Critique de film

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Halloween 2007

"Halloween 2007"
affiche du film

Un 31 octobre, soir de la fête de Halloween, le jeune Michael Meyers assassine sauvagement sa famille avant d'être interné en hôpital psychiatrique. Dix-sept ans plus tard, le monstre s'échappe...

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Trailer - Halloween (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Halloween 2007 - Zombie relance Carpenter
Par : Damien Taymans

Cela faisait bien longtemps que la saga Halloween, créée au départ par Debra Hill et John Carpenter s’était essoufflée. Depuis le chef-d’œuvre de Carpenter, on a eu droit à tout et rien. Des suites en veux-tu en-voilà plus mauvaises les unes que les autres. Le dernier épisode Halloween résurrection, extrêmement tiré par les cheveux, a suffi à enterrer définitivement les frasques de l’assassin Michael Myers. En comptant le classique de 1979, huit épisodes se sont succédé sur nos écrans, transformant peu à peu le terrible slasher en bête de foire.

Mais, depuis quelques temps, des bruits et des rumeurs en tout genre circulaient à Hollywood. Désireux de relancer la franchise, Malek Akkad (fils de Moustapha décédé dans un attentat en 2005) évoque une série de possibilités pour redémarrer une série qui a fait ses preuves. Au départ, c’est Oliver Stone qui doit s’atteler à la tâche mais celui-ci préfère le projet de World Trade Center. Ensuite, une rencontre est envisagée entre le tueur au masque et Pinhead, héros de la série Hellraiser, projet rapidement abandonné. Finalement, après nombre rumeurs, c’est le nom de Rob Zombie, réalisateur de génie qui sort du lot.

Il faut dire que l’ancienne star du metal a fait fureur en seulement deux films. La maison des 1000 morts et sa succulente suite Devil’s Rejects ont marqué un grand coup dans le monde des thrillers horrifiques, si bien que le néo-réalisateur compte déjà un grand nombre de groupies. Zombie a une idée en tête : il veut à tout prix permettre à la franchise de démarrer sous de nouvelles sphères et décide donc de réaliser un remake du premier Halloween de Carpenter. Mais, attention, avec Zombie, remake ne signifie pas remasterisation simple et bête de l’œuvre originale. Il entend introduire de nouvelles données pour partir sur des bases plus stables.

Et, dans cet exercice, il faut avouer que le grand Rob s’en sort divinement bien ! Son métrage prend deux directions diamétralement opposées mais pas incompatibles. D’abord, Zombie désire se plonger dans l’enfance de Michael pour donner des réponses aux spectateurs. C’est incontestablement la partie la plus terrifiante du métrage, baignée dans une atmosphère glauque et sombre, qui témoigne extraordinairement en faveur de la folie de Myers. Elevé dans une famille répugnante par un beau-père qui ne cesse de l’insulter, mis à l’écart par sa sœur et par ses camarades d’école, Michael décide un jour de prendre les choses en main et réalise le premier carnage de son existence avant d’être incarcéré durant quinze ans en hôpital psychiatrique.

C’est à ce moment que débute la seconde partie du film où l’on retrouve le fameux docteur Loomis, fidèle à quasiment tous les épisodes de la série (à l’époque sous les traits de Donald Pleasence et désormais interprété par Malcolm McDowell). Désormais, on retrouve le véritable Myers qui hante les rues d’Haddonfield pour tuer de jeunes gens innocents et rechercher sa sœur Laurie.

Deux histoires en une seule, c’est là le secret de la réussite du film de Zombie. Hésitant entre une préquelle et un remake, Zombie préfère opter pour les deux styles et nous offre une œuvre complète, digne successeur du film originel. La qualité d’une photographie pourtant sombre à souhait et les dialogues stratégiquement exécrables font la force de ce film que Zombie a réussi à rendre plus vrai que nature. Il faut dire que le réalisateur sait comment s’y prendre pour rendre une œuvre réaliste. Il n’y a qu’à regarder ses deux précédents métrages pour s’en rendre compte. Les discussions des jeunes (portant quasiment tout le temps sur le sexe), leurs attitudes rendent les personnages plus « années 70 » que ceux du film originel. Et, ça, franchement, il fallait le faire !

