Critique de film

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Hardware

"Hardware"
affiche du film

La nuit de Noël, après une guerre nucléaire, un couple va devoir affronter un cyborg tueur qui a survécu au cataclysme...

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Trailer - Hardware (1990)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hardware - Robot pour être vrai ?
Par : Romain Mollet

Les DVD Prism Edition, parfois c’est bien ! Pour ceux qui ne connaissent pas cette boîte qui recycle les Séries B et Z, c’est un peu comme des Kinder Surprise. Ainsi, derrière une flying jaquette (illustrée si possible) se cache une copie VHS et VF bien dégueulasse. Et c’est donc derrière Genetic Warrior que se cache le premier film de Richard Stanley, j’ai nommé Hardware (aka M.A.R.K 13).

Comment parler de ce film sans mentionner ses défauts ? Si les intentions sont franchement louables pour ce long-métrage autant influencé par la littérature d’anticipation (le Phillip K. Dick de Blade Runner) que par le cinéma fantastique des années 80, les références nombreuses sont trop présentes pour essayer d’apporter un brin d’originalité à ce film.
Le film s’ouvre sur un désert aride en filtre orange comme les affectionne le réalisateur (il n’y a qu’à voir le charcuté Dust Devil, Le Souffle du Démon, dont on attend la "Director’s Cut" impatiemment), dans lequel évolue un fouineur, tout droit sorti de Star Wars, qui débusque l’endosquelette enterré d’un cyborg supposé mort.
En débarquant dans une ville insalubre et surchauffée (pas moins de 45° à l’ombre) à l’image du futur Los Angeles 2013 guidé par la voix d’un animateur radio déjanté (Iggy Pop en VO, illustre inconnu en VF), il revend le cadavre électronique à Moïse, un courageux gars qui tente de survivre dans cet univers. En panne de cadeau, il l’offre comme cadeau de Noël à sa défoncée de femme, Jill, artiste parano sans cesse harcelée par un maniaque dans son appart-bunker. C’est une vision pessimiste d’un futur proche qui s’offre à nous, où le gouvernement totalitaire impose des règles et interdit la procréation (entre autres), et c’est ce qui rend cet univers cyber-punk intriguant.

Au bout d’une demi-heure (oui, le film prend son temps, et c’est plutôt chiant d’ailleurs), le cyborg, entre-temps changé en oeuvre d’art, bouge son cul et se réactive, pour commencer un jeu de chat et de la souris incompréhensible qui semble s’éterniser (la pauvre Jill court et se bat dans tout les sens, malgré l’aide du pervers qui la persécute).
Et là, les effets stylistiques du metteur en scène défilent, parfois inventifs, parfois irritants, tentant de créer une ambiance étouffante qui ne décollera jamais, pas même avec la présence des effets spéciaux, pourtant récompensés à Avoriaz, assez efficaces à défaut d’être patauds, faute d’un budget trop restreint. C’est ça qui fait mal au coeur, Hardware est un film se réclamant hommage à Alien, Blade Runner, Predator et Terminator, qui se révèle trop ambitieux pour ses moyens, et si Richard Stanley trouve des moyens créatifs pour y pallier, son métrage a rapidement vieilli, d’autant plus que l’ultime T-2 débarquait un an plus tard sur nos écrans. Quoiqu’il en soit, le film ne passionne pas vraiment jusqu’à ses quinze dernières minutes, un final désespérant et inattendu (pas mal d’effets gores qui ont tardé à venir !) confirmant la sombre vision du metteur en scène sur notre avenir.

Lent et trop vite dépassé, ce film d’anticipation n’est que l’ébauche d’un film qui aurait pu être excellent s’il n’appuyait pas trop ses références, ne jouait pas avec ses filtres omniprésents, et surtout s’il avait bénéficié d’un meilleur traitement. On a loupé quelque chose d’ambitieux.


Critique de Hardware - Un chef-d’oeuvre méconnu
Par : Chroniqueurs

Par Alexis W.

Présenté hors compétition au Festival d’Avoriaz en 1991, Hardware est un film de SF post-pocalyptique réalisé par Richard Stanley. Réalisateur Sud Africain, jusqu’alors spécialisé dans le clip (il est d’ailleurs le clipper attitré de groupes tels que Fields of the Nephilim, Public Image Limited ou encore Pop will Eat itself), il réalise Hardware en 1990, inspiré d’une nouvelle graphique intitulée Shock, parue dans les pages du magazine 2000 A.D. (qui donna notamment naissance à Judge Dredd). L’œuvre raconte l’histoire d’une jeune femme traquée par un cyborg de guerre dans son appartement. Des sept pages du récit de base, Stanley tire un scénario terrifiant prenant place dans un univers post-nucléaire, dirigé par un gouvernement totalitaire et en proie à une famine grandissante. Un univers qui, d’ailleurs, ressemble beaucoup à celui de Judge Dredd, dont le cinéaste devait un temps réaliser l’adaptation.

