Critique de film

Trauma

"Trauma"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Chili
  • Durée : 1h46
  • Musique : Ignacio Redard
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  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Quatre amies en visite dans un coin rural du Chili sont brutalement attaquées par un homme et son fils qui semblent descendre d’une lignée appartenant au passé sombre de l’histoire du pays…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Trauma - Traumatisme (presque) supportable
Par : Quentin Meignant


En pleine prise de vitesse ces dernières années au niveau du cinéma d’horreur, notamment dans le genre ouvertement trash et choquant, le cinéma sud-américain peut compter sur quelques forcenés du domaine parmi lesquels Lucio Rojas se taille une belle part de gâteau. Auteur du convaincant Sendero il y a trois ans de cela, le metteur en scène chilien revient sur le devant de la scène en 2017/2018 avec Trauma, une oeuvre à la limite du supportable qui a fait le bonheur (ou l’horreur) de nombreux festivaliers à travers le monde, dont ceux du BIFFF 2018.

Trauma suit quatre jeunes femmes parties en week-end à la campagne qui doivent faire face à l’antipathie locale. Pire, lorsqu’elles tombent nez-à-nez avec un homme étrange et particulièrement violent, c’est toute leur vie qui bascule dans l’horreur et la dépravation. Sur base de ce pitch très à même à faire virer une oeuvre dans le glauque le plus sanglant, Rojas pose d’emblée les jalons de son ensemble avec un flashback à la limite du supportable en guise de mise en bouche.

Dès lors, tout est à l’avenant durant une première partie de film plutôt dantesque qui alterne quelques séquences de dialogue assez conventionnelles et des scènes d’un sadisme rare, à la limite de la folie. Désireux de choquer le public, Rojas arrive sans problème à ses fins même si, au final, blasé par la cruauté et la glauquerie des premières scènes, le spectateur trouvera sans doute à redire dans la seconde partie de l’ensemble, un peu moins percutante et moins inventive. Quelques sensations fortes restent néanmoins à souligner dans la dernière ligne droite qui, sans prendre de gants, assène quelques derniers gros coups de boutoir.

A force de vouloir choquer et dégoûter le spectateur d’entrée de jeu, Lucio Rojas a oublié de faire tenir son film sur la longueur mais ce Trauma reste néanmoins une excellente surprise et fait sans conteste office de grosse séance de minuit de ce BIFFF 2018.

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