Critique de film

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La Disparition d'Alice Creed

"The Disappearance of Alice Creed"
affiche du film

Dans un quartier huppé, deux hommes enlèvent une jeune femme : Alice Creed. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Pourquoi elle ?

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Trailer - La disparition d’Alice Creed (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La disparition d’Alice Creed - Alice au pays de la séquestration
Par : Wizzdumb

Deux salopards décident d’enlever Alice Creed et de la séquestrer dans un appartement. Qui sont-ils ? Pourquoi le font-ils ? Et surtout, pourquoi elle ?

Auteur de plusieurs courts-métrages et scénariste malheureux de The Descent : part 2, J. Blakeson a décidé de quitter la pataugeoire expérimentale des courts pour les eaux profondes du long-métrage avec un pitch parfait pour une première œuvre : trois acteurs, quatre lieux de tournage et – de fait – un budget extrêmement bas pour rassurer les investisseurs frileux.

Mais s’attaquer à un huis clos peut être un véritable cadeau empoisonné si l’on n’en maîtrise pas les codes. D’autant que dans le panthéon du même tonneau, on a quand même des œuvres solidement réussies (Reservoir Dogs, Sleuth, Deathtrap, Bound pour ne citer qu’eux) qui sont sans pitié pour leurs héritiers, à tel point que ceux qui loupent le coche sombrent dans l’oubli le plus total (essayez seulement de vous souvenir d’un huis clos foireux – mis à part votre dépucelage dans votre chambre d’ado).

Heureusement pour nous, Blakeson est un petit malin : à contre-courant des péloches sur-explicites qui verbalisent à tout-va dans le premier quart d’heure, juste pour être sûr que le spectateur puisse être à l’aise avec le « qui – pourquoi – comment » (lire : le spectateur est un con de base), il nous laisse mariner tranquillement sans offrir une once d’explication. Mieux encore, le premier dialogue n’apparaît qu’au bout d’une dizaine de minutes, laissant les personnages entrevoir leurs archétypes dans cette première séquence d’exposition : Vic (Eddie Marsan, vu dans Sherlock Holmes, le futur War Horse de Spielberg, Miami Vice ou encore V for Vendetta) passe ainsi pour le sociopathe en chef – du genre à tailler un pauvre gars qui aurait soufflé sur sa mousse de Guinness en fin de soirée -, Danny (Martin Compston, annoncé dans The 4th Reich et Strippers VS Werewolves) a tout du bleu-bite qui n’en rate pas une quand il s’agit de faire des conneries, et la fameuse Alice Creed (Gemma ArtertonQuantum of Solace, Clash of the Titans, Prince of Persia) disparaît dans un torrent de cris et de pleurs digne d’une midinette capricieuse et inoffensive.

Une fois l’action lancée, on craint la routine scénaristique : enlèvement, menaces, demande de rançon et tout le tintouin soporifique qui accompagne le canevas formaté. Tel un réflexe pavlovien qui nous fait croire que ça aura forcément un goût de merde à force d’en manger, en somme. Hé bien, nom d’un p’tit bonhomme, que nenni ! Blakeson continue à nous bluffer en enquillant une série de retournements – dont certains particulièrement savoureux – et détourne ses personnages des idées préconçues que nous nous en étions faites d’après leur simple observation. Il les pèle comme les couches d’un oignon, démontrant ainsi que l’uniformité des individus n’est qu’un mythe cinématographique, et ces différentes facettes révélées ouvrent alors un champ de perspectives inédit pour le troisième acte.

On peut toutefois reprocher à Blakeson de forcer certains de ses « twists » par facilité, mais pourtant le gros défaut se trouve dans la dernière partie, plus conventionnelle et dès lors plus essoufflée. L’incapacité de gérer son final comme le reste de son film ressemble – osons la métaphore – à Kim Clijsters qui, tétanisée par la peur de vaincre, se fracasse lamentablement à chaque finale de Roland Garros après un parcours sans faute. Et c’est bien dommage car, à force de brouiller ainsi les cartes, de nombreuses fins étaient possibles ; mais peut-être devrions nous chercher du côté du flirt opportuniste pour trouver la réponse : draguer les distributeurs ne se fait qu’avec le meilleur profil, et on connaît malheureusement leur (dés)engagement artistique…

Cela n’empêche pas Alice Creed d’être une petite merveille scénaristique, se jouant des codes établis avec une perspicacité rare pour un premier film, malgré les scories pardonnables de la dernière partie. Et, pour le cochon qui sommeille en vous, c’est l’occasion d’admirer la plastique impeccable de mamzelle Arterton qui a vraiment donné du sein – euh, du sien pour ce rôle. Autant dire qu’on attend de pied ferme le prochain projet de Blakeson, Hell and Gone, situé durant le grand incendie de Chicago en 1871 et écrit par Jonathan Nolan (oui, oui ! Frère de !).


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