Critique de film

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Freddy 2, La revanche de Freddy

"A Nightmare on Elm Street part 2 : Freddy's Revenge"
affiche du film

La famille Walsh emmenage dans une maison restée abandonnée depuis quelques temps à Elm Street. Les adolescents de la rue recommencent à faire d'effrayants cauchemars dans lequel Freddy Krueger tue des enfants, des cauchemars qui malheureusement trouvent leurs repercussions dans la réalité. Ron est l'un de ses adolescents possédés dans ses rêves par Freddy. Sa petite amie est la seule à pouvoir l'aider, et empêcher l'ignoble serial killer d'utiliser les cauchemars de Ron afin de commetre d'autres crimes..

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Trailer - Freddy 2, La revanche de Freddy (1985)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Freddy 2, La revanche de Freddy - Pour qui sonne le glas
Par : Damien Taymans

Robert Shaye et New Line réussissent un coup d’éclat avec le premier A nightmare on Elm street qui rapporte, rien que sur le sol américain, plus de 20 fois la mise de départ. Conscients de la manne financière que constituent les frasques du croque-mitaine, les producteurs mettent sur le travail le projet d’une séquelle dont le scénario est confié à David Chaskin, technicien de l’équipe et la mise en scène à Jack Sholder, ami de Shaye qui a réalisé quelques années auparavant pour lui la bande-annonce de sa première production, End of August Hotel Ozone. Hérétique sur le papier, cette suite ne s’appuie au départ que sur la fin ouverte du premier opus, totalement incompréhensible, réclamée par les prods à Craven. Hérétique à l’écran, A nightmare on Elm street 2 en exhumant une nouvelle fois Freddy Krueger ne parvient qu’à le ridiculiser, à désacraliser son mythe en permettant au boogeyman de pénétrer le réel.

Montré en plein jour au milieu de dizaines de jeunes batifolant dans une piscine, le cauchemardesque Krueger est assimilé au mieux à un pantin désarticulé, au pire à une folle maniérée lacérant de jeunes hommes par simple plaisir masochiste. Le casting outrancièrement testostéroné des victimes ne constitue que la partie immergée du sous-texte homoérotique des plus prégnants. Du bar où gesticulent des addicts du cuir à la séquence de flagellation du prof de gym, en passant par les dialogues ambigus qu’entretiennent Jesse et Grady, la bande de Sholder soutient la connotation "gay", à telle enseigne qu’aucun grand rôle n’est attribué aux femmes qui se contentent de rester dans l’ombre de personnages troubles (Mark Patton, choisi pour son côté féminin enfile des chemises hawaïennes et joue les divas au lieu de ranger sa chambre, le sadomaniaque Schneider prend son pied en séquestrant ses élèves). Certains critiques iront même jusqu’à affirmer que Freddy constitue la part sombre du jeune Jesse, la matérialisation de ses attirances pédérastes en somme.

Sans pousser plus loin l’analyse psychanalytique de cette possession corporelle douteuse, il convient de mettre en exergue la bizarrerie du concept. En intégrant le monde réel, Freddy Krueger perd toute crédibilité et se voit mis au bas de sa propre mythologie. Prétexte à une pluie d’effets spéciaux souvent convaincants, la présence du plus célèbre des grands brulés relève de l’anecdote dans ce script se focalisant surtout sur la lutte intestine qui frappe le personnage de Jesse. Le monde des cauchemars, imprenable forteresse d’où Krueger perpétrait ses crimes sans crainte d’être dérangé, cède la place au monde réel dans lequel il commet ses exactions au vu et au su de tout le monde et s’avère du coup faillible. Ce Freddy-là aurait nié les leçons dispensées par la Nancy Thompson du précédent opus en se mettant volontairement en danger.

La revanche de Freddy constitue probablement l’épisode le plus faible de la franchise. Dénaturant la mythologie originelle, trahissant la nature même du personnage, le film de Sholder s’encombre en plus de nombreuses séquences proprement ridicules (l’attaque de la perruche, le dénouement dans la chaufferie) qui anéantissent l’aura du plus effrayants des boogeymans contemporains. Cet opus fait regretter la griffe de Wes Craven et... celles de Robert Englund. Désolant...


Commentaires sur le film

Freddy le second

3 etoiles

Cette suite est moins réussie que le premier volet. La narration est un peu précipitée, il y a moins d’effroi et de gore (sauf dans la dernière demi-heure). Cela reste un bon film d’horreur.

1er octobre 2013 à 11:10 | Par Anarchygor

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