Critique de film

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Freehold

"Two Pigeons"
affiche du film

Un colocataire vit dans le fond de la garde-robes sans que son hôte ne s'en aperçoive. Bien vite, il se met à jouer à ce dernier de vilains tours...

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Trailer - Freehold (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Freehold - Mon cher voisin
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2018

Cinéaste jusque là auteur d’un documentaire et de quelques réalisations télévisuelles, Dominic Bridges s’est lancé dans le grand bain du long métrage ciné avec Freehold, depuis retitré Two Pigeons, une thriller léger à l’humour noir dévoilé lors du BIFFF 2018. L’action de Freehold prend exclusivement place dans un appartement londonien et suit le quotidien d’Hussein, un jeune golden boy. Celui-ci, hautain, imbu de sa personne et accro à la weed et aux pornos voit son quotidien basculer petit à petit de manière étrange. Des choses disparaissent, des produits changent curieusement de texture ou de goût, des coimmandes sont passées en son nom et une vilaine brouille inexplicable avec sa copine viennent entacher sa vie au point de la changer diamétralement. Serait-ce par la voie du Saint-Esprit ou alors Orlan, le gars qui se cache dans ses murs depuis des semaines y serait-il pour quelque chose ?

Freehold se place prsque d’entrée de jeu sous le signe de la réussite avec, d’emblée, quelques séquences cocasses et, surtout une caractérisation au scalpel de l’imbuvable personnage principal, Hussein. La suite de scènes où lui et Orlan se croisent vaut déjà son pesant de sourires tandis que les blagues basiques et potaches d’Orlan, merveilleusement campé par l’excellent Javier Botet, permettent à Bridges de détendre clairement l’atmosphère.

Là où le cinéaste aurait pu donner lieu à un thriller étouffant de par son unité de lieu, il préfère mettre en exergue l’humour noir anglais avec une certaine réussite. Outre la métaphore des deux pigeons, assez présente que pour être rapidement comprise, la plongée délirante d’Hussein dans un véritable enfer s’avère être d’une drôlerie exceptionnelle. Multipliant les séquences hilarantes dans la seconde partie de son film, Bridges le parachève avec un final décapant à l’humour toujours bien présent.

Chaque année, le BIFFF nous réserve une belle surprise et 2018 n’aura pas fait défaut à cette tradition. Composant avec un budget modeste et s’amusant de son unité de lieu, Bridges nous offre avec ce Freehold une véritable Madeleine de Proust à déguster sans modération.

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