Critique de film

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Hellraiser 4: Bloodline

"Hellraiser Bloodline"
affiche du film

Au XVIIe siècle, un mystérieux comte commande un puzzle à un fabriquant de jouets, Philippe Lemarchand. Ce jeu possède un incroyable pouvoir et peut faire surgir tous les démons de l'enfer. Les descendants de Lemarchand sont à jamais maudits, à moins qu'ils ne trouvent le moyen de fermer la boite. Quatre siècles plus tard, un brillant scientifique s'efforce de poursuivre le démon que son ancêtre a, par mégarde, déversé sur le monde.

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Trailer - Hellraiser 4 : Bloodline (1996)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Hellraiser 4 Bloodline - L’une des moins mauvaises suites
Par : Damien Taymans

Sorte de métrage maudit, Hellraiser 4 a connu quelques remous dès sa genèse, trimballé de réalisateurs en réalisateurs, étripé par des producteurs scrupuleux, il a sans cesse été modifié, refait, refaçonné pour nous arriver en l’état actuel. Au départ, les trois époques qui se succèdent dans le film devaient se suivre chronologiquement. Le choix final se porte sur une action située dans le futur avec un narrateur, ultime descendant, qui raconte les épopées de la boîte à travers les siècles.

Hellraiser Bloodline est l’une des moins mauvaises suites du métrage originel de Clive Barker. En effet, le deuxième opus (Hellraiser 2 : les écorchés) signé Randel était entaché de nombreuses incohérences et d’effets spéciaux incroyablement ridicules tandis que le troisième volet (Hellraiser 3 : L’enfer est sur terre), plus réussi, mettait en scène un Pinhead métamorphosé en Jean Roucas accompagné de nouvelles créatures à la limite du risible.

Le quatrième épisode a rattrapé les erreurs des deux précédentes séquelles et nous offre un agréable retour aux sources avec un Pinhead plus terrifiant que dans les deux précédents métrages. Le segment qui nous plonge au cœur du 18ème siècle est une véritable réussite et nous pouvons nous replonger dans la genèse effrayante des Cénobites.

L’une des forces du métrage réside dans l’utilisation parfaite des effets spéciaux. Il faut dire qu’à la baguette on retrouve un Kevin Yagher en forme qui n’a rien oublié de ses expériences précédentes. En effet, l’homme avait confectionné Chucky ainsi que Freddy Krueger et façonné quelques effets de Hidden. On le retrouvera plus tard sur le tournage de Cocoon et de Sleepy Hollow… Un long curriculum pour un des musts du cinéma fantastique et horrifique. Pro du maquillage et des effets, Yagher nous offre quelques scènes succulentes (dont la transformation des jumeaux) et crée de nouveaux sbires à l’homme à la tête d’épingles dont Chatterbeast (bête sauvage qui claque sans cesse des dents comme son maître Chatterer) et Angélique (démoniaque à souhait).

Néanmoins, malgré tous ces apports, le réalisateur manque clairement de lucidité lorsqu’il s’agit de trame scénaristique. Le film souffre de nombreuses incohérences (la femme de LeMarchand récupère son fils des bras de Pinhead, on ne sait pas trop comment !) et de dialogues risibles au possible. Ainsi, si Doug Bradley revient dans un rôle qui lui correspond mieux que dans Hellraiser 3, il n’en a pas moins souffert tant les laïus sortant de sa bouche sont interminables et dénués d’intérêt.

De plus, le montage final du métrage nous égare à quelques reprises. Partant du futur, l’histoire revient à des époques différentes et mélange les personnages. Certains restent, d’autres partent. On est en proie à des histoires d’aïeuls et de générations différentes auxquelles on ne comprend rien du tout. Beaucoup de détails sont donnés et le réalisateur ne nous aide pas à saisir les principaux ni à distinguer essentiel et superficiel. Du coup, le métrage demeure un éternel labyrinthe à l’intérieur duquel on a du mal à se retrouver.

L’histoire et le scénario laissant à désirer, on pourrait se reposer sur un casting flamboyant. Ce n’est certainement pas le cas tant le jeu de certains acteurs ne valent pas le coup du tout. Les prestations sont fades, les personnages ont à peine le temps de se présenter qu’ils sont dévorés. La faute à une histoire à tiroirs qui déstabilise spectateurs et interprètes.

Cependant, le métrage reste l’une des moins mauvaises suites de la franchise et se dénote par la résurrection totale du mal et de la souffrance qui a fait la gloire du premier épisode…


Oeuvres liées :

Hellraiser, le pacte (1987)
Hellraiser 2, les écorchés (1988)
Hellraiser 3 , l'enfer est sur terre (1992)
Hellraiser 5 Inferno (2000)
Hellraiser 6 Hellseeker (2002)
Hellraiser 7 Deader (2004)
Hellraiser 8 Hellworld (2005)

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