Critique de film

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Détour mortel 2

"Wrong turn 2 : Dead End"
affiche du film

Six concurrents d'un jeu de téléréalité, "The Ultimate Survivalist", sont envoyés pendant six jours dans une simulation de monde post-apocalyptique dans l'ouest de la Virginie. Rapidement, les participants vont se rendre compte qu'ils devront lutter pour sauver leur vie, menacée par des cannibales.

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Trailer - Détour mortel 2 (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Détour mortel 2 - Détournez-vous !
Par : Damien Taymans

Alors que le premier opus réalisé par Rob Schmidt nous avait complètement séduits, voilà qu’on récidive dans la lignée pour nous combler avec une séquelle qui part sur des bases similaires que Détour mortel. A la baguette, Joe Lynch, néo-réalisateur qui entend bien signer une réussite pour son baptême de la bobine.

En jeune bleu, Lynch commet des erreurs que son homonyme David n’aurait jamais commises. Défiant de plein pied le jeu de la surenchère, le réalisateur a voulu nous offrir encore plus de meurtres, encore plus de sang, encore plus de gore. Le seul problème, c’est que contrairement à des films comme Hostel ou Saw qui jouent de ces données, le premier opus de la « saga » avait surtout charmé par sa tempérance dans ce genre d’explosion d’hémoglobine et par son horreur psychologique croissante. Ainsi, en nous balançant tout de go des effusions sanguines à la figure, Lynch a emprunté un mauvais chemin et s’est fait son propre détour mortel.

D’autant que le concept de base n’a jamais réussi à envoûter qui que ce soit. Les films d’horreur démarrant par une pseudo télé réalité ne sentent jamais bon et constituent en général un champ de navets qu’il fait bon ne pas arroser. Des candidats se battant pour gagner une somme se retrouvent en lutte contre d’autres forces, inattendues, celles-là. Avouez que le script flaire le déjà-vu et qu’on est déjà assez servis dans le genre. Après un début convenu et ennuyeux, on ne se réveille pas plus lorsqu’on assiste à ces meurtres en série commis par des créatures répugnantes. On notera deux passages assez sympas toutefois : le baiser échangé entre deux créatures incestueuses et l’explosion de deux monstres produite par le Colonel.

Mis à part ça, on s’embête tout au long du métrage et, quand arrive enfin la scène finale (et en voyant cette dernière), on se dit qu’on a vraiment perdu son temps.


Critique de Détour mortel 2 - Version série B
Par : Gore Sliclez

Quelle drôle d’idée d’offrir à un inconnu la responsabilité d’une suite au renommé Wrong Turn de Rob Schmidt. Joe Lynch, pour qui c’est son premier film en tant que réalisateur, se retrouve donc avec une pression énorme sur les épaules tant la suite de ce survival hardcore qui avait sublimé et étonné les amateurs du genre était fortement attendue.

Pourtant dès le premier quart d’heure de ce Wrong Turn 2, on ne peut s’empêcher d’avoir de grosses inquiétudes. Après une scène d’ouverture bien trash et spectaculaire (une nana se fait littéralement couper en deux), on retrouve très vite les clichés habituels du film de commande d’un certain cinéma d’horreur caressant dans le sens du poil les producteurs et les teenagers avides de cul, d’images bien gore et de dialogues pipi caca (décidément merci Paul Weitz).

Une équipe de tournage pour une émission de télé réalité se retrouve en plein territoire des bouseux-cannibales-post-Tchernobyl. Pour ce concours « Apocalypse », on retrouve la bimbo, la nymphomane, le black, la lesbienne ou encore le crétin de service aux blagues plutôt graveleuses le tout dirigé par un ancien marine plus vrai que nature. Pour ce casting que d’inconnus si ce n’est la présence de Daniella Alonso déjà aperçue dans La Colline a des yeux 2. Le décor et les personnages plantés commence alors une impitoyable mise à mort dont le seul but est de garnir le garde-manger des rednecks locaux.

Et puis… et puis on en arrive à douter très vite de la façon d’aborder ce film. Si Rob Schmidt avait choisi le survival classique à haute tension en lorgnant notamment du côté de Deliverance (1972) de John Boorman, Joe Lynch semble quant à lui avoir emprunté le style Série B (mais à gros budget quand même) d’abord pour se moquer ironiquement de la télé réalité omniprésente aux States (le choix délibéré du casting de l’émission, le souhait d’intégrer du sexe pour booster l’audimat etc.) mais surtout pour se lancer dans une surenchère no limits à coups de litres d’hémoglobine et de scènes hautement répugnantes. Un choix qui sera à la fois judicieux si on tient compte de cette volonté délibérée de ne pas se prendre au sérieux mais aussi son plus gros défaut si on part du principe que trop de gore tue le gore.

