Critique de film

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Déjà vu

"Déjà vu"
affiche du film

Alors qu'il enquête sur l'explosion d'une bombe sur un ferry à la Nouvelle Orléans, l'agent Doug Carlin se voit enrôlé au sein d'une nouvelle cellule du FBI ayant accès à un appareil gouvernemental top secret permettant d'ouvrir une "fenêtre sur le temps", et ainsi de retrouver les preuves nécessaires à l'arrestation d'importants criminels. Cette fenêtre permet d'observer des évènements dans le passé s'étant déroulés quatre jours, six heures et quelques minutes auparavant... pas une de plus, pas une de moins. Durant son investigation, Doug va découvrir que ce que la plupart des gens pensent n'être qu'un effet de leur mémoire est en fait un don bien plus précieux, une force qui le mènera vers une course contre la montre pour sauver des centaines d'innocents.

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Trailer - Déjà vu (2006)
Par : Damien Taymans


VF déjà vu bande annonce par Saku399

Les critiques à propos de ce film

Critique de Déjà-vu - Mais pas oublié...
Par : Chroniqueurs

Par The creeper

Sorte de variation sur le très bon Ennemi d’état, Déjà-vu marque le retour de Tony Scott à des oeuvres plus grand public après avoir poussé ses expérimentations formelles jusqu’au point de rupture avec Domino. Fini lumières et couleurs saturées avoisinant le trip hallucinogène ou le découpage du récit frisant parfois la crise d’épilepsie. On le retrouve ici sous l’égide de Jerry "je fais exploser le décor toutes les 20 minutes" Bruckheimer. Pour un film d’action décomplexé et décérébré ? Un retour aux sources digne de Top Gun ? Pas vraiment.

Si Déjà-vu propose son lot de fusillades, de poursuites, d’explosions faisant valser les bagnoles 10 mètres en l’air, Tony Scott ne peut s’empêcher d’explorer des pistes narratives et visuelles inédites pour ce genre de production. Parvenant à susciter de l’intérêt pour les personnages interprétés par Denzel Washington et la toute mimi Paula Patton et dont la romance à travers l’espace-temps sera le moteur de l’action.

La nouvelle Orléans vient à peine de se relever de l’ouragan Katrina qu’un terroriste fait sauter un ferry, faisant 543 victimes. Un agent de l’ATF Doug Carlin (Denzel) est chargé de l’enquête. Et puisqu’il est natif de la région et doit savoir où regarder, il est enrôlé dans une nouvelle section du FBI qui utilise un procédé révolutionnaire donnant la possibilité de voir ce qu’il s’est passé 4 jours et 6 heures avant.
Seul problème, les enquêteurs n’ont droit qu’à une seule vision. Impossible de reculer ou d’avancer à l’envie, seuls les changements d’angles, donc de point de vue sont possibles.
Où regarder ? Que chercher ? L’agent Carlin choisit de s’intéresser à la vie de la très belle Claire Kurchever, retrouvée morte et à moitié brûlée mais 1 heure avant l’explosion. Et là, il va tomber amoureux de cette femme, cherchant toujours à en savoir plus et avec comme ambition impossible de pénétrer dans sa vie, passer de l’autre côté de l’écran... Et si Claire peut ressentir la sensation d’être observée, ne serait-il pas envisageable de la prévenir, d’envoyer un message voire mieux de se transporter de "l’autre côté" ? Et oui, car plus qu’une machine permettant de visionner passivement ce qu’il s’est passé 4 jours avant, c’est en fait une fenêtre sur le passé qui peut être entrouverte l’espace d’un instant.

Intrigue rythmée et bien construite, malgré quelques incohérences sûrement dues aux fluctuations spacio-temporelles, le film est captivant. Tony Scott nous faisant même l’honneur de scènes d’anthologie comme cette poursuite en voiture entre deux espace-temps différents.
Mais le plus intéressant et intriguant est que Denzel effectue le rêve de tout fan de cinoche, arriver à pénétrer et influer sur le film qui se déroule devant lui. Au départ, il se contente de modifier les angles de vision instantanément, réalisant le premier fantasme de tout bon fan (ou même de réalisateurs), agir en véritable démiurge. Progressivement, sa fascination pour ce qu’il voit l’amène à tenter de rentrer carrément dans l’écran. Alors que dans le film La rose pourpre du Caire, le personnage de Woody Allen y parvenait de manière poétique (il était carrément interpellé par l’héroïne de la fiction), ici le procédé est plus technologique.
Alors qu’au départ le personnage de Denzel Washington se contentait, grâce aux changements d’axe de la caméra, d’une analyse de la surface (plane) de l’image, petit à petit il recherche une vérité dans la profondeur de champ. Et si cette recherche de la profondeur était rédhibitoire dans le Blow up d’Antonioni et dans Les frissons de l’angoisse de Dario Argento, elle s’avère ici décisive et opportune. D’ailleurs, Déjà-vu peut être considéré comme une extension moderne de Blow up puisque le film de Tony Scott répond, en partie, à la question sous-jacente dans celui d’Antonioni "Que se passerait-il si Thomas (le héros de Blow-up) arrivait à passer à l’intérieur de la photo qu’il a prise et qu’il analyse ?"

Un film hybride qui sous ses airs d’actionner rétréci du bulbe se montre aussi jouissif que réflexif. Tony Scott profitant de cette production mainstream pour déployer une mise en scène aux expérimentations formelles moins ostentatoires mais tout aussi passionnantes.
Le cahier des charges (explosives !) est respecté, production Bruckheimer oblige, mais Scott n’oublie pas pour autant de soigner ses plans et de livrer plus qu’une simple série B de commande.

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