Critique de film

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Dead men walking

"Dead men walking"
affiche du film

Un tueur, contaminé par une mystérieuse toxine, se retrouve enfermé dans une prison de haute sécurité où il transforme prisonniers et gardiens en de dangereux zombies assoiffés de sang et de chair humaine.

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Trailer - Dead men walking (2005)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dead men walking - La ligne gerbe
Par : Chroniqueurs

Par Nicore

Avant de devenir réalisateur attitré de l’opportuniste boîte de production The asylum (pour laquelle il répondit au récent remake de Terreur sur la ligne par When a killer calls, ou encore avec Snakes on a train pour Des serpents dans l’avion), le réalisateur Peter Mervis signait pour son premier long métrage un petit budget avançant des zombies dans l’univers carcéral, mais surtout surprenant par le nombre et la qualité de ses effets gore graphiques. Le script enferme un tueur contaminé par une mystérieuse toxine dans une prison de haute sécurité où il transforme prisonniers et gardiens en de dangereux zombies assoiffés de sang et de chair humaine.

Après une séquence d’introduction déjà très graphique montrant un homme en train de démastiquer à coups de fusil des zombies dans une maison, avant d’être perturbé par l’arrivée de la police et d’essayer en vain de se suicider, nous apercevons le personnage principal : une jeune femme travaillant au C.D.C. (Center for Disease Control) du gouvernement américain se rendant sur les lieux. Ensuite, l’intrigue s’installe durablement dans cette prison pour y suivre l’arrivée du tueur de zombies survivant de l’introduction, devenu malade, qui est conduit en compagnie d’autres nouveaux arrivants vers le surveillant en chef, qui leur dicte les règles de conduite dans "sa" prison, tandis que le malade est finalement dirigé vers l’infirmerie vu son état alarmant où il est examiné par un docteur qui finit par recevoir une gerbe de sang vomi par l’homme de plus en plus mal en point. Le métrage met également en avant ses autres protagonistes. Le directeur de la prison qui reçoit personnellement un détenu, roi de l’évasion, afin de le menacer de lourdes représailles s’il tente de s’évader, tandis que notre demoiselle du C.D.C. arrive sur place pour y visiter l’homme malade fraîchement rendu. Mais, entre-temps, celui-ci a été conduit dans une cellule après ses exploits vomitifs et s’est transformé en zombie qui attaque des gardes alertés par ses grognements avant d’être abattu. Comme on peut facilement s’en douter, chaque personne touchée par le sang vomi par cet homme (qui ne se prive pas de cracher sur d’autres détenus) ou mordue ne manque pas de se transformer peu après en zombie. Bientôt, c’est quasiment l’ensemble des prisonniers qui deviennent hystériques dans leur état zombiesque et s’en prennent aux malheureux gardiens qui ont bien du mal à leur faire face.

Si l’introduction se montre déjà très jouissive avec des plans extrêmement sanglants, la mise en situation des différents personnages peine quand même à captiver le spectateur. Et ce, en dépit des efforts du réalisateur qui tend à rendre ses protagonistes souriants de manière hélas trop facile (le surveillant en chef s’avère bien trop caricaturé, par exemple). Heureusement, cette présentation ne s’étend guère et laisse rapidement et régulièrement l’intrigue reprendre son cours en suivant l’état de ce nouveau détenu se dégradant à chacune de ses apparitions jusqu’à sa mort, alors que le métrage joue aussi sur la répulsion que peut provoquer cette toux sanguinolente contaminant les autres prisonniers. Mais une fois que le premier zombie est lâché dans la prison (en faisant d’un médecin de l’infirmerie la première victime), le film se lance dans une succession de rebondissements vifs et alertes et s’ingénie à mettre en avant le combat des gardes contre ces zombies littéralement déchaînés et hargneux, tout en suivant parallèlement la fuite de notre agent du C.D.C. Hélas, les états d’âme de différents personnages atteints par cette toxine avant leur mort viennent parfois ralentir le rythme effréné de l’ensemble, tout comme ces pauses destinées à consolider l’origine de la contamination (qui reste bien insipide).

Il ne faut pas donc compter sur les séquences d’action pour rendre le métrage efficace, ces dernières savent justement dynamiser de façon furieuse et volontaire l’ensemble, avec des scènes sanglantes de repas des zombies très visuelles et volontaires, tandis que les courses poursuites dans les couloirs de la prison fonctionnent à cent à l’heure et que les zombies périssent très souvent la tête éclatée par des coups de feu dévastateurs en éclaboussant abondamment les murs. Le réalisateur, s’il peine à réussir ses effets de surprise aisément prévisibles, agrémente son film de références directes au classique de George A. Romero La nuit des morts-vivants aussi bien au travers du final que par cet enfant s’attaquant à son père.

L’interprétation est plutôt quelconque, avec juste la toute mignonne Bay Brunner qui s’active généreusement dans un rôle physique, tandis que la mise en scène du réalisateur se montre vive, alerte, mais use trop souvent d’effets clipesques lors des scènes sanglantes et d’action. Les effets spéciaux, réalisés à "l’ancienne" sans l’emploi du numérique, sont probants et versent de manière jouissive dans un gore franc et parfois très généreux.

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