Critique de film

The Sonata

"The Sonata"
affiche du film
  • Genre : Mystère, Thriller
  • Année de production : 2018
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : France, Angleterre, Russie, Lettonie
  • Durée : 1h30
  • Musique : Alexis Maingaud
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Une jeune violoniste virtuose découvre le passé mystérieux d’un père qu’elle croyait mort, déclenchant ainsi des forces maléfiques au-delà de toute imagination.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Sonata - Des flammes à L’eau vive
Par : Damien Taymans


Rose est une virtuose prometteuse qui vient d’apprendre le décès de son père, Richard Marlow, ancien compositeur de génie qui a par la suite disparu de la circulation. Il faut dire que le sieur, plutôt misanthrope et solitaire, s’était isolé dans son immense bâtisse française pour y composer la grande oeuvre de sa vie. Et, une fois son projet entériné, il a gentiment rempli un bidon d’essence, s’en est aspergé et s’est immolé. Sa progéniture, intriguée par les partitions qu’elle vient de retrouver, s’essaie à la décrypter (d’autant que certains signes cabalistiques sont mélangées aux notes et doubles croches) dans l’espoir d’effleurer un peu le génie de doublement feu son père...

Versée dans la compétition Méliès, cette co-production belgo-anglaise suscitait la curiosité de par son origine (il s’agit là de la seconde production de la boîte The Project, dont la première fourniture, Errementari, était l’une des révélations du BIFFF 2018) et de par la thématique illustrée puisque l’entièreté de la possession présumée tourne autour d’une sonate. De là à ce que The Sonata soit l’équivalent musicologique du Syndrome de Stendhal ou de La fin absolue du monde, il existe un immense fossé que personne n’oserait franchir. À l’écran, le réalisateur Andrew Desmond envoie en fumée son idée de départ avec le même empressement qu’il sacrifie d’emblée Rutger Hauer dans les flammes. Dès l’arrivée de l’héroïne dans l’immense bâtisse isolée, le spectateur comprend la tournure que l’oeuvre va prendre, à savoir s’installer tranquillement dans les rails d’un train fantôme qui va pèpère s’aventurer dans tous les terrains habituels du film d’épouvante.

Quelques jump scares (assez inefficaces) plus tard, le wagonnet ralentit sa course et le technicien, au comble de la satisfaction, peut cocher absolument tous les éléments de sa liste. Le cahier des charges est amplement rempli et tout cela, sans la moindre prise de risque ou écart de conduite. Aussitôt vu, aussitôt oublié, The Sonata est une production lambda, filmée de manière académique, avec des comédiens interchangeables, ni plus ni moins. L’équivalent musical de L’eau vive joué à la flûte à bec par des musiciens néophytes.

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