Critique de film

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L'Exorcisme d'Emily Rose

"The Exorcism of Emily Rose"
affiche du film

Lorsque Emily Rose quitte sa province, c'est pour aller étudier à l'université. Une nuit, seule dans sa chambre d'étudiante, elle est la proie d'hallucinations et d'une rencontre surnaturelle qui la laissera épouvantée. Convaincue qu'elle est harcelée par les forces démoniaques, Emily sombre peu à peu, victime de symptômes de plus en plus spectaculaires. Perdue et terrifiée, Emily demande au prêtre de sa paroisse, le père Richard Moore, de l'exorciser... Au terme du combat contre sa possession, la jeune fille trouve la mort. Accusé d'homicide par imprudence, le père Moore se retrouve au coeur d'un procès qui va ébranler les convictions de tous. Défendu par Erin Bruner, une célèbre avocate qui ne croit pas au surnaturel, Moore n'a plus l'ambition d'être innocenté, il veut simplement que tout le monde sache ce qui est réellement arrivé à Emily...

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Les critiques à propos de ce film

L’exorcisme d’Emily Rose - Un bon film très éloigné de l’Exorciste
Par : Damien Taymans

Réaliser un film portant sur la possession et les exorcismes n’est pas un challenge aisé. En effet, tout le monde a encore en tête le film de William Friedkin qui reste aujourd’hui encore LA référence en la matière. Pour déjouer ce piège, Scott Derrickson (dont c’est la deuxième réalisation après Hellraiser 5) mise juste : il n’entend pas imiter l’œuvre de Friedkin mais adapte une histoire vraie en choisissant une autre voie.

Alors que L’Exorciste s’acharnait à montrer des scènes de possession et d’exorcisme sans oublier une évolution scénaristique sans faille (c’est ce qui lui a valu le succès qu’on lui connaît), L’Exorcisme d’Emily Rose propose une nouvelle manière de voir les dites scènes. Deux histoires existent en parallèle : celle d’Emily Rose, jeune femme possédée par l’esprit de six démons différents (et oui, ce n’est pas peu !) et celle du procès du prêtre Richard Moore, accusé d’avoir mené Emily à la mort en lui demandant d’arrêter de prendre ses médicaments.

Une autre différence majeure entre les deux œuvres subsiste dans la véracité de l’histoire. Le présent film se base sur des faits réels : l’exorcisme reprend celui utilisé pour guérir Annelies Michel, une jeune allemande possédée dans les années 70. Malgré tout, Derrickson a changé de nombreux éléments pour rendre son histoire attrayante en faisant glisser notamment l’histoire aux Etats-Unis. Le film de Friedkin, en revanche, n’était basé sur aucun fait réel et l’histoire avait été créée de toute pièce.

La scène de l’exorcisme est en tous points étonnante. Les réactions de la génialissime Jennifer Carpenter y étant pour beaucoup. Tout dans le jeu de l’actrice est parfait et elle oscille merveilleusement bien entre la démence et les phases d’après possession. Ce qui fait la force du métrage est incontestablement le réalisme et la crédibilité attachés à l’histoire. Réussissant à créer une ambiance glauque et malfaisante, Derrickson fait de son film un vrai modèle du genre.

Cependant, quelques réserves sont à émettre. Laura Linney (La prophétie des ombres) est loin d’être réellement convaincante dans son rôle d’avocate en pleine crise spirituelle tout comme le père Richard Moore (Tom Wilkinson), trop enivré dans sa foi balbutiante et pas assez profond à certains moments. Deux stéréotypes très mal rôdés qui retirent un peu de prestance à l’ensemble. L’autre reproche que l’on pourrait formuler à l’égard du film est cette tentative acharnée de nous persuader, de nous convertir. Malgré un procès rondement mené, on sent que les arguments de la défense sonnent faux et laissent une place trop importante aux multiples témoignages de l’avocate du diable. Ainsi, à force de seriner toutes les cinq minutes ses histoires d’exorcisme, on s’irrite et on est acculés, bien obligés de pencher pour son camp. Une tentative de prosélytisme dérangeante pour un film qui ne fait que « rendre compte ».

Malgré tout, nous élevons ce métrage au rang des bons films qui ne laisseront pas réellement une marque indélébile mais qui ont toutefois le mérite d’être plaisants et bien ficelés.

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