Notons tout de même qu’à partir de la seconde partie, une dérangeante impression de « déjà-vu » nous assaille et on se rend rapidement compte qu’en matière de slashers, Myers n’a plus grand-chose à nous offrir. Poursuites, jeux de cache-cache, meurtres, hémoglobine, tout cela a déjà été montré maintes et maintes fois. Cependant, nous nous accordons avec vous : faire un film Halloween sans cette facette reviendrait à réaliser un Walt Disney sans y inclure d’animaux, tout simplement impensable !

Ainsi, on notera très positivement la première partie du métrage en tentant d’oublier un peu le côté bateau que Zombie nous propose après une heure de film. L’un dans l’autre, on considère Halloween 2007 comme une réussite, très supérieur aux nombreux remakes et suites qui ont gangréné la franchise.


Critique de Halloween 2007 - Un remake presque parfait
Par : Chroniqueurs

Par Carrie

S’attaquer à un remake de la légende Halloween, avouons de suite qu’il faut du cran pour le faire. En effet, oser toucher au mythe créé par Carpenter pourrait être perçu par certains comme une intrusion mal placée et vouée à l’échec. Mais voilà, Rob Zombie est de ces réalisateurs qui ne craint rien et qui réussit tout, comme il l’a amplement prouvé avec La Maison des 1000 morts et surtout Devil’s rejects !

Dés le début du film, le réalisateur rocker (il est leader du groupe White zombie) nous plonge dans l’atmosphère de la famille Myers : une mère strip-teaseuse, un beau père violent, une sœur aguichante et un bébé braillard. Et dans ce cercle très vulgaire, on retrouve Michaël qui se construit son propre univers : la torture d’animaux et la création de masques sont au programme ! Etre solitaire, rejeté et sadique, on sait dés lors que le petit Micky est déséquilibré et que son avenir est tout tracé !

Vous l’aurez compris, une des grandes caractéristiques de ce remake est que le réalisateur nous fait découvrir des détails n’apparaissant pas dans l’œuvre originale, comme la découverte du masque qui terrorisa des générations d’ados… On apprend aussi comment le délicieux Mike a obtenu cette tenue désormais mythique.

Détrompez-vous ! Vous n’assisterez nullement à une sorte de préquelle, ces éléments étant essentiellement une manière pourRob Zombie de se démarquer de Carpenter. Nous sommes donc loin de cette mode qui consiste à trouver des tonnes d’excuses aux psychokillers, comme dans le très limite Hannibal Lecter : Aux origines du mal.

La deuxième partie du film nous conforte dans cette idée avec des scènes de crimes particulièrement efficaces et inventifs. Le gore est aussi bien présent sans être choquant et donne ce qu’il faut de percussion à l’intrigue.

Néanmoins, quelques incongruités se succèdent comme, par exemple, ce masque que Michael retrouve 15 ans plus tard à la place où il l’avait laissé. Tout ceci est bien joli mais on se demande quand même à quel moment le petit Micky a eu le temps de le planquer. Ensuite c’est la force de ce dernier qui m’intrigue. On dirait qu’il y eut un croisement quelque part entre Michaël et l’incroyable Hulk !

Hormis ces quelques petits détails, on reprend plaisir à retrouver notre psychopathe préféré qui tue, tue et re-tue de différentes manières : strangulation, coup de couteau, enfoncement des yeux ….

On ne peut qu’encenser Rob Zombie sur un autre point : la reprise de la musique originale, signée Tyler Bates. Là où il aurait pu nous bassiner avec le métal (pourtant de très grande qualité) de son groupe de rock, il a préféré laisser à César ce qui lui appartient : LA meilleure musique de film d’horreur de tous les temps est préservée et mise en valeur.

