Critique de film

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The Fall

"The Fall"
affiche du film

Dans les années 20, Alexandria, une petite fille de 8 ans, s’ennuie profondément dans le grand hôpital où elle est internée. Mais lorsqu’elle rencontre Roy, un cascadeur de cinéma, une grande complicité naît entre les deux êtres. Jour après jour, le jeune homme invente à la fillette une quête fabuleuse où cinq aventuriers sont à la recherche du Gouverneur Odious, qui a capturé la fiancée de l’un d’entre eux. Mais par cette histoire surréaliste et épique, Roy tente en réalité de pousser Alexandria à lui ramener les médicaments qui lui permettront de mettre fin à sa vie.

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Trailer - The fall (2006)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Fall - Entre rêve et réalité
Par : Samuel Tubez

Présenté par Spike Jonze et David Fincher (y a pire comme soutien !), le nouveau film de Tarsem Singh rejoue la carte de l’extase visuelle au détriment d’une histoire vraiment consistante. Mais à défaut de visions parfois cauchemardesques dans The Cell (et je ne vous parle pas du jeu de Jennifer Lopez mais bien de l’univers dérangé du serial killer), The Fall propose cette fois des images somptueuses et un univers mélodramatique, voire romantique, plutôt qu’étrange et angoissant.

Dans The Fall, Tarsem Singh confronte à nouveau plusieurs univers : l’imaginaire et la réalité bien entendu, mais aussi le monde naïf de l’enfance à celui des adultes, et de façon un peu plus discrète, il oppose également les préoccupations de gens « normaux » à celles de personnes liées à l’industrie du Cinéma. Si certains trouveront la démarche du cinéaste pompeuse, force est de constater que l’idée de faire s’entremêler tout cela était plutôt bonne. Après, tout est question de sensibilité et d’affection. Ceux qui n’aimeront pas le long métrage pointeront du doigt sa naïveté, son histoire banale (dans le fond, l’intrigue pourrait se résumer aux conséquences d’une douloureuse rupture amoureuse), ses images esthétisantes ainsi que ses emprunts cinématographiques peu subtils (des films de Jodorowsky à Taxandria en passant par Le Labyrinthe de Pan).

Les autres, ceux qui adhèreront au récit et à son univers, seront charmés par l’esthétique très artistique du film. Les décors, les costumes, la photographie, la composition des cadres (le spectateur a parfois le sentiment d’assister davantage à une expo de photographie qu’à un long métrage), les transitions soignées,… tout est magnifié pour charmer la rétine des spectateurs. Si le récit n’est dans le fond pas transcendant (quoique), le très beau jeu des deux comédiens principaux nous aide toutefois à rentrer un peu plus dedans. La toute jeune Catinca Untaru est une petite révélation et Lee Pace est quant à lui parfaitement touchant. Leur relation dans le film transpire l’authenticité.

Avec un casting composé d’illustres inconnus (Lee Pace a tenu de petits rôles dans Infamous et Raisons d’Etat, mais à part cela…), ses univers entrecroisés et sa magnificence visuelle, The Fall est un film osé qui risque de diviser. Non pas qu’il porte à polémique, pas du tout, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme, amenant paradoxalement certains spectateurs à une forme de dégoût. Par contre, si on apprécie le travail sur la forme, on passe un beau moment qui, mine de rien, fait rêver et s’avère déracinant.


Critique de The Fall - Un bien joli tableau
Par : Damien Taymans

Transfuge indien élevé au grain hollywoodien, Tarsem Singh débute sa carrière dans le domaine du clip musical et du spot publicitaire. Récompensé par de nombreux prix (dont le BAFTA des Meilleurs films publicitaires et le MTV Awards pour son somptueux clip de Losing my religion des REM), le cinéaste passe au format cinématographique en 2000 avec The Cell, berline science-fictionnelle dotée d’une carrosserie somptueuse mais sans rien dans le capot. Après une gestation éléphantesque, Singh accouche de The Fall, son deuxième long-métrage, présenté au festival du film de Toronto en septembre 2006 et sacré depuis d’une mention spéciale à Berlin et du prix du Meilleur film à Sitgès.

Réadaptation d’une pellicule bulgare de 1981 (Yo ho ho), The Fall décrit la relation qui lie un figurant de cinéma alité et une jeune cueilleuse d’oranges plâtrée. Alexandria, à la recherche d’un papier, tombe nez à nez avec Roy Walker qui, inspiré par le prénom de la petite fille, lui conte une anecdote sur les campagnes guerrières d’Alexandre le Grand et lui promet de lui narrer dès le lendemain une gigantesque épopée. Entre légende et réalité (les personnages sont des avatars de ceux qui se trouvent dans l’hôpital), la fable créée par Walker conte les aventures de cinq héros épiques qui s’allient pour venir à bout de l’infâme Gouverneur Odieux. Les personnages inventés de toutes pièces au gré de l’inspiration du malade comportent Otta Benga, un ancien esclave noir, un Indien dont la sublime épouse a été enlevée, Luigi, un expert en explosifs, le Bandit noir dont le frère a été exécuté et Charles Darwin, accompagné de son fidèle singe Wallace (allusion directe au naturaliste éponyme qui épaule Darwin dans sa théorie de l’évolution), qui ont reçu du gouverneur l’un des derniers exemplaires morts d’un papillon fabuleux.

En apparence épaisse et attrayante, la fresque échafaudée par Walker se voit rapidement noyée sous une plastique éblouissante. Singh, prodigieux créateur de cartes-postales filmiques, déverse sa palette de couleurs sur une multitude de décors réels à couper le souffle (26 endroits émanant de 18 pays différents). Les séquences du conte, bariolées à outrance, ressortent avec d’autant plus de rage qu’elles trouvent dans la réalité de l’hôpital californien une parfaite antithèse picturale : balayé par le sable, écrasé sous un soleil de plomb, habité par une multitude de malades en constante sudation, le dispensaire aux murs défraichis évoque une réalité brutale, poisseuse qui contraste avec le faste de l’épopée, sorte d’échappatoire merveilleux à la morosité du monde réel.

A mi-chemin entre l’univers de Jodorowski et celui de Del Toro, The Fall ne parvient pourtant à égaler ni la pertinence métaphorique du premier ni l’enchantement narratif du second et se perd à trop accentuer le contraste. D’autant que le conte, qui constitue le principal argument du métrage, s’avère excessivement redondant et pathétiquement naïf, à l’image des légendes "merveilleuses" planant autour du métrage lors de sa conception (la duperie du cinéaste à l’égard de sa jeune actrice quant à la paraplégie présumée de Lee Race). Le faste stylistique ne calfeutre qu’à moitié un ensemble boiteux qui peine à "animer" littéralement son intrigue qui joue honteusement l’option "lacrymal circus".

Commentaires sur le film

chef d’oeuvre

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un monument issu de l’imagination en roue libre d’un Tarsem en état de grâce.

20 août 2009 à 18:08 | Par hellrick
The Full (Monty) !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

SI the Cell souffrait des remaniements de son réalisateur pour exploiter une vision trop personnelle, The Fall lui permet enfin de raconter son histoire et de gérer ses effets. Le résultat est tout simplement bluffant de sincérité pour peu qu’on soit réceptif à son univers.

31 août 2009 à 21:08 | Par Isokilla

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