Critique de film

Wolverine : le combat de l'immortel

"The Wolverine"
affiche du film
  • Genre : Action, Fantastique
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h06
  • Scénariste : Christopher McQuarrie
  • Musique : Marco Beltrami
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Hugh Jackman
  • Récompenses :

Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Wolverine : le combat de l’immortel - Blades in Japan
Par : Fred Pizzoferrato

Après un premier essai mal accueilli, le plus populaire des mutants de la Marvel a droit à une séance de rattrapage avec un second opus qui adapte un de ses arcs les plus populaires, signé Chris Claremont et Frank Miller.

Dans The Wolverine, Logan, notre « griffu » préféré, vit en ermite, marqué par la mort de Jean Grey, qu’il a tué à l’issue de X Men : L’affrontement final. Ne souhaitant plus vivre, son immortalité lui apparait comme une malédiction. Son existence solitaire est ensuite bouleversée par une Japonaise qui lui demande de l’accompagner au Pays du Soleil Levant afin de rendre un dernier hommage à un homme auquel Wolverine a, jadis, sauvé la vie. Sur place, le mutant constate que la situation n’est pas tout à fait comme on lui a décrite…

Loin de la surenchère pétaradante proposée par les derniers films de super héros en date, The Wolverine choisit l’option surprenante du thriller et se révèle étonnamment intimiste. Rendant hommage aux polars des seventies tout comme aux films martiaux, l’œuvre de James Mangold (l’excellent Copland) prend le pari d’un rythme apaisé, presque contemplatif, qui risque de décontenancer les amateurs d’action pure. Mélancolique, grave sans verser dans le sombre, The Wolverine évoque la rédemption, le travail de deuil (symbolisé ici par le personnage de Jean Grey qui hante - quasi littéralement - Wolverine), le temps qui passe,…

Comme son titre le laisse présager, le long-métrage se focalise sur le personnage de Wolverine, rendu plus humain et vulnérable par la perte de ses pouvoirs de guérison, qu’interprète d’excellente manière un Hugh Jackman à présent parfaitement installé dans son rôle. A ses côtés, le reste de la distribution se compose de comédiens peu connus mais très convaincants qui interagissent avec lui de manière crédible. Les difficultés du héros à trouver ses marques dans un Japon qu’il connait mal sont, elles aussi, bien illustrées par diverses scènes joliment écrites et filmées, parfois teintés d’un humour léger. Quoique Wolverine tente de s’intégrer, il ne peut saisir les coutumes et règles strictes régissant le pays (« Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes pas Japonais » lui dit la demoiselle en détresse) et, par conséquent, semble perdu dans cet univers de complots, de trahisons et d’honneur.

Si James Mangold se montre inspiré durant les passages « calmes », il rate hélas le coche pendant certaine séquence d’action. La première, une fusillade durant un enterrement, se montre ainsi complètement brouillonne et illisible. Heureusement, les autres scènes mouvementées sont plus réussies, sans être extraordinaires, que ce soit un combat sur un train à grande vitesse ou une baston entre Wolverine et un clan de Ninjas. Elles sont, de toutes manières, peu nombreuses et éloignées des standards habituels du blockbuster super-héroïque. L’affrontement final entre Wolverine et le Silver Samourai s’avère ainsi quelque peu en deçà des attentes mais une poignée de bonnes idées (que nous ne dévoilerons pas) le rendent cependant satisfaisant et globalement efficace.

Prenant le temps de développer ses personnages (rarement un super-héros aura-t-il semblé plus humain et faillible) sans se perdre dans d’inutile longueur (le film dure adéquatement tout juste deux heures), The Wolverine est une belle surprise qui donne confiance pour les prochaines aventures cinématographiques des X Men. La scène post-générique particulièrement excitante offre d’ailleurs quelques révélations étonnantes et annonce l’arrivée prochaine des Sentinelles dans l’univers mutant. On a déjà hâte !


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