Critique de film

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Cry wolf

"Cry wolf"
affiche du film

Quand une jeune femme est retrouvée morte, un groupe d'étudiants décide de répandre la rumeur d'un tueur en série en liberté nommé "The Wolf". Ils vont même jusqu'à décrire ses prochaines victimes, créant un climat de panique dans la ville. Quand les victimes sont véritablement assassinées cependant, le petit jeu s'avère moins rigolo.

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Trailer - Cry wolf (2005)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cry wolf - Wadlow a vu le loup...
Par : Damien Taymans

Le réalisateur Jeff Wadlow est assez méconnu dans le monde cinématographique horrifique. Et pour cause, Cry wolf est sa quatrième réalisation et du même coup son premier long métrage. Mieux encore, il sonne son entrée dans le monde du film à suspense puisqu’il n’avait jusqu’alors signé que des courts de comédie (La tour de Babel, Manual Labor, Catching Kringle). Pour réussir son entrée, Wadlow se fait accompagner de Beau Bauman au scénario avec lequel il avait déjà travaillé sur La tour de Babel. Coté casting, de nombreux noms peu ronflants puisque l’essentiel de celui-ci vient du monde de la télévision et des séries. Seule exception : Jon Bon Jovi qui signe sans doute ici sa pire interprétation…

Pourtant, le cinéma nous l’a déjà démontré maintes fois, ces considérations ne suffisent pas toujours à cerner une œuvre. Le fait qu’un film soit peuplé d’illustres inconnus n’est pas un gage assuré d’échec, sans quoi des générations entières de cinéastes n’auraient pu voir le jour. Cry wolf est un thriller qui se déroule dans un milieu estudiantin. N’y voyons pas pour autant une ultime répétition des sous-produits slashers pour adolescents boutonneux. Assez adroitement, le réalisateur nous sert une série d’éléments propres au genre avant de les éviter, prouvant par là la qualité de sa vision du genre. Ainsi, naît une histoire d’amour entre le héros et celle qui semble être l’héroïne mais celle-ci tournera rapidement court afin de permettre à l’intrigue de reprendre ses droits.

L’intrigue ? Elle est assez banale. Des étudiants propagent une rumeur au sein de l’établissement scolaire et se voient rattrapés par celle-ci, poursuivis par le bruit qu’ils ont eux-mêmes créé. Dès lors, le réalisateur joue sur les sous-intrigues, semant progressivement le trouble dans la tête des protagonistes qui en viennent tout naturellement à se demander si ce à quoi ils assistent est la réalité ou une nouvelle plaisanterie de l’un de leurs camarades. Jusque-là me direz-vous rien de neuf… Thriller alimenté à la sauce Sexcrimes, le film se révèle être une énième variation sur le thème et ne proposera aucune nouveauté. On a même droit à un twist final carrément bidon qui foutra en l’air le reste du film. Mais réduire Cry wolf à cette seule donnée reviendrait à en fournir une version erronée.

Car, de bout en bout, le métrage s’avère être une petite partie de plaisir pour le réalisateur. Un début assez brouillon, des personnages très caricaturaux, une intrigue déjà vue, certes. Mais cela n’empêche pas Wadlow de s’amuser comme un fou et de soigner son image comme il le faut, livrant une œuvre qui, si elle ne séduit pas par son scénar, parvient tout de même à tenir le spectateur en haleine à certains moments. Poursuivant ses efforts et ses effets, Wadlow soigne particulièrement la fin de son métrage, y concentrant l’essentiel de son intrigue. Pour ce faire, accélération de rythme sans plus de respect pour le spectateur. Des montagnes russes ascensionnelles qui ne sont entrecoupées que de flash backs ramenant aux propos du début du film. C’est assez maladroit, c’est parfois même tout à fait gauche, mais ça soulève indéniablement les bonnes intentions de l’auteur qui a fait ce qu’il a pu pour créer une tension.

Cry wolf n’est donc pas un bon thriller au suspense haletant qui vous met sur le cul en deux temps trois mouvements. Il est plutôt le terrain de jeu d’un réalisateur en devenir qui, rempli de bonnes intentions, comble difficilement son manque de savoir-faire par le biais d’artifices douteux mais sympathiques.

Si vous avez vu Sexcrimes et ses produits dérivés, vous pouvez éviter Cry wolf. Sinon, celui-ci vous fournira une bonne petite entrée en matière… ou vous donnera envie de crier au loup…


Critique de Cry Wolf - Et moi j’hurle à l’ennui...
Par : Gore Sliclez

Préparé selon la très rentable recette inhérente aux teenager movies, Cry Wolf nous propose trois des ingrédients les plus récurrents du genre : collège huppé, p’tits cons et jolies pépés. Réalisé par un pro en la matière (Jeff Wadlow), le film ne dépareille donc pas dans cette longue série de réalisations ciblant le public d’ados.

Seule éclaircie au tableau, un scénario plus travaillé et une idée de base originale qui consiste, pour une bande de fils à papa, à créer de toute pièce un serial killer. Une rumeur qui se répandrait sur tout le campus universitaire et révélerait l’identité d’un vrai criminel en liberté et toujours pas arrêté. Cette histoire de l’arroseur arrosé nous vaut un twist final intéressant sauvant ainsi le film du statut de daube intégrale.
Du casting, on retiendra les noms de Lindy Booth (Détour Mortel et The Skulls 2), de la jolie gueule d’amour Julian Morris et surtout Jon Bon Jovi en prof (on aura décidément tout vu).

Oscillant pauvrement entre Scream, les rebondissements à la Sex Crimes ou encore un final très Peur Primale, Cry Wolf ne fait pas peur, ne fait pas rire (ou alors involontairement) et n’émoustille même pas. Et pourtant avec ces étudiantes en mini jupes il y avait franchement de quoi.

Pour âmes sensibles seulement…

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