Critique de film

The Ward

"The ward"
affiche du film
  • Genre : Horreur, Thriller
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Carpenter
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h28
  • Budget : 10 millions de dollars
  • Scénariste : Michael Rasmussen, Shawn Rasmussen
  • Musique : Mark Kilian
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Amber Heard, Danielle Panabaker, Mika Boorem, Lyndsy Fonseca, Mamie Gummer, Jared Harris, Laura-Leigh
  • Récompenses : Aucune

Une jeune femme est prise au piège dans une institution mentale avec un fantôme malveillant. Alors que le danger s’approche, elle réalise que le fantôme est encore bien plus sombre qu’il n’y paraît.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Ward - Ou comment gâcher le retour du Maître...
Par : Quentin Meignant


Le Maître est enfin de retour. Après dix ans d’absence, parsemés çà et là de deux moyens métrages pour le compte de la série Masters of Horror (l’excellent Cigarette Burns et le détestable, et détesté, Pro-Life, la pire « contribution » du cinéaste au genre), John Carpenter revient donc en 2011 avec The Ward, un thriller horrifique particulièrement prometteur doté d’un casting quasi exclusivement féminin. De quoi sans aucun doute émoustiller nombre de fantasticophiles dont, notamment, les spectateurs du BIFFF 2011 qui ont eu la chance de le découvrir en avant-première. L’action de The Ward prend place en 1966, année où Kirsten, campée par la délicieuse Amber Heard, est envoyée dans un institut psychiatrique après qu’elle ait brûlé une maison abandonnée. Placée dans un pavillon spécial, elle ne tarde pas à nouer de très forts liens d’amitié avec les autres patientes. Mais elle réalise très vite qu’une force particulièrement dangereuse hante les lieux, bien déterminée à éliminer les patientes une à une. Il est temps pour Kirsten d’intervenir.

Dix avec après le très critiqué Ghost of Mars, qui, pourtant, constituait une œuvre plutôt appréciable, il était du devoir de Big John de faire oublier son absence et ses derniers errements. Dès lors, le cinéaste en revient aux racines avec un classicisme qui fait d’emblée plaisir à voir. Doté d’un score envoûtant, rappelant d’ailleurs ceux qui firent le succès du cinéaste, et d’une mise en scène particulièrement soignée, The Ward fleure bon la nostalgie pour tous les amateurs des standards du genre. Bénéficiant par ailleurs des prestations quatre étoiles des excellentes Amber Heard et Lyndsy Fonseca, le métrage semble, dans sa première partie, sur la bonne voie.

Mais le hic, parce qu’il y a un hic, réside dans le fait que John Carpenter a vendu, pour l’occasion, son âme au duo de scénaristes Michael et Shawn Rasmussen, quasi néophytes dans le domaine. Dès lors, si dans la première partie de l’œuvre, ceux-ci avaient fait preuve d’une certaine clairvoyance et d’une « sagesse » appréciable, ces derniers procèdent par la suite à de nombreux twists convenus et clichéesques. Rendant dès lors imbuvable la suite de l’œuvre, les décisions scénaristiques s’avèrent extrêmement dommageable à un ensemble qui se tenait pourtant bien.

Faisant preuve d’un retour en force au niveau de la mise en scène, du score et de la direction d’acteurs, John Carpenter voit son œuvre sombrer totalement dans sa dernière demi-heure à cause d’un scénario totalement indépendant de sa volonté. Loin d’être une purge, The Ward n’est néanmoins pas le retour escompté du Grand Maître, qui devrait, à l’avenir, s’appuyer sur des scénaristes plus chevronnés et inventifs.


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