la situation et dégommer ces créatures une par une...

Présenté en avant-première mondiale au BIFFF, The Furies possède tous les arguments pour drainer la sympathie des amateurs de péloches horrifiques : une revisite du slasher, genre ultra-codifié et conventionnel et une origine australienne, gage de fun et de gore (Razorback, Wolf creek ou même Charlie’s Farm). Pourtant, ce projet ultra bandant sur papier signé Tony D’Aquino se révèle être au final plutôt décevant. Un constat d’autant plus navrant que le script tissé par l’Aussie possédait une kyrielle d’idées intéressantes (les Beautés et leur némésis bestiaux, la connexion des êtres, les masques des tueurs) mais mis en scène avec un tel manque de punch que le soufflé retombe illico. Ainsi, lorsque deux monstres se battent en duel pour goûter à la chair d’une pauvre biche éperdue, la séquence semble tirée d’un épisode d’Hélène et les garçons : même cadrage approximatif, chorégraphie mollassonne similaire, percussion identique.

L’exécution balbutie quand le scénario lui se montre particulièrement inventif (surtout pour ce genre de survival ultra-linéaire) en matière de rebondissements. En résulte une oeuvre mi-figue mi-raisin, entre pastiche (l’ombre de Massacre à la tronçonneuse plane vachement) et renouveau, généreuse mais faiblarde, inventive mais pataude. The Furies gagnerait à être refait avec davantage de souffle, d’amplitude pour devenir un film d’horreur recommandable.


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