Critique de film

The Man with the magic box

"Czlowiek z magicznym pudelkiem"
affiche du film
  • Genre : Drame, Science-fiction
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Italie, Pologne
  • Durée : 1h43
  • Musique : Sandro Di Stefano
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Dans un futur assez proche et dystopique. En déménageant dans un vieil immeuble et en écoutant une étrange radio trouvée dans un placard, Adam voyage dans le temps jusqu'aux années 1950. Mais ce qui commence comme une hallucination ou un rêve devient une réalité politiquement subversive qui menace son existence en 2030...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Man with the Magic Box - Radio Résistance
Par : Quentin Meignant


Réalisateur primé et admiré en son pays, notamment pour ses courts-métrages, le Polonais Bodo Kox a énormément misé sur son petit dernier, The Man with the Magix Box, son second long-métrage qui s’aventure dans une Pologne dystopique. Détenteur du Méliès d’Argent du Festival de Trieste en 2017, le film conte une histoire qui prend place dans un futur assez proche. Suite à son emménagement dans un vieil immeuble, Adam découvre dans son nouvel appartement aux murs défraîchis une étrange radio planquée dans un placard. Par le biais de celle-ci, il voyage dans le temps jusque dans les années 1950. Mais ce qui semble de prime abord n’être qu’une hallucination ou un rêve devient une réalité politiquement subversive qui menace son existence de petit homme d’entretien en 2030...

Oeuvre incroyablement ambitieuse dans le panorama d’un cinéma polonais en pleine évolution, The Man with the Magix Box brille dès ses premiers instants par une mise en forme exempte de tout reproche. Parfaitement stylisé, entre imagerie science-fictionnelle aseptisée et une ambiance qui se veut délétère et parfois crépusculaire, le film de Bodo Kox se dote d’emblée d’une vraie personnalité. Mais The Man with the Magic Box est avant tout un film de personnages, comme l’illustre cette galerie de créatures atypiques que dépeint avec brio le réalisateur. De l’employé qui se cloître dans son cagibi pour bichonner des objets venus des décennies antérieures (ce Rubik’s Cube) à l’improbable couple, socialement et moralement opposés, qui virevolte d’un sentiment à l’autre au cœur d’une histoire d’amour pittoresque. Il s’agit d’ailleurs là du centre de la thématique abordée par Bodo Kox qui, au fil des péripéties, nous conte une histoire intemporelle à plusieurs époques. Intelligent, le film ne tombe dans aucun piège de facilitation scénaristique et va jusqu’au bout de ses idées, débouchant d’ailleurs sur un final émouvant qui laisse presque totalement le contexte politico-social de côté.

Petite perle du cinéma d’anticipation, cette dystopie est à classer au rang des belles réussites de l’année écoulée et mériterait d’ailleurs une sortie vidéo sous nos latitudes. Bodo Kox livre avec The Man with the Magix Box une copie tout simplement parfaite.


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