Critique de film

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Gallowwalkers

"Gallowwalkers"
affiche du film

Après avoir renié Dieu, un cow-boy nommé Kaos, se voit infliger une malédiction qui ramènera à la vie tous ceux qu’il a tué et qu’il tuera. Très vite, une armée de victimes menée par Kansa, revient du monde des morts et se lance à sa poursuite. Afin d’équilibrer le combat, Kaos engage un jeune guerrier, Fabulos, pour se battre à ses côtés.

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Trailer - Gallowwalker (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Gallowwalkers - Pour quelques dollars de moins...
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2013

Une nonne casse son contrat avec le Bon Dieu pour préserver la vie de son rejeton. A s’écorner la cornette, la bigote a jeté sur le gamin une terrible malédiction. Alors qu’il a froidement assassiné la bande de bandits qui ont violé et tué sa promise, ceux-ci reviennent à la vie et décident à leur tour de se venger...

Film maudit, Gallowwalkers en est assurément un. Sa production débute en 2006 pour une première diffusion en octobre 2012 au FrightFest de Londres. C’est que sa vedette, Wesley Snipes, connaît des démêlés avec la justice américaine qui l’inculpe pour fraude fiscale. Alors en tournage en Namibie, où il n’existe aucun accord d’extradition avec les États-Unis, Snipes rejoint de son plein gré l’aéroport d’Orlando et se présente devant ses juges en plaidant non-coupable. S’ensuivent quelques années de rebondissements (libération conditionnelle, emprisonnement) qui ont raison de la production de Gallowwalkers. Pour Andrew Goth, qui a tout le loisir de visiter l’Afrique d’est en ouest, ce film s’apparente, sans mauvais jeu de mots, à une traversée du désert : la sortie de son film est sans cesse repoussée pour attendre sa star toujours derrière les barreaux.

Enfin libérée, la péloche écume depuis peu les festivals. Et l’assistance de se délecter de cet inconcevable nanar. Jugez plutôt : Wesley Snipes, affublé d’un collier de barbe blanc, flanqué d’un costume de cow-boy discount, foule de ses santiags le sable, fait voler la poussière et décapite ses ennemis en prenant soin d’ôter, dans le même élan, leur colonne vertébrale. Cette chasse aux morts-vivants est d’ailleurs la colonne vertébrale du récit qui entretient un semblant de mystère en exposant des enjeux nébuleux lors de la première heure. Celle-ci propose un défilé de ces "promeneurs de la potence" qui abattent leur vengeance sur tout qui passe à leur portée. Ils exécutent, désossent, dépiautent (pour se reconstruire un joli minois par la suite, surtout la sublime Simona Brhlikova), bref sèment la terreur. Et pendant que l’ouest est à feu et à sang, Wesley Snipes éduque un jeune détrousseur pour en faire son assistant face à ces hordes de morts-vivants au look improbable (l’un d’eux porte deux cornes héritées de Dragon Ball quand la majorité jouissent d’une sublime perruque blonde calquée sur les postiches du XVIIIème).

Incapable de structurer son œuvre voire même de la doter d’un script lisible, inapte à retranscrire ses multiples influences, Andrew Goth botte pour la seconde fois en touche avec Gallowwalkers. Quant à l’aura de son acteur-phare, elle a vachement décati avec le temps.


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