Critique de film

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Deux yeux maléfiques

"Due occhi diabolici"
affiche du film

Ce film est l'adaptation de deux nouvelles d'Edgar Allan Poe plus effrayante l'une que l'autre. "L'ETRANGE CAS DE Mr VALDEMAR."Une femme s'adresse à son amant pour profiter du fait que son mari est dans le coma. Il s'agit de plonger ce dernier sous hypnose afin de s'emparer de l'héritage via un contact avec le notaire. Mais Monsieur Valdemar meurt sans avoir rien signé et ne tarde pas à revenir d'outre-tombe pour une terrible vengeance. "LE CHAT NOIR." Un photographe amateur de prises de vue morbides, se retrouve mentalement atteint par l'arrivée d'un chat étrange adopté par sa femme. Il le tue et photographie son agonie. Sa femme le quitte. Il la tue à son tour et dissimule son cadavre dans un mur mais son crime est découvert grâce à l'arrivée d'un chat identique au précédent.

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Trailer - Deux yeux maléfiques (1990)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deux yeux maléfiques - Deux maîtres à la baguette...
Par : Damien Taymans

Les histoires d’Edgar Allan Poe ont connu de nombreuses adaptations pour le grand écran et la petite lucarne. Notamment durant les années 60 avec Roger Corman (La Tombe de Ligeia, Le masque de la mort rouge) ou durant les années 70 où réalisateurs latins s’arrachèrent ses histoires. Ces adaptations ne trouvent pas de renouveau durant les années 80 et 90, où elles ne sont souvent traitées qu’en dernier recours.

Deux yeux maléfiques devait être à l’origine l’occasion de regrouper quatre grands réalisateurs du monde horrifique sur le thème des histoires d’Edgar Allan Poe. A la base du projet, les quatre réalisateurs étaient Dario Argento, George Romero, Wes Craven et John Carpenter, sublime brochette du grand monde du fantastique. Seulement, une telle entreprise pose certains problèmes d’organisation et il n’est pas évident de réunir tout le monde en même temps. A force d’attendre que chacun se libère, Wes Craven s’attèle au projet Shocker et John Carpenter part voguer sous d’autres horizons. Dès lors, lâchés par leurs deux comparses, Argento et Romero (qui ont travaillé ensemble sur Zombie) décident de faire le film à eux seuls.

Deux yeux maléfiques se présente comme un film à sketchs, domaine dans lequel excelle George Romero puisque c’est sur cette base qu’il a réalisé Creepshow, Creepshow 2 et Les contes de la nuit noire. Pourtant, contrairement aux films à sketchs traditionnels, le métrage ne permet pas de faire de lien entre les deux histoires (pratique pourtant courante comme l’illustrent la bande dessinée dans les Creepshow, les histoires contées par le petit garçon dans Tales from Darkside ou les déboires du légiste dans Body bags). Fonctionnant comme deux œuvres indépendantes, chacune possède même son propre générique.

Le premier épisode est celui de George Romero qui décide d’adapter la nouvelle L’étrange cas du docteur Valdermar, une histoire morbide dans laquelle le sieur Romero aura le grand plaisir de retrouver un spécimen de ses chers zombies. Mené à la manière d’une intrigue policière, le métrage est un savant mélange entre le genre policier et le fantastique pour finir dans une apothéose horrifique. On retrouvera sans déplaisir l’égérie Adrienne Barbeau (La chose, Creepshow) titubant tant bien que mal dans cette histoire extrêmement bien amenée et très efficace.

Ce n’est pas tout à fait le cas du deuxième segment de l’œuvre, réalisé par Dario Argento. L’adaptation du Chat noir d’Edgar Allan Poe fut l’un des choix les plus faciles à faire, étant donné la linéarité de l’œuvre originelle et le nombre d’adaptations existant sur grand écran. Et si, justement, cette abondance d’adaptations se révélait être le risque à prendre pour Argento. D’autant que le réalisateur des Frissons de l’angoisse ne s’arrête pas en si bon chemin et se paie même le luxe de remodeler l’histoire à son goût, la rendant davantage contemporaine en mettant en scène un Harvey Keitel alcoolique aux prises avec le matou.

Mais ces risques vont se payer assez cher puisque le métrage ne sera jamais au niveau du précédent segment ni ne se hissera à la cheville des adaptations précédentes. L’histoire tourne en rond et on se demande si le maestro n’a pas tiré celle-ci quelque peu en longueur pour atteindre la durée recommandée. Ainsi, Argento nous sert des scènes dénuées d’intérêt (comme cette visite argentesque du Moyen Age) qui viennent considérablement miner (et non pas minet) la qualité de l’œuvre.

Un bilan mitigé pour cette œuvre dichotomique qui ne soulèvera les passions que lors de son premier segment fort réussi. Dommage qu’Argento se soit fourvoyé de la sorte…

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