Critique de film

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Génération perdue

"The Lost Boys"
affiche du film

Sam et son grand frère sont des adolescents américains typiques, aux centres d'intérêt tout ce qu'il y a de plus commun. Mais les choses commencent à changer lorsqu'ils emménagent avec leur mère dans la paisible bourgade de Santa Clara. Michael semble ne plus être le même…

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Trailer - Génération perdue (1987)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Génération perdue - Lost story
Par : Damien Taymans
Tags : Vampires

Lucy Emmerson emménage avec ses deux moutards, Michael et Sam dans la petite ville de Santa Clara, baptisée capitale du crime. Lors d’un tour à la foire, Michael tombe en amour d’une jeune fille qui fait partie d’un groupe de djeuns motorisés à la réputation peu flatteuse. Mais, comme dirait l’autre, le cœur a ses raisons que la raison ignore. Alors, Michael est prêt à tout pour séduire la belle : faire une course de moto en bordure de précipice, goûter à une boisson mystérieuse et, pourquoi pas, devenir membre du clan des créatures de la nuit…

Des couples d’ados s’adonnant aux préliminaires précoïtaux s’envolent mystérieusement, tractés par une force surhumaine. L’entrée en matière donne le ton : usant de plans aériens, Schumacher, avant d’assassiner un célèbre homme chauve-souris, recourt aux visions des pipistrelles pour mieux surprendre, aidé en cela par la sublime photographie de Michael Chapman aux contrastes lumineux omniprésents. A ne pas s’y méprendre, Génération perdue s’annonce comme un conte obscur aux consonances gothiques nettement appuyées par un score frénétique très in the move. Auspices favorables pour cette relecture contemporaine de l’un des plus anciens mythes fantastiques qui s’amuse à réadapter à la sauce punk et rock’n’roll les tribulations de jeunes suceurs de sang incarnés par un casting tapageur. D’autant que, comme l’indique le titre original (contrairement à la traduction française, jolie mais amputée de son équivocité), le métrage renvoie à la fable de Peter Pan en mettant en ostentation des adolescents qui évitent l’accession au monde des adultes en adoptant la vlad attitude.

Etonnamment, Génération perdue quitte rapidement le sentier qu’il semblait emprunter pour se plonger dans un mélange des genres parfois bon souvent maladroit qui, s’il ne mine pas une narration réduite à peau de chagrin, suffit à faire tanguer un peu plus fréquemment une mécanique mal huilée. Se succèdent sans vergogne et en toute impunité des séquences humoristiques (le dîner de famille avec Max), des scènes gore (un autre dîner, moins appétissant) et un drame familial (la cellule éclatée de toute part, à juste titre), le tout saupoudré par une ambiance très teen movie déclinée en autant de suggestions politiquement correctes et de considérations adolescentes inintéressantes (qui a dit comme tous les ados ?).

Néanmoins, outre ces défauts assez conséquents, Génération perdue peut se targuer de proposer une relecture pour le moins originale (précédé en cela par le Near dark de Kathryn Bigelow) fortement teintée par les effets de mode des eighties (quel beau brushing ! quelle magnifique moto !) et relativement respectueuse du mythe vampirique qu’il aborde.

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