Critique de film

pub

Fais-leur vivre l'enfer, Malone!

"Give em hell Malone"
affiche du film

Malone est un détective privé qui a la réputation d'être un dur. On le dit si coriace qu'il est impossible à tuer. Envoyé pour récupérer une mallette dans un hôtel minable, Malone tombe tout droit dans un piège élaboré par le criminel le plus notoire de la ville. Les balles, les poings et le sang fusent tandis que Malone livre un combat à l'imposant mastodonte et à l'armée de voyous qui protège la mallette, son mystérieux contenu et une voluptueuse cliente qui, avec tous les tracas qu'elle occasionne, n'en vaut peut être pas le coup.

pub


Trailer - Fais-leur vivre l’enfer, Malone ! (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Give ‘em hell, Malone - Un détective privé de scénario
Par : Wizzdumb

Malone est un détective privé comme on n’en fait plus : le borsa vissé sur le caillou, la mine patibulaire, un drame personnel qui l’amène à biberonner du whisky avec ses Frostie’s, il a définitivement tout du petit-fils de Sam Spade et de Philip Marlowe. Lorsqu’on lui demande de ramener une mallette et qu’il tombe dans un traquenard, il se dit qu’il va y avoir du grabuge et qu’il va falloir relever les manches pour nettoyer tout ce merdier. Et c’est qu’il va être servi, le Malone : il va se coltiner tous les pires truands de la ville, s’en ramasser plein la gueule, mais il a le cuir dur et n’aura aucun souci à donner la réplique.

Voilà encore une vieille histoire qui réapparaît : d’un côté, nous avons Mister Mulcahy, véritable jean-foutre de la péloche qui enquille paresseusement des produits de commande entre deux clips (au choix, dans ses basses besognes : Resident Evil : Extinction, Resurrection, the Shadow) ; de l’autre, nous avons Docteur Russell qui essaie tant bien que mal de soigner son amour-propre avec des œuvres autrement plus marquantes (Razorback et Highlander).

Malone porte définitivement la patte de Mister Mulcahy : l’histoire tient en une ligne et n’est qu’un gros prétexte pour enchaîner des scènes d’action gonflées à la testostérone et des concours de la plus grosse queue entre gros malabars qui confondent Al Capone et Alka-Seltzer.

Pourtant, la scène d’ouverture laissait augurer de belles promesses : une fusillade brut de décoffrage dans un immeuble, des ralentis sanguinolents à souhait et le tout saupoudré d’une voix off bourrue. On se prenait déjà à rêver, à imaginer un Sin City technicolor avec une touche plus réaliste de film « noir ». Malheureusement pour nous, Mister Mulcahy saute dans la mare à pieds joints juste après le générique de début et s’attèle à un patchwork de genres extrêmement bancal, mêlant humour gras et scènes cartoonesques qui confinent parfois au grotesque - rappelant ce qu’aurait pu être Dick Tracy s’il avait été réalisé par les Frères Farelly -, baignant le tout dans une photo flashy qui n’a rien à envier aux néons de la rue d’Aarschot .

Dans le rôle titre, Thomas Jane (The Punisher, Mutant Chronicles) cabotine comme un gamin qui retrouve une panoplie de cowboy et en profite au passage pour tâter le paquet de Pataky. Cette dernière fait d’ailleurs preuve d’une cohérence qui mérite d’être soulignée puisqu’elle est tout aussi oubliable que dans son rôle précédent, le « terrible » Giallo de Dario Argento. D’autres gueules de choix se rajoutent bizarrement au casting (Ving Rhames, Leland Orser, Doug Hutchinson), mais il ne faut pas leur jeter la pierre : il n’y a pas de mal à se faire un petit MacDo de temps en temps entre deux coups de fourchette dans les étoilés du Michelin. Surprise décevante, cela dit : Chris Yen (la sœurette du castagneur Donnie Yen), complètement sous-exploitée dans son rôle de sicaire en porte-jarretelles.

Finalement, le gros avantage de ce produit blanc du cinéma, c’est qu’il se consomme sans difficulté. C’est indéniablement mauvais mais c’est divertissant, et Russell Mulcahy a parfaitement conscience qu’il n’est pas en train de refaire Citizen Kane. Quant à la suite annoncée à la fin de ce premier opus, gageons que la rubrique « Le Loup dans la Bergerie » n’aura pas trop de mal à lancer un projet de porno-soft, du genre Give ‘em Love, Malone, avec le sosie de Mannix dans le rôle titre.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 25219 photo 25220 photo 25221 photo 25222 photo 25223 photo 25224
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Ça: Chapitre 2
2019
affiche du film
Cities of Last Things
2018
affiche du film
Impossible Crimes
2019
affiche du film
The Soul Conductor
2018
affiche du film
Stray
2019
affiche du film
Dark, Almost Night
2019
affiche du film
The Dead Center
2018
affiche du film
Ride
2018
affiche du film
Kasane – Beauty and Fate
2018
affiche du film
Superlópez
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage