Critique de film

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Downrange

"Downrange"
affiche du film

Six étudiants font du covoiturage, jusqu'à ce que leur véhicule se retrouve avec un pneu crevé dans un coin reculé et désertique des Etats-Unis. Sauf que ce pneu crevé n'est pas un accident, quelqu'un leur a tiré dessus et va les assassiner un par un.

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Trailer - Downrange (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Downrange - Chasse à l’homme
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2018

Retour aux fondamentaux pour Ryûhei Kitamura avec cette œuvre simpliste destinée à l’étalage de gore après le prenant The Midnight Meat Train (passons sous silence l’oubliable No One Lives). L’intrigue tient sur un bout de nappe en papier : six personnes partagent un van en co-voiturage lorsque l’un des pneus est crevé ; ce qu’ils ignorent, c’est que la crevaison n’a rien d’accidentelle et qu’ils sont tous la cible d’un sniper planqué dans un arbre. Cette mise en place est expédiée en quelques petites minutes, suffisantes pour mettre en exergue la futilité du gibier hyper-connecté (smartphone greffé à la main, ils sont incapables de réfléchir sitôt qu’il n’y a plus de réseau). C’est que l’intérêt de Kitamura se situe ailleurs : dans le dézingage de ces proies de premier choix avec des baquets de raisiné et des effets gore parfois très contestables (on oscille constamment entre le numérique et le prosthétique, ce qui amène un mélange pas très harmonieux).

Optant pour un traitement en temps quasi réel, Kitamura installe une tension permanente grâce à l’appui de son sniper embusqué qui déleste ponctuellement quelques rafales de balles pour rappeler le danger guettant chacun des mouvements des personnages. En phase avec l’actualité de l’Amérique moderne, le récit ne capitalise que sur cette chasse à ciel ouvert, à l’image d’El Rey de la Montaña de Gonzalo Lopez-Gallego (Apollo 18). En optant pour un ennemi invisible capable de frapper à tout moment, Kitamura transforme cette immense étendue en un paradoxal huis-clos, ce que retranscrit parfaitement la caméra du Japonais en multipliant les panoramiques en alternance avec des plans plus resserrés sur le gibier.

Pourtant, en optant pour une épuration totale, Kitamura néglige ce qui fait le sel de ce genre d’entreprise : les émotions. Retranscrites de manière pataude par des personnages ultra-stéréotypés à la limite du supportable, elles sont purement et simplement mises au ban au profit d’un festival d’effets gore outranciers. C’est que Downrange n’est finalement que ça, un festin de viandard particulièrement bien achalandé avec ses boîtes crâniennes explosées, ses membres arrachés, ses corps écrabouillés. Et pour clôturer ce banquet, en guise de viscère sur le gâteau, une dernière scène savoureuse qui pousserait presque à imaginer que Kitamura a choisi dès le départ la carte du deuxième degré.


Commentaires sur le film

2 etoiles

Downrange est probablement le film le plus mineur de Kitamura. Son scénario high concept joue la carte du minimalisme, n’évite pas les incohérences et met en scène des personnages particulièrement insupportables (et mal interprétés). Un tronçon de route, une bande de jeunes accros aux smartphones et un sniper suffisent néanmoins au réalisateur à livrer un jeu de massacre joyeusement gore. Il faut prendre Downrange pour ce qu’il est, à savoir une série B décomplexée et jusqu’au-boutiste au final particulièrement croustillant, et parsemé de moments (et de mouvements de caméra) fous, marques de fabrique du cinéaste.

15 avril 2018 à 10:04 | Par Samuël Tubez

1 etoiles

Si Kitamura nous avait déjà souvent habitué à un parcours en dents de scie, là, il vient carrément de péter sa lame ! Downrange sera sans doute à classer dans les plus gros navets de ce BIFFF 2018, tant sa crétinerie abyssale, ses erreurs scénaristiques de débutant et une mise en scène totalement foutraque poussent le bouchon trop loin. Ajoutons à cela une photo flashy, un final totalement improbable et il n’y a plus rien à jeter : ce film était fait pour une séance tardive au BIFFF !

15 avril 2018 à 10:04 | Par Quentin Meignant

1 etoiles

Le voici, le premier gros navet de ce BIFFF 2018 ! Si Downrange était le premier film de son réalisateur, on pourrait se montrer relativement indulgent. Mais Ryûhei Kitamura (Midnight Meat Train, Godzilla:Final Wars) est loin d’en être à son coup d’essai, ce qui ne l’empêche pas de se planter lamentablement. Direction d’acteurs à la ramasse, effets de mise en scène ringards, scénario d’une crétinerie absolue : rien ne nous est épargné. Heureusement, le public était survolté ; il fallait bien ça pour se maintenir éveillé.

15 avril 2018 à 10:04 | Par Sébastien Brunclair

1 etoiles

Peu aidé par des personnages ultra stéréotypés, le petit jeu de massacre de Kitamura tourne très vite en rond et aurait gagné à s’étaler sur la durée d’un court-métrage de 20 minutes. Je l’avais volontairement raté au PIFFF, mais l’ambiance du BIFFF rattrape le coup et aide à passer un bon moment.

15 avril 2018 à 10:04 | Par Alan Deprez

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