Le concept des 70’s est lui aussi conservé avec brio pour notre plus grand bonheur. Chaque costume, chaque décor respire cette période dorée pour le cinéma de genre et surtout pour Mike Myers, dont l’esprit de base est donc tout à fait conservé.

Le film peut certes sembler long par moment à cause du choix de Zombie de s’attarder sur certains détails précieux comme la psychologie et la quête de Mike. Mais un tel remake d’Halloween ne se refuse pas ! Que du contraire, il se laisse savourer jusqu’à la dernière image !


Critique de Halloween 2007 - Retour aux sources du mythe
Par : Chroniqueurs

Par : The Creeper

Inévitablement, quand il s’agit de remakes, le fan est plus que circonspect. Et ce d’autant plus lorsqu’il s’agit de refaire un film du grand John Carpenter, au vu des pitoyables tentatives précédentes.
Tout aussi inévitable, la comparaison avec l’œuvre originale. Supérieure, inepte ? Inutile ou véritable réappropriation ? Alors, quand le projet du remake de Halloween est greenlighté, le fan tremble. Mais bien vite, il bave d’impatience lorsque le nom de Rob Zombie est avancé pour le réaliser.

Zombie est un fan pur et dur de cinéma d’horreur. Les clips de son groupe de métal « White zombies » sont là pour l’attester. C’est donc logiquement qu’il se lance dans la réalisation. Un coup d’essai en forme de train fantôme bien barré avec le plastiquement incroyable House of 1000 corpses puis un coup de maître avec le non moins barré et dérangeant The Devil’s rejects , véritable déclaration d’amour aux films d’horreur des seventies et à ses figures les plus extrêmes. Ces deux chefs-d’œuvre lui octroyant la reconnaissance et la confiance des fans.
Et tandis que tous les remakes des films de Carpenter s’avèrent des catastrophes artistiques (et au contraire succès marketing), c’est en toute légitimité que Robert Cummings s’attaque au chef-d’œuvre séminal de Big John, Halloween.

Considéré à tort comme le père de tous les slashers (cet honneur revenant au Black Christmas de Bob Clark – 1974) et s’il en utilise les codes et les contraintes, Carpenter livre un véritable traité sur la propagation du mal et accessoirement un chef-d’œuvre de tension et de terreur brute. Une menace constamment différée avec Myers comme vecteur ultime d’une force maléfique que la middle-class américaine devait apprendre à reconnaître et affronter. Le croquemitaine Michael Myers, personnification et abstraction ultime de la figure du mal, entrant directement au panthéon des plus beaux tueurs.
Après 8 suites plus ou moins réussies (sortent du lot, le 2ème épisode (Halloween 2) et Halloween 20 ans après), comment sortir de l’ornière une franchise mal en point, à la veille de fêter les 30 ans de création du monstre d’Haddonfield ? Non pas en proposant une relecture ironique, référentielle et ultra jouissive comme Jason X, mais bien en revenant aux origines du mythe.

Halloween 2007 se propose donc de se concentrer sur le personnage de Michael Myers et de narrer sa déchéance, la manière dont il plonge dans la folie homicide. Plus qu’un simple remake, Zombie s’applique à combler les trous du récit de Carpenter. Respectueux de son aîné, il s’en éloigne suffisamment pour en donner sa propre version, sa définition du mal.

