Critique de film

The Speak

"The Speak"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Anthony Pierce
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
  • Scénariste : Lamont Magee, Anthony Pierce, Brett Donowho, Martin Wiley
  • Musique : Andrew Williams
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Christina Anapau, Tom Sizemore, Tina Casciani, Michael Klinger, Steven Nelson, Una Jo Blade
  • Récompenses :

Shelly, un documentariste un brin voyeur, est toujours toujours à la recherche du sujet rêvé pour ses films. Il décide ainsi d’aller filmer toute une nuit dans un hôtel délabré qui a la réputation d’être la plus hantée des bâtisse de la région. Accompagné de personnes adeptes du spiritisme, il ne manquera pas d’éveiller le terrible Mal qui sommeille dans cette construction.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The speak - Don’t speak !
Par : Damien Taymans

Shelly Duwise reçoit une ultime chance de sauver sa carrière de réalisateur, déjà sur le déclin. Le dernier épisode de sa série destinée à Internet intitulée "The perfect apparition" prendra place dans le mythique Don Parke Hotel, réputé hanté. Une occasion unique d’offrir enfin une dose de frissons aux spectateurs téméraires, au risque de vendre là sa dernière toile. Malgré les recommandations du concierge de l’immeuble et les avis avisés de l’assistance du BIFFF ("N’y va pas !!!!!"), l’équipe de documentaristes s’introduit dans le manoir hanté pour le meilleur et ... pour le rire !

A l’origine, un projet incroyable : réaliser un film en un seul plan et une seule prise afin de jouer au mieux la carte de l’authenticité. En cours de tournage, les ambitions sont revues à la baisse : des plans-séquences de 8 à 10 minutes sont shootés et montés de manière à ne pas laisser transparaître les différentes parties. Au final, The speak est un énième documenteur désincarné empruntant autant au Projet blair witch (la possession de Jackson et les multiples preuves matérielles d’une malédiction) qu’à sa séquelle qui présentait une équipée de fanatiques venus enquêter, caméra à l’épaule, sur le précédent convoi de vidéastes amateurs mystérieusement disparus.

Long comme un jour sans pain, en dépit d’une durée pourtant courte, The speak ne distille jamais la moindre tension : les effets ratés (des ombres à peine discernables déambulent en arrière-plan) et les retournements échevelés ("Mon dieu, on ne peut plus s’évader par la fenêtre, elles sont recouvertes de briques !") s’accumulent tandis que les acteurs surjouent une peur jamais palpable. Anthony Pierce, néophyte issu du milieu de l’immobilier, torche avec cette série B involontairement désopilante une jolie petite visite guidée d’un bâtiment insalubre contenant son lot de recoins sombres et de repaires d’arachnides, prompts à hérisser les poils d’une jeune vierge effarouchée - et non tondue, important !

Présenté en avant-première mondiale au BIFFF 2011 (seuls les acteurs, Anthony et sa gonzesse avaient eu l’immense joie de le voir auparavant), The speak annihile même complètement son traitement "reality-show" dans un final incroyablement crétin. A se demander comment Tom Sizemore a pu accepter de venir cachetonner dans cet étron bas-du-front.


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