Critique de film

Vanishing Waves

"Vanishing Waves"
affiche du film
  • Genre : Romance, Science-fiction
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Lithuanie
  • Durée : 2h00
  • Musique : Peter Von Poehl
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  • Bande annonce
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  • Récompenses : --

Avez-vous déjà rêvé d’être à l’intérieur d’un autre corps et de vivre une expérience fusionnelle avec l’âme qui y habite? Lukas décide de participer à un projet scientifique de ce genre. Il se retrouve ainsi projeté dans l’âme d’une certaine Aurora, plongée quant à elle dans le coma. Lukas découvre l’univers intérieur fascinant de la jeune femme, qui mène une vie dans son propre corps sans savoir qu’elle est y enfermée. Loin des restrictions de la réalité, Lukas et Aurora vont donner libre cours à leurs instincts primaires, se complaisant dans ce fantasme virtuel. Le retour à la réalité sera difficile pour le jeune homme...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vanishing waves - Transfer
Par : Damien Taymans




Parce qu’il sacrifierait n’importe quelle parcelle de son corps sur l’autel du progrès scientifique, Lukas accepte volontiers de devenir le cobaye d’une nouvelle expérience destinée à explorer le monde intérieur du coma, ce purgatoire psychique dont la seule connaissance repose sur les variations de l’échelle de Glasgow. Occasion rêvée pour Lukas d’écosser chaque particule de ce mystérieux Loch cérébral : il pénètre ainsi dans l’esprit d’un patient comateux inconnu, Aurora, passionnante jeune femme qui mène une vie intérieure paradisiaque sans conscience de l’immobilité de son enveloppe charnelle. Loin des restrictions de la réalité extérieure, les deux êtres vont laisser parler leurs pulsions et leurs instincts les plus primaires...

Vanishing waves aka Aurora aura au moins eu le mérite de faire mentir les traditions d’une industrie cinématographique lituanienne extrêmement modeste enlisée la plupart du temps dans la reproduction réalistico-dramatique. La pellicule de Kristina Buozyté et de Bruno Samper plonge dans l’onirisme le plus ardent, respectant au pixel près l’imagerie science-fictive (les multiples synapses collées sur le crâne chauve et une plongée en milieu liquide pour atteindre l’au-delà psychique, les couloirs aux murs immaculés du centre médical) et empruntant çà et là aux canons du genre pour quelques séquences charnelles (la pyramide des plaisirs érigée avec une montagne de corps entièrement nus évoque les embranchements organiques d’Antichrist). En résulte un intéressant contraste entre les événements vécus par les deux personnages en permanente connexion dans les mondes réel et irréel, vécu et fantasmé.

En se limitant à la dichotomie et en ne créant aucune arborescence entre les deux dimensions, psychiques et physiques, Vanishing waves crée une constante opposition tant au niveau du fond que de la forme (le cinéaste se regarde filmer lors des explorations contemplatives de l’esprit humain) qui contraint l’œuvre à demeurer agréable à contempler mais foutrement inoffensive, à l’inverse du Transfer de Lukacevic (hélas toujours inédit chez nous).


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