Michael Myers est la représentation de l’échec patent des institutions à éduquer et aimer un gamin fragile et perturbé par un environnement quotidien aussi violent physiquement que psychologiquement. Que ce soit la cellule familiale, l’école ou le milieu médical, tous sont impuissants face à cette souffrance se muant en folie destructrice. Le petit Michael Myers alors âgé d’une dizaine d’années est déjà salement perturbé (ses petits compagnons à fourrure finissant équarris dans le lavabo). Et le contexte familial autant que scolaire ne vont pas l’aider. Une mère aimante obligée de s’exhiber dans une boîte de striptease pour subvenir aux besoins de la famille, un beau-père haineux, violent et libidineux qui passe son temps à l’humilier et à baver sur les formes de sa belle-fille. Une sœur qui ne se préoccupe que de son petit copain. Seule la petite dernière bénéficie de la tendresse du petit Myers. Pas d’excuse ou de circonstances atténuantes. Simplement un constat presque clinique. Et si Michael profite de l’absence de sa mère pour tuer le reste de la famille, c’est à la fois pour répondre à ses pulsions comme pour soustraire sa petite sœur à cette ambiance néfaste et déliquescente. Chaque fois qu’il tue, Mike le fait masqué. Montrant par là même la disparition progressive de tout caractère humain et l’altérité au travail. Plus qu’un gimmick de tueur dégénéré, revêtir un masque devient une seconde nature.
Outre cette référence visuelle, Zombie utilise également une référence musicale pour définir sa vision de Myers. Ainsi, c’est dès que résonne les notes entêtantes du thème composé à l’époque par l’ami John, que Michael s’enfuit du bureau du principal pour poursuivre et punir un camarade de classe s’étant moqué une fois de trop de lui et surtout de sa mère. Un thème musical agissant comme un signal sonore résonnant seulement dans la tête du gamin. Une perception renforcée par le fait qu’à ce moment, la musique se superpose aux paroles échangées entre la mère et le docteur Loomis.

En plus de donner de l’épaisseur au background de Myers, Zombie se démarque de la version de 1977 en ne présentant plus seulement Michael Myers comme le réceptacle d’une force maléfique. Rob a l’intelligence de ne pas filmer le meurtre de la famille en point de vue subjectif comme chez Big John. Le malaise n’en est pas moins prégnant, puisque si nous ne nous trouvons plus dans la peau du tueur, nous sommes dans celle de ses victimes. La démarche lente et presque robotique renforçant le côté inéluctable de la mort. Surtout, à la fin de la séquence inaugurale du 1er Halloween, un mouvement de caméra vers le ciel après avoir figé l’action laissait entendre que la force maléfique s’en était allée, pour revenir 20 ans après investir le corps de Michael. Or, dans la version de 2007, si l’action se fige également après la découverte du massacre, la caméra opère cette fois un travelling latéral vers la voiture de police où est enfermée le jeune Michael. Le mal est toujours là et va se développer.

Autre apport majeur, la fascination de Michael pour toutes sortes de masques. S’il passe son temps à s’en fabriquer, c’est bien pour se construire un visage en adéquation avec sa psyché. Plus que son mutisme, c’est définitivement le port d’un masque qui l’isole du reste de l’humanité. Ce qui rend aussi la version de Zombie remarquable, c’est d’avoir développé l’affect de Myers. On l’a vu, il aime sa petite sœur mais aussi profondément sa mère. Et les scènes entre la mère (Sheri Moon Zombie) et lui sont déchirantes. Notamment dans l’institut psychiatrique où il est enfermé. La séquence où elle prend conscience que son fils n’a plus rien d’humain après l’avoir vu éructer de rage en tuant une pauvre infirmière est émotionnellement tétanisante.
Confronté à ce regard d’un noir abyssal, la mère préfère se suicider quand le docteur Loomis manque de s’y perdre en tentant de rallumer une flamme d’humanité.

Le tueur chez Carpenter était caractérisé par une forme, n’était-il pas d’ailleurs rebaptisé « the shape » ? Rob Zombie opte pour une véritable montagne de force. L’ex-catcheur Tyler Mane (Sabretooth dans X-Men) incarnant un Myers véritablement brutal et rageur. A la peur latente d’attaques différées, Zombie préfère le déchaînement de violence. Et dans le cas présent cela fonctionne plutôt bien. Comment échapper, résister à un mastodonte pareil qui se débarrasse aussi vite et sans fioritures de gardes chargés de le transférer ou d’un camionneur aussi balèze que lui (Ken « Dawn of the dead » Foree) ?

