Critique de film

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Fertile Ground

"Fertile Ground"
affiche du film

Emily et Nate Weaver quittent la ville pour le confort rural de la maison familiale de Nate à la campagne. Mais une fois sur place, Emily commence à être tourmentée par des visions et hantée par les fantômes peuplant leur nouvelle demeure. Quant à Nate, son comportement se met à changer de manière inquiétante...

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Trailer - Fertile ground (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Fertile Ground - Terreau aride
Par : Damien Taymans

Même pas encore trempé ses lèvres dans le dessert qu’Emily Weaver (Leisha Hailey, The L Word) se retrouve toute ensanglantée sur le carrelage de sa salle de bains, hélant son boyfriend. Premier verdict : pertes vaginales ; examen approfondi : fausse couche. Le couple, décidé à passer main dans la main ce cap délicat, ne néglige rien : la nuisette est récupérée au Vanish, les affaires soigneusement empaquetées, ils peuvent désormais se mettre au vert dans une maison de campagne, héritage de la famille Weaver. Les tourtereaux peuvent repasser sur l’établi et remettre en route un autre mouflet avec pour objectif une mise bas en plein décor champêtre, dans cette terre si fertile noyée toute la sainte journée par les rayons du soleil qui ne permettent aucune zone d’ombre. Enfin, juste une, mais une toute petite : une malédiction frappe la masure depuis un siècle, les jeunes femmes enceintes sont périodiquement transformées en méchoui par leur conjoint. Un détail pour le bétail...

After Dark Originals. La mention a de quoi faire frémir. Petit topo sur ce label permettant à de mièvres productions amerloques de se payer une Transat pour atterrir dans nos rayons DVD : un Prowl mi-figue mi-raisin pour une nuée de titres où le médiocre (Seconds Apart) le dispute au lamentable (The Task, Scream of the Banshee). Cette bande-ci, sorte d’HP selon le baromètre After Dark (Jace Mortuary Anderson au script, Adam Autopsy Gierasch au combo), n’échappe pas à la règle et se résigne à enquiller les traditionnels clichés du film de maison hantée (des apparitions pointent çà et là pour surprendre une pauvre épouse en proie à la solitude) émaillant une enquête portant sur les précédents proprios de cet antre de la folie. La pauvre Leisha Hailey écope d’un premier rôle ingrat, présent dans chacun des plans, qui la contraint de porter sur ses frêles épaules l’entièreté de ce naufrage : l’héroïne dépressive enferre son interprète dans une mono-expressivité casse-bonbons composée de larmes de crocodiles et de retroussements labiaux.

Fertile Ground bâtit son récit naïf dans des terres maintes fois défrichées et qui s’avèrent pour l’heure quasiment arides. Le film de Gierasch, pliant de minutes en minutes jusqu’à la rupture, ferait paraître la plus nullâtre des suites de la franchise Amityville pour un robuste morceau de chêne.


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