Hardware est une sorte de Dents de la Mer futuriste, formidablement mis en image par un virtuose de la caméra. Richard Stanley confère à son film une ambiance hallucinatoire et complètement novatrice. La bande son s’avère absolument géniale et fait partie intégrante d’une ambiance à la fois perturbante et fascinante, plongeant le spectateur corps et âme dans un univers cyberpunk crado où les joints sont vendus en paquets, et où les hommes sont stérilisés à cause des résultats désastreux des radiations sur les nouveaux nés. Affolant de réalisme, Hardware donne donc lieu à une post-apocalypse particulièrement poignante et parlante.

La musique mise en place par Simon Boswell rappelle totalement celle que Ry Cooder composa pour Wenders sur Paris-Texas, blues lancinant et aérien se mêlant parfaitement avec les morceaux industriels de Ministry ou Public Image Limited,. Cette bande originale percutante est, d’ailleurs, proposée de manière intelligente par Stanley, qui utilise, pour ce faire, les ondes radios squattées par un DJ fou à qui Iggy Pop prête sa voix. Au point de vue guest-stars, le métrage ne s’arrête pas à ce dernier puisque Lemmy, le chanteur de MotorHead fait un caméo en chauffeur de taxi armé jusqu’aux dents. De plus, Hardware bénéficie de décors et d’effets spéciaux tout bonnement excellents créés par Bob Hellraiser Keen. A ce titre, preuve du génie d’Hardware, l’œuvre de Stanley a servi d’écolage aux génies du visuel que sont Stephen Norrington et Chris Cunningham.

Le cinéaste délivre un ensemble personnel, puissant et ultra rock’n roll, s’imposant ainsi comme une véritable tête brûlée du septième art. Hardware est tout simplement film à voir (ou à revoir) au plus vite, sombre, coloré, singulier et outrageusement génial. Un film culte en somme.


Commentaires sur le film

Injustice !

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Ta critique est un ramassis d’impertinences et non une critique censée ! Hardware était en avance sur son temps ! Tu n’es pas un fan de Cyber-Punk toi ça parrait !

31 mai 2009 à 05:05 | Par GilbertsV1
mon grille-pain est cyber-punk !

2 etoiles

Voila un film qui manque serieusement d’originalite, le real pompe un max au cinema japonais cyber punk comme Tetsuo (1989) et Gunhed (1988) ; on retrouve egalement un peu de Terminator, Robocop, Blade Runner... Bref, c’est un patchwork de films cyberpunk, organise autour d’une nouvelle de 7 pages aux acteurs ennuyeux, a la progression lente ; le seul point positif reside dans le graphisme du film, certaines mises en scene sont magnifiques (la scene de l’attaque du robot, lorsque tout l’electromenager de la cuisine emet une lumiere rouge).
Il faut aussi souligner la demarche courageuse de l’auteur qui realise un film cyberpunk avec un budget rikiki par amour du genre.

8 janvier 2010 à 16:01 | Par themesser
un terminator..mais en mieu

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

voila 2 critique négative, 2 critique positive
je viens changer cette équilibre que ce filme,

Hardware, un peu de terminator avec un zeste de cyberpunk.
Pour vous dire franchement, j’ai preferai hardware a terminator, Hardware est beaucoup plus sombre, beaucoup plus profond, tout sa dans un univers cyberpunk

Contrairement au critique ultranegative, on ne s’ennuy pas une seul seconde !
les acteur joue vraiment bien leur role,
(petit coup de coeur pour sunglasses at night ! (certain comprendront) )

les long discoure c’est vraiment pas mon truc , alor la meilleur faconde se faire un avis, c’est de regarder le filme ;)

15 juin 2011 à 23:06 | Par lain
flash back

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Je me Rappelle encore, j’avais 17 ans, pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvé seul dans une salle de cinéma.
Cyberpunk déjanté, musique immersive, réalisation tranché et en avance, pour moi encore aujourd’hui, un petit chef d’oeuvre inconnu...

1er septembre 2011 à 09:09 | Par blkfenx

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