Critique de film

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Enemy

"Enemy"
affiche du film

Adam, un professeur divorcé, mène une vie tranquille avec sa fiancée Mary. Il découvre son double parfait en la personne d'Anthony, un acteur qui habite avec son ex-femme, près de chez lui. Adam commence à observer son double, avec l'intention de maintenir une certaine distance, mais très vite la vie des deux couples s'entremêle, au point de les précipiter dans une lutte à l'issue tragique, dans laquelle seul l'un des deux couples survivra...

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Trailer - Enemy (2013)
Par : Damien Taymans
Enemy : trailer VFQ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Enemy - Me, myself and him
Par : Samuel Tubez
Tags : Psychologique

Shootée juste avant Prisoners, cette adaptation du roman L’Autre comme moi (O homem duplicado) signé José Saramago s’attarde sur l’image du doppelganger pour un voyage torturé dans le subconscient. Ou quand Denis Villeneuve se la joue Lynch, Hitchcock et Kubrick à la fois, le résultat apparaît un brin prétentieux mais terriblement torturé. Rassurez-vous, si vous n’avez pas tout compris à l’issue de la projection, c’est tout à fait normal.

Adam (Jake Gyllenhaal) est un professeur d’université déprimé en phase de rupture avec sa belle (Mélanie Laurent). Son quotidien, incroyablement morose, se partage entre les discours parfaitement huilés à destination de son auditoire, les corrections de copies et un bon vieux missionnaire pour honorer sa blonde. Un jour, Adam décide sous les conseils d’un collègue de se changer les idées et va se louer un DVD (quel fou !). Cet écart de conduite (inacceptable, avouez) chamboule le reste de son existence puisqu’au détour d’un plan, il s’aperçoit à l’image. Obsédé par ce troublant sosie, Adam découvre que le double en question est un comédien de seconde zone nommé Anthony partageant sa couette avec Helen (Sarah Gadon), sa compagne enceinte de six mois. La vie des deux couples s’entremêle alors inexorablement jusqu’à n’en faire plus qu’un…

Attention, mon subconscient va peut-être vous délivrer l’un ou l’autre spoiler ci-dessous !
Difficile de décrire un film comme Enemy sans en déflorer les éléments les plus intéressants ou les circonvolutions les plus mystérieuses. Entre Lost Highway et Vertigo, le nouveau Denis Villeneuve est effectivement le type de film que chaque spectateur aura le privilège de décortiquer à sa façon, les interprétations pouvant être aussi étonnantes que variées. Avec son personnage en rupture, totalement déprimé et « coincé » dans la toile de son existence (les araignées et les femmes ne font qu’un), on nage bien entendu en plein thriller freudien avec ce que cela comprend de pulsions sexuelles, de frustrations et autres obscures plongées dans l’inconscient. Le rythme presque somnolent du métrage a quelque chose d’envoûtant, les (peu nombreuses) visions irréelles et érotiques que l’on dirait toute droit sortie d’un Eyes Wide Shut et la photographie ocre accentuent la dimension anxiogène du film. Presque tout a en effet l’air d’être vécu au ralenti, comme dans un songe (et pour cause, c’est voulu), et les personnages agissent ainsi de manière curieuse, exagérée, voire parfois incohérente…mais tout cela participe et correspond bien évidemment à une traversée de l’inconscient où tout est étrange et rien n’est tout à fait compréhensible. Un parti pris qui peut laisser de marbre, d’autant que Villeneuve n’est pas encore tout à fait Lynch et ne fait pas preuve d’autant de génie, d’audace ou de folie. On est à deux doigts de l’ennui devant ce récit qui manque terriblement d’enjeu et de force, voire d’énergie. Un brin prétentieux, le réalisateur a oublié de rendre davantage son film ludique mais surtout émotif et semble ne s’être concentré que sur son côté abscons. Pourtant, le casting est au diapason de cette quête du « Moi », Jake Gyllenhaal étant parfait dans son double-rôle et les deux principales protagonistes féminines (interprétées par Mélanie Laurent et Sarah Gadon) forment des portraits de femmes tristes assez justes. La présence d’Isabella Rossellini (interprète de Blue Velvet d’un certain David Lynch, tiens, tiens…) dans une courte scène où elle endosse le rôle de la mère d’Adam n’est pas si anodin qu’il en a l’air…tout comme cette araignée que l’on aperçoit à trois reprises au cours du film…. Nul doute qu’Enemy suscitera de longs débats auprès de ceux et celles qui se délecteront de s’y attarder….

En adaptant une œuvre complexe et déroutante du prix Nobel de littérature José Saramago, Denis Villeneuve livre un film terriblement nébuleux qui torturera l’esprit de plus d’un spectateur. Entre Lynch et Hitchcock, son film s’avère, malgré une certaine virtuosité, tout de même moins définitif et passionnant que ses illustres modèles et finit davantage par nous faire somnoler plutôt que de nous troubler à jamais.


Commentaires sur le film

1 etoiles

daube Daube !

23 juin 2014 à 21:06

2 etoiles

Film d’une lenteur déconcertante.
L’atmosphère qui y règne est très sombre et pesante.
Le scénario est original car très inhabituel.
Un coté malsain entre les deux hommes et les deux couples rend le film glauque et glacial.
Quant à la fin du film... j’aimerai des explications car il me rend perplexe

30 juin 2014 à 15:06 | Par cedricb

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