Critique de film

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Détour

"Snarveien"
affiche du film

De retour de Norvège, Lina et Martin arrivent à un barrage routier où un policier leur dit de faire un détour dans la forêt suédoise. Mais à cause d'un incident, ils sont bloqués dans des bois. Toutefois tout paraît beaucoup trop étrange pour être accidentel. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont sous surveillance vidéo et tiendront les rôles principaux d'un snuff movie diffusé direct sur Internet.

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Trailer - Détour (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Détour - Mortel, le détour
Par : Damien Taymans

Pour le mariage d’un pote, on est prêt à tous les sacrifices. On irait jusqu’à organiser un enterrement de vie de garçon et à se soumettre soi-même au supplice de la strip-teaseuse afin de ne pas entacher la conscience du futur marié. Lina et Martin, eux, n’hésitent pas à se rendre en Suède pour ramener des caisses entières de bibine pour la cérémonie de leur ami. Mais les Suédois, ils font pas que dans l’assemblage de meubles en kits. Y en a aussi qui, engoncés dans leur banlieue miteuse, chassent le touriste égaré et en font des trophées de chasse qu’ils exposent sur le Net...

Nouvel Eldorado du cinéma de genre (Morse, Sauna, Dead snow, Cold Prey pour s’en convaincre), la Scandinavie contient également, y a pas de raison, son lot de pellicules aseptisées et ringardes. Détour (Snarveien dans cette langue de barbares) fait partie de ces inepties filmiques qui, à force de reproduire les modèles américains, en vient à ne même plus distiller la touche d’exotisme tant espérée. En lieu et place, une forêt norvégienne semblable à toutes les forêts, des consanguins plutôt radins en matière de sévices, une intrigue calquée sur les survivals US, toutes décennies confondues (du Massacre de Hooper à celui de Nispel), et un manque cruel de réalisme constituent ingrédients du premier long métrage de Severin Eskeland, pourtant aguerri dans le domaine de l’horreur où il s’est illustré en réalisant coup sur coup quelques courts.

Biberonné avec les massacres de Jason Vorhees (film de chevet : Friday the 13th part 4, ça ne s’invente pas), Eskeland entendait avec Détour mettre en scène un survival réaliste, empruntant les sentiers sinueux d’immenses étendues sylvestres, à l’image de ceux déjà foulés par ses héros dans le court Hytta, travail d’étude réalisé quatre ans plus tôt. Réinvestissant l’essentiel de ses connaissances en matière de chasse à l’homme et de survie forestière, le Norvégien ne fait finalement qu’enquiller les conventions ("Une déviation ? un pneu crevé ? une femme perdue au bord de la route ? on a vraiment la guigne !"), ne les évitant parfois qu’au prix d’un affligeant manque de réalisme. Les enjeux dramatiques, réduits à néant par les incessants bavardages et spéculations gonflantes du couple, se voient en outre anéantis par un scénario extrêmement naïf qui tue dans l’oeuf tout potentiel effet de surprise (le couple de vieux pue l’embrouille à plein nez tout comme les autres membres de cette équipée de pervers).

Détour, au gré de déviations obligatoires, entraîne le spectateur dans le registre du survival, du torture porn (méga soft, qui plus est) et du snuff movie. Un tour d’horizon qui s’avère au final plutôt fade en dépit d’une honorable facture formelle.


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