Après avoir marqué sa différence en faisant de sa première partie une sorte de préquelle de l’original, Zombie se confronte finalement à Carpenter dans son deuxième acte se déroulant à Haddonfield. Reprenant des scènes entières au plan près parfois, Rob parvient tout de même à se démarquer pour éviter le simple plagiat stérile. Et c’est dans les explosions de violence de son « héros » qu’il trouve le salut. Choquantes, les scènes de meurtres savent pourtant ménager le suspense. Et celle où Laurie Strode (la sœur de Myers) découvre sa copine passablement charcutée et gisant à terre est emblématique. Elle se précipite pour appeler les secours tout en prenant les râles de la victime pour de la douleur alors qu’elle essaie justement de la prévenir que le tueur est toujours présent ! Imparable.

Le parti pris de Rob Zombie est de filmer le tout de manière presque documentaire. L’image et les cadres ont beau être travaillés et superbes, tout concourt à en faire la reconstitution réaliste d’un fait-divers. La violence y est brute, sèche. Les meurtres abominables sont loin de faire sourire. Indignement taxé de complaisance, Zombie est véritablement fasciné par le mal. Comme dans ses précédents films, la violence est le seul moyen d’expression de ces freaks mis au ban de la société. C’est d’autant plus prégnant dans le cas de Myers que celui-ci est quasiment muet. Son comportement déviant, sa violence sont le seul moyen d’exprimer une souffrance extrême.

S’il existe des différences entre la version salles et le workprint circulant sur le net, elles ne sont pas le fait d’un remontage des frères Weinstein et ne sont en aucun cas le signe de soumission de Rob. Le comparatif des deux versions apporte un cruel démenti et traduit plutôt les problèmes de rythme rencontrés par Zombie dans le processus de finalisation. Des problèmes presque définitivement réglés avec la version salles. En l’état Rob Zombie a réussi son pari de livrer enfin une adaptation digne de l’œuvre de Carpenter. A la fois différente dans son traitement plus bestial et respectueuse de l’original. Plus que jamais Zombie est un des meilleurs réalisateurs en activité, tous genres confondus.

Au final, au-delà d’une comparaison stérile la version de 2007 tout en apportant un nouvel éclairage est une œuvre inextricablement liée à la version de 1977 car parfaitement complémentaire. Malgré une déférence à l’original parfois trop prégnante dans sa deuxième partie et qui la fait presque ressembler à un slasher basique (presque parce cela demeure 10 niveaux au-dessus de n’importe quelle resucée de Vendredi 13 !), le film de Rob Zombie est un chef-d’oeuvre en tous points.
Chez Carpenter, Myers était le réceptacle, l’enveloppe du mal absolu. Zombie en fait l’emblème et le vecteur de propagation du chaos ambiant.
Quand deux réalisateurs de génies arrivent, à 30 ans d’écart, à faire deux variations d’une même histoire aussi magistrales, on est vraiment proche de l’orgasme ultime !


Oeuvres liées :

Halloween, la nuit des masques (1978)
Halloween 2 (1982)
Halloween 3 (1982)
Halloween 4 (1988)
Halloween 5, la revanche de Michael Myers (1989)
Halloween 6, la malédiction de Michael Myers (1995)
Halloween, 20 ans après (1998)
Halloween Resurrection (2002)

Commentaires sur le film

4 etoiles

Le film de Rob Zombie est une réussite de par sa mise en scène et son scénario complet et enrichissant. Les fans hardcore du film original pourront reprocher quelques libertés prises par Rob Zombie mais en aucun cas critiquer la qualité de son oeuvre.

22 septembre 2008 à 16:09 | Par Haddonfield

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