Critique de film

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Gingerdead man 2 (The)

"Gingerdead Man 2: Passion of the Crust"
affiche du film

Après s'être vengé de Sara, la seule survivante de la tuerie qui lui a valu la chaise électrique, l'homme pain d'épices s'immisce cette fois-ci dans une boîte à pâtisseries lors d'un tournage de film à petit budget. Pour le malheur de Kelvin Cheatam, jeune producteur qui essaye de redresser sa structure, il se déchaîne sur les acteurs du film qui ne sont pas sûrs de s'en sortir vivants...

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Trailer - The gingerdead man 2 (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The gingerdead man 2 - Le retour du pain d’épices
Par : Damien Taymans

Après avoir liquidé Sara, la seule survivante du premier carnage, le maléfique homme de pain d’épices réinvestit les lieux de tournage de films à petit budget et s’apprête à se livrer à un nouveau massacre…

The Gingerdead man, péloche Z de l’écurie Full Moon, fait partie de ces petits plaisirs inavouables. Un script médiocre (un tueur qui se réincarne en sucrerie par l’intermédiaire de sa sorcière de mère), une réal lymphatique capable d’envoyer les épisodes de Rex, chien flic au rang de chef-d’œuvre et des acteurs insipides n’auront pas suffi à rassasier l’insatiable amateur de zèderies potaches. La plus craquante des puppets de Charles Band effectue son grand retour sous la caméra de Sylvia St. Croix, déjà embauchée pour un éventuel troisième opus intitulé Saturday night cleaver. Gingerdead man 2 : Passion of the Crust (la créature se fera crucifier afin de soutenir un peu mieux l’évocation christique), même amputé de l’inénarrable Gary Busey, élève considérablement le débat par rapport au précédent épisode signé Charles Band dont il récapitule la trame centrale par le biais d’un roman-photo lors de la séquence d’entrée.

Outre les exactions machiavéliques de la poupée de sucre, le métrage offre une sympathique peinture des productions de films indépendants. Les productions Cheatam, reflet patent des studios Full Moon, regorgent de personnages hauts en couleur : poupées désarticulées vachement craignos (un vautour à tête de pénis et un démon couvert de fientes, pour ne citer qu’eux), actrices prêtes à tout pour entamer une carrière hollywoodienne, producteur peu en phase avec l’univers cinématographique, seconds couteaux aux mille et unes exigences. Un bestiaire délirant que William Butler (Madhouse), déjà scénariste du précédent épisode, se plaît à définir au gré de dialogues bêtifiants et à placer dans des situations compromettantes, comme ce producteur débutant qui peste à l’égard des vacheries proférées par la blogosphère à l’encontre de ses films minables. Fine analyse psychanalytique d’un Charles Band en pleine déprime, Gingerdead man 2 en éclipserait presque son malicieux « céréales killer » à force de se réjouir dans l’autoréférence Apparaissent ainsi à l’écran les dieux des fx Greg Nicotero, son frère Frank ainsi que John Carl Buechler, Michael Deak, le mentor des studios KNB, David DeCoteau, le complice vicelard de Band et Adam Green, le réalisateur de Hatchet : un joyeux bordel qui se transforme rapidement en septième ciel pour les admirateurs de la « Pleine Lune ».

Gingerdead man 2 voit sa créature noyée sous un déluge de caméos et de références évidentes à l’univers filmique auquel elle appartient. A tel point que ces effets masturbatoires, volontairement railleurs, éludent parfaitement un script toujours aussi inepte et une mise en scène léthargique, pourtant émaillée de quelques éclats sanglants fort sympathiques.

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