Critique de film

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Gothika

"Gothika"
affiche du film

Le docteur Miranda Grey, psychologue pour criminels de renom, travaille au sein du pénitencier psychiatrique pour femmes que dirige son mari. Elle sait mieux que personne ce qui est rationnel... Jusqu'au jour où elle se réveille dans l'une des cellules de l'institution, accusée du meurtre de son mari. Un crime dont elle n'a aucun souvenir. Dans sa quête pour retrouver la mémoire, elle devra faire face à un esprit vengeur...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Gothika - 45 minutes dans l’asile des grands
Par : Fred Bau

Miranda Grey (Halle Berry), psychologue au pénitencier psychiatrique dirigé par son mari, travaille sur des cas de démences particulièrement avancées. Suite à un accident de voiture où elle rencontre une jeune femme apeurée, elle se retrouve internée dans ce même pénitencier. Amnésique, elle apprend que son mari a été assassiné, et que les preuves la désignent. Extrêmement fragilisée, Miranda va s’efforcer de découvrir quelle vérité se cache derrière les événements qui ont fait basculer sa vie.

En internant un personnage dont le métier se fonde sur l’analyse rationnelle et la science interprétative, pour, folie, manipulation ou esprit vengeur, le faire basculer dans l’irrationnel, Gothika ouvrait les perspectives d’un thriller horrifique à la trame tentaculaire. Après un quart d’heure dédié à planter le décor, Matthieu Kassovitz s’ingénie durant 45 minutes à tendre diverses lignes de tensions ambiguës, qui doivent énormément à la prestation de Robert Downey Jr. 45 minutes qui tissent une toile implacable autour de Miranda, en proie à des flash-backs, et des phénomènes inquiétants dont elle ignore la nature : hallucinations ou apparitions ? Le spectateur se retrouve inexorablement embarqué, partageant la tourmente et l’effroi de la psychologue. Est-elle folle, droguée à son insu, ou possédée ? Est-elle victime d’une machination, sujette à un délire schizophrénique, ou bien en proie à un fantôme ? C’est presque de main de maître que Kassovitz nous prend à la gorge, en laissant planer sur le film un doute raisonnable entre la manipulation psychiatrique et le surnaturel.

Presque. Car à force de serrer autour du coup de Miranda le nœud d’un suspense qui ne fonctionne que parce que le film joue la carte de l’ambiguïté entre le vocabulaire du thriller et celui du fantastique, Kassovitz éconduit son intrique jusqu’au point de rupture. Comme dans Les Rivières Pourpres, les promesses ne sont pas tenues. Le spectateur accoutumé aux deux répertoires se demande alors de moins en moins comment Miranda Grey va pouvoir se sortir de cet imbroglio, et de plus en plus comment le réal va réussir à soutenir la gageure du voile nébuleux qu’il a élaboré. La suite et la fin ne donnent hélas à voir qu’un ballon de baudruche qui se dégonfle, et tombe à plat dans le canevas d’un thriller "horrifique" bien trop conventionnel et prévisible.

Faut-il saluer Kassovitz pour son exercice de mise sous tension à l’intérieur d’un projet qui n’a jamais eu l’intention d’assumer le genre dont il se réclame ? Ou faut-il lui reprocher ses compromissions et son esbroufe ? A chacun de juger...

Commentaires sur le film

Avec le temps

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Un papier qui commence à dater. Aujourd’hui, c’est une autre question qui pointe : Kassovitz a-t-il jamais été capable de réussir de bout en bout un exercice de mise sous tension dans un film de genre ?

8 février 2014 à 16:02 | Par Fred Bau

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