Si, à aucun moment, on ne s’ennuie réellement grâce à une tension bien entretenue et à quelques trouvailles scénaristiques et humoristiques bien balancées, on se lasse très vite de ces tripailles dégoulinantes, ces rognons, ces doigts en zakouskis ou autres abats découpés par cette famille de bouchers dégénérés dont le maquillage ne porte plus le label Stan Winston et ça se voit.

Exit donc le côté subversif, craspeque et réaliste de son aîné, Wrong Turn 2 préférant choisir le visuel facile et l’hommage maladroit (cette scène de repas familial identique au Chainsaw d’Hooper franchement limite) le tout en respectant un canevas plus simpliste sans doute pour le marché DVD.

Pour autant le film n’est pas non plus la grosse daube tant décriée mais tout au plus un film sympa qui se laisse regarder sans le moindre sérieux si tant est qu’il soit abordé de cette façon-là et non comme la suite tant attendue de l’œuvre de Rob Schmidt.


Critique de Détour Mortel 2 - Exploitation pure et simple
Par : Quentin Meignant

Fort d’une expérience de quelques longs-métrages (passés inaperçus), Rob Schmidt avait véritablement lancé sa carrière en 2003 en faisant montre d’une inventivité sadique appréciable avec son fameux Détour Mortel. Sentant le bon coup commercial, Twentieth Century Fox obtint alors les droits de la (future) franchise et prit son temps pour produire une séquelle dévolue au marché DTV. Histoire de pouvoir contrôler le tournage, la firme engagea Joe Lynch, néophyte total dans le domaine de la réalisation, tout heureux de se retrouver là et remplaça le créateur de la mythologie, Alan B. McElroy, par les fidèles Turi Meyer et Al Septien. Si ces changements traduisirent au mieux une volonté d’exploitation purement commerciale (et donc chichement artistique), Détour Mortel 2 d’entrer dans la veine du premier volet tout en étant agrémenté à une mode plus « contemporaine : Six concurrents d’un jeu de télé-réalité, "The Ultimate Survivalist", sont envoyés pendant six jours dans une simulation de monde post-apocalyptique dans l’ouest de la Virginie. Rapidement, les participants vont se rendre compte qu’ils devront lutter pour sauver leur vie, menacée par des cannibales.

En permettant à Détour Mortel 2 de s’attaquer à l’univers préfabriqué de la télé-réalité, les scénaristes, Turi Meyer et Al Septien, déclenchèrent sans le vouloir la perte irrémédiable du métrage avant même son entame. La mode de la télé-réalité, vendeuse à souhait, ne peut être prise que comme un « incitant commercial » supplémentaire pour ce second volet, faisant donc totalement fi du caractère forcément plus intimiste de son prédécesseur. De plus, si la superficialité des personnages, leur mauvaise foi et leurs vices rendent la fable suffisamment sympathique que pour être suivie, l’ensemble en lui-même souffre énormément d’un caractère trop « noued-noued », inhérent au principe même de télé-réalité, et plus particulièrement au concept de l’émission utilisée dans l’œuvre.

Joe Lynch ne brillant guère derrière la caméra et se distinguant jamais au niveau de la mise en scène, Détour Mortel 2 sombre rapidement dans l’ennui malgré quelques trémolos sanglants et dénonciateurs. Entre quelques séquences sanguinolentes passables, le métrage n’oublie bien entendu pas de critique l’univers pré-fabriqué de l’industrie télévisuelle actuelle. Heureusement, après quelques longueurs, s’étirant tout de même sur toute la première partie du film, l’ensemble connaît une légère hausse de rythme durant la suite des événements, notamment par le biais de quelques scènes dérangeantes. Reprenant évidemment quelques éléments courants du slasher (nudité, sexe,…), Détour Mortel 2 parvient à surprendre dans le traitement apporté à des mises en situation pourtant déjà largement usitées.

Choquant en de rares moments, Détour Mortel 2 n’oublie hélas pas de sombrer dans un final ignoble visuellement et au niveau du montage. Appelant forcément un troisième volet, le métrage de Joe Lynch ne surclasse bien entendu pas l’inoubliable œuvre de Rob Schmidt et la salit même, surexploitation du thème oblige.


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