Critique de film

The Soul Conductor

"Provodnik"
affiche du film
  • Genre : Drame, Fantastique, Horreur
  • Année de production : 2018
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Russie
  • Durée : 1h29
  • Musique : Denis Surov
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Un film psychologique explorant la frontière entre réalité et imaginaire.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Soul Conductor - SOS Fantômes
Par : Damien Taymans


Katya n’a pas l’existence la plus tranquille qui soit. D’abord parce qu’elle a l’immense chance d’être flanquée d’un trio de fantômes qui ne cessent de raconter leur vie morose et qu’elle est contrainte de les ignorer sans quoi elle sombre dans la folie et l’insomnie. Ensuite, elle est en froid avec sa sœur jumelle qui vient juste de lui rendre visite, ce qui a déclenché une nouvelle dispute entre les frangines. Katya se calme fissa quand elle se rend compte que son alter ego est en réalité aussi un fantôme...

Tombés amoureux du joli minois d’Aleksandra Bortich (renommée Botich dans notre rédaction), les organisateurs du BIFFF ont cru bon d’insérer au sein de leur panorama russe The Soul Conductor, premier long-métrage d’Ilya Maksimov d’habitude confiné aux thrillers cathodiques. Dès les premières images de l’œuvre, le ton est donné : une fillette voit un père se donner la mort dans un tapis de feuilles mortes sous le regard de son rejeton haut comme trois pommes avant qu’on ne retrouve Katya occupée à récupérer quelques biftons dans une tombe accompagnée d’un trio de spectres qui devisent avec elle. Le visuel ébouriffant n’aura d’égale que la complexité de l’intrigue, conçue à la manière d’un puzzle. C’est que, de son propre aveu, le cinéaste disposait d’un matériau apte à tenir sur quatre heures quand la 20th Century Fox lui a imposé une durée maximale de 90 minutes. Dès lors, Maksimov accumule les jump cuts, expédiant son héroïne sans la moindre transition d’un cauchemar vertigineux à un entretien lambda dans un poste de police : le spectateur vit la projection de le même état de frénésie, il tente de recoller les morceaux, de les assembler tant bien que mal, voletant entre réalité et folie, à la manière de la jeune héroïne.

De ce dédale scénaristique émerge une vraie volonté de s’affranchir des canons hollywoodiens et un soin tout particulier apporté aux effets visuels et à la photographie sublimant une Russie pittoresque. Pour autant, The Soul Conductor n’est pas exempt de défaut : trop riche, le scénario expédie certains pans de sa narration qui auraient mérité un meilleur traitement comme cette relation entretenue avec des âmes, comme l’héroïne, en quête de rédemption. En résulte une œuvre trop généreuse dont le dénouement laisse incontestablement sur la faim en raison de son incapacité à résoudre certains